Église Saint-Laurent de Gossoncourt
| Église Saint-Laurent de Gossoncourt | ||||
L'église de Gossoncourt et son donjon médiéval. | ||||
| Présentation | ||||
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| Nom local | Sint-Laurentius | |||
| Culte | Église catholique latine | |||
| Type | Église | |||
| Rattachement | Archidiocèse de Malines-Bruxelles | |||
| Début de la construction | XIIe siècle | |||
| Fin des travaux | XIIe siècle | |||
| Autres campagnes de travaux | Le chœur est du XVe siècle, des fonts baptismaux datent du XVIe siècle. | |||
| Style dominant | Église romane, chœur et fonts baptismaux gothiques, sacristie moderne. | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | ||||
| Province | ||||
| Commune | Tirlemont | |||
| Section | Gossoncourt | |||
| Coordonnées | 50° 46′ 05″ nord, 4° 57′ 10″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Brabant flamand
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Europe
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L'église Saint-Laurent de Gossoncourt (en néerlandais : Sint-Laurentiuskerk) est une église d'origine romane située sur le territoire de Gossoncourt (en néerlandais : Goetsenhoven), village de la commune belge de Tirlemont, dans la province du Brabant flamand.
Situation géographique
L'église s'élève au milieu du village sur une hauteur bornée vers le Nord-Ouest par un ravin assez profond[1]. La tour, haute et massive, de forme carrée, s'élève ainsi en dominant tous les environs[1]. Les archives de la cure attestent que le 6 novembre 1630, l'archevêque Boonen est monté au haut de la tour pour admirer le panorama[1].
Historique
Fondation de l'édifice
L'église comprenant un donjon médiéval[note 1] a vraisemblablement été bâtie dans les premières années du XIIe siècle, car l'on sait qu'elle dépendait du doyenné de Léau dès 1139[2].
Période de Louis XIV
Les guerres de l'époque de Louis XIV affectent fortement l'édifice, et en 1687 par exemple, la tour tombe en ruines, les tuiles d'une partie du clocher disparaissent une à une, les fenêtres du chœur sont brisées, celles du chœur latéral de Saint-Nicolas aussi[note 2], et de même pour les fenêtres du collatéral adjacent[1].
Suites de l'incendie de 1690
À la suite de l'incendie du 16 décembre 1690, tout l'édifice excepté les collatéraux est endommagé[1]. Du fait des désaccords pour procéder aux réparations urgentes, l'église reste longtemps à moitié abandonnée, le service se célébrant dans l'un des chœurs latéraux qui d'ailleurs est trop petit pour contenir tous les paroissiens[1]. En 1709, le chœur et la nef sont encore sans toiture[1].
Il faut attendre 1732 pour que l'on s'accorde à restaurer la tour dont on doit réparer toutes les murailles, y ouvrir une nouvelle fenêtre, planchéier le beffroi, établir une flèche à quatre pans couverte d'ardoises et y pratiquer une ouverture pour pouvoir se rendre sur la toiture, entourer la base de la tour d'un pavé en pente[1].
En 1774, des travaux d'agrandissement sont entrepris, lesquels donnent à l'église son aspect actuel[1].
Architecture
La puissante tour romane tardive en quartzite d'Overlaar (nl), s'ouvrant au dernier étage par des baies à rouleau, est flanquée d'une tourelle au sud-ouest.
La nef principale est couverte d'un plafond plat scandé par des sommiers restaurés. Le chœur, bâti en grès, est d'un style gothique brabançon lumineux (XVe siècle).
L'église abrite des fonts baptismaux gothiques du XVIe siècle. La sacristie est moderne.
Aspects financiers
Dans l'église des XVIIe et XVIIIe siècles coexistent sept chapellenies perpétuelles : Notre-Dame, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean-Évangéliste, Saint-Nicolas, Saint-Georges, Saint-Mathias, Sainte-Marguerite, Sainte-Catherine[2]. Alors qu'elles générent toutes un bénéfice ecclésiastique propre, leur titulaire est chargé d'un certain nombre de messes par semaine voir par quinzaine[2],[note 3]. Les titulaires de ces bénéfices et ceux des chapelles du village composent une confrérie dite « des seigneurs prêtres et officiaux de Saint-Laurent »[2].
Quelques illustrations
- Le donjon médiéval correspondant à la tour occidentale.
vue d'ensemble de l'église et de son cimetière.
Une vue latérale de l'église Saint-Laurent.
La tour-donjon de l'église Saint-Laurent.
Un oculus de l'église Saint-Laurent.
Le presbytère de l'église Saint-Laurent.
Un vitrail de l'église Saint-Laurent.
Notes et références
Notes
- ↑ Pendant la période du Moyen Âge, les églises ont vu leur architecture adaptée aux désordres sociaux et politiques de l'époque, et c'est ainsi que les églises ont été fortifiées de sorte que la population locale puisse s'y protéger lors des invasions et des guerres.
- ↑ C'est à cet endroit que se trouvent alors les fonts baptismaux
- ↑ Ce bénéfice s'exprime sous la forme d'un revenu en florins. Selon les cas, le détail correspond en une dotation de quelques bonniers de terre, d'une redevance de quelques hulsters de seigle, d'une part de dîme chiffré en bonniers, d'un livre censal valant quelques florins.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Alphonse Wauters, La Belgique ancienne et moderne. Géographie et histoire des communes belges, t. 2. Arrondissement de Louvain. Canton de Tirlemont (communes rurales, première partie), Bruxelles, Decq et Durent, , 17 p., Gossoncourt (Goidsenhoven)

Source à exploiter
Pour tout ce qui concerne l'architecture de l'église et sa décoration intérieure, on peut exploiter les pages 136-137 de Alphonse Wauters, La Belgique ancienne et moderne. Géographie et histoire des communes belges, t. 2. Arrondissement de Louvain. Canton de Tirlemont (communes rurales, première partie), Bruxelles, Decq et Durent, , 136-137 p., Gossoncourt (Goidsenhoven)
Lien externe
- (nl) Illustrations
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