Église Notre-Dame de Grangues

Église Notre-Dame de Grangues
Vue nord-ouest.
Présentation
Type
Construction
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
49° 15′ 57″ N, 0° 03′ 25″ O
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L'église Notre-Dame de Grangues est une église catholique située à Grangues, dans le département français du Calvados.

Localisation

L'édifice est situé dans le département français du Calvados, dans le bourg de Grangues, Place de l'église[B 1], à flanc de coteau et entourée d'un cimetière[1]. À proximité de l'église se trouve une source réputée[B 2],[A 1] dédiée à saint Roch[2].

Historique

L'édifice est dédié à Notre-Dame. La fragilité du sol en relation avec des terrains argileux a occasionné des désordres et des travaux au cours des siècles[1].

La construction est effectuée en grande partie au XIIIe siècle, dont le chœur et l'arc triomphal[1], avec un début des travaux au XIIe siècle[B 1] et des réaménagements au XVe siècle. Les murs en particulier ceux de la nef sont repris au XVe siècle[1].

Une litre funéraire est peinte au XVIIIe siècle et restaurée en 1899 par l'ajout de toiles superposées aux blasons originels[B 2].

Le seigneur du lieu nommait le desservant[A 2].

Un projet de flèche est abandonné au XIXe siècle[1].

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le [3].

Une association destinée à la sauvegarde de l'édifice est créée en 1988[4].

L'arc triomphal est étayé en urgence en 1989, et des travaux importants ont lieu sur l'édifice en 1991 et 1992[1].

Description

Architecture

Façade de l'église.

L'église est constituée de pierre et de meulière[B 1]. Malgré les modifications l'édifice a conservé une apparence harmonieuse[1].

L'édifice est de style roman et orientée vers l'ouest[B 1].

Le pignon est asymétrique et le portail est ogival. Deux contreforts encadrent le mur pignon qui comporte des trous de boulins[B 1]. Le chœur est fermé par un chevet droit[A 1],[1].

Le clocher à peigne contient deux cloches[B 1]. Le clocher est recouvert d'ardoises depuis le XIXe siècle et comporte une croix et un coq de cuivre[1].

La façade méridionale possède un portail roman et des modillons[B 1]. Les modillons figurent des têtes humaines et des feuillages[1]. La nef comporte trois travées et le chœur en comporte deux[1]. La façade septentrionale de la nef possède quatre contreforts[A 1].

Les ouvertures obéissent à des formes différentes : la nef conserve des petites ouvertures étroites, et les fenêtres du chœur sont encore visibles. Les murs gouttereaux du XVe siècle présentent une fenêtre à meneau et une autre ouverture[1].

Un arc triomphal roman est surmonté de la poutre de gloire[B 1]. La voûte de la nef est en bois, celle du chœur a été refaite au XVIIIe siècle[1]. Une litre funéraire a été peinte vers 1720[B 2]. Deux piscines dont une de style gothique flamboyant sont présentes dans l'édifice[1].

Mobilier

Le maître-retable de l'église.

Une des deux cloches date du XVe siècle[B 1]. Arcisse de Caumont indique que la cloche porte l'inscription « V. P. nostre dame »[A 1]. Il signale également un autel orné d'une statuette de Vierge à l'enfant provenant du château de Grangues[A 3] et datée du XVIIe siècle[1]. La nef contient une statue de saint Roch du milieu du XVIIe siècle[A 2] ou de 1693[1].

La poutre de gloire polychrome datée du XVIIe siècle porte une croix avec le Christ, saint Jean et la Vierge[B 1]. Ce groupe est rarement représenté ensemble[1].

Un tableau représentant la rencontre du Christ et de sainte Véronique est daté du XVIIe siècle. La sainte tient un tissu marqué du visage du Christ après qu'elle a essuyé le visage de ce dernier. L’œuvre est classée depuis 1897[B 1].

L'église conserve au maître-autel une Assomption de la Vierge datée de 1727[1] par La Haye Cagniard, dont la partie basse est copiée d'après l'Assomption de Laurent de La Hyre aujourd'hui conservée au musée du Louvre. L’œuvre est classée à titre d'objet depuis le 17 juin 1993[5]. Elle conserve également une Apparition du Christ à saint Roch datée du XVIIIe siècle. L’œuvre est inscrite à titre d'objet depuis le 17 juin 1993[6].

L'ancien tabernacle hexagonal en style Renaissance est donné comme possédé par un avocat lexovien au début des années 1860[A 4].

Vitraux

Un vitrail qui représente saint Roch a été donné pour un mariage le 21 août 1910 : deux scènes sont présentes, la première laisse à voir saint Roch et son chien dans une forêt, et sur l'autre scène une guérison de pestiférés[B 2].

Notes et références

  • Statistique monumentale du Calvados
  • Patrimoine des communes du Calvados

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 4 : Arrondissement de Pont-l'Évêque, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 90-95. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Collectif, Le Patrimoine des communes du Calvados, t. I, Éditions Flohic, coll. « le patrimoine des communes de France », (ISBN 2842341112), p. 730-731. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexes

Liens externes

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