Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet
L'Église gallicane, tradition de Gazinet[1],[2], aussi appelée Église gallicane - Tradition Apostolique de Gazinet[3], officiellement nommée Association cultuelle Église gallicane - Tradition apostolique de Gazinet[4], est une Église indépendante.
Cette Église n'est pas reconnue par l'Église catholique.
Noms
Cette Église a changé plusieurs fois de dénomination au cours de son histoire. Elle s'est parfois appelée :
Historique
L’Église gallicane dite de Gazinet naît le par la déclaration de constitution de l'association cultuelle Saint-Louis[9]. Son siège initial est à Gazinet en Gironde, où une guérisseuse et voyante, Alphonsine Rénolleau (épouse Mathieu), dite « Maman Mathieu » ou encore « la sorcière des landes », avait fait construire une église dédiée à Saint Louis[10]. Par le biais d'Ortarix d'Alonzo, herboriste et spirite, Maman Mathieu fait la connaissance de François Giraud (lui-même guérisseur et adepte de l'ésotérisme[11], ordonné prêtre en 1907 par Joseph-René Vilatte puis évêque en 1911 par Ernest Houssay dit l'abbé Julio). François Giraud accepte de servir la communauté comme chef et guide spirituel[12]. Maman Mathieu lui fait don de sa maison et de son église, pour y établir son « saint siège »[11].
Dès 1922, la communauté publie Le Gallican[13] et développe d'autres lieux de cultes comme à Tours en 1922, Bordeaux en 1936 ou Paris en 1943[9].
En 1944, le régime de Vichy interdit l'Église gallicane de Gazinet et ses archives sont dispersées[14].
Après la mort de Bernard-Isidore Jalbert-Ville[Qui ?], c'est le comte Irénée Poncelain d'Eschevannes, historien et poète, qui devient le « patriarche » de cette Église jusqu'à sa mort en 1970[15].
En 1975, Patrick Truchemotte (1929-1986) lui succède. Il dit posséder un pouvoir thaumaturgique et possède selon Sud Ouest « un nombre impressionnant de titres non reconnus de facultés privées : docteur en homéopathie et naturologie, etc. ». Depuis 1987, c'est son gendre, Thierry Teyssot — marié à sa fille, la diaconesse Sylvie — qui est le « primat » de cette Église[11].
Primats
Articles connexes
Notes et références
- ↑ « Eglise gallicane Tradition de Gazinet », dans Claire Moncelon et Jean Vernette, Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui : religions, Églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 2-13-047036-X), p. 71
- ↑ Bernard Vignot, Le phénomène des Eglises parallèles, Paris, Les Éd. du Cerf, , 127 p. (ISBN 978-2-204-08801-5, OCLC 708360774), « ANNEXES – Liste non exhaustive des Églises parallèles », p. 101 :
« Église gallicane, Tradition de Gazinet – Thierry Teyssot, Bordeaux. »
- ↑ « Eglise Gallicane », sur www.gallican.org (consulté le )
- 1 2 « Association cultuelle Eglise gallicane - Tradition apostolique de Gazinet - Annonce JOAFE parue le 13 avril 1988 », sur www.journal-officiel.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Journal Le Gallican de juin 1937
- 1 2 Émile Appolis, « Une petite secte d'aujourd'hui : l'Église catholique, apostolique et gallicane », Paris Imprimerie nationale - Extrait des Actes du 77e Congrès des Sociétés Savantes Grenoble, , p. 573-589 (lire en ligne)
- ↑ Émile Appolis, « Le vieux-catholicisme en France », Paris Imprimerie nationale - Extrait des Actes du 81e Congrès des Sociétés Savantes Rouen-Caen 1956, vol. 1, , p. 782-784 (SUDOC 144105438)
- 1 2 3 Christian Mériot, « L'église catholique, apostolique et gallicane ou l'Essor d'un courant catholique non-romain dans le Bordelais », Bordeaux : Centre d'études et de recherches ethnographiques, , p. 33 (SUDOC 055194508)
- 1 2 Christian Mériot, « L'église catholique, apostolique et gallicane ou l'Essor d'un courant catholique non-romain dans le Bordelais », Bordeaux : Centre d'études et de recherches ethnographiques, , p. 29 (SUDOC 055194508).
- ↑ « La sorcière était aussi sainte », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Au saint siège », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- ↑ Émile Appolis, « En marge de la Séparation : les associations cultuelles schismatiques », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 49, no 146, , p. 47-88 (lire en ligne)
- ↑ Journal Le Gallican (1922-1950) - (ISSN 1143-6883) - Notice BnF n° : FRBNF34421931
- ↑ Christian Mériot, « L'église catholique, apostolique et gallicane ou l'Essor d'un courant catholique non-romain dans le Bordelais », Bordeaux : Centre d'études et de recherches ethnographiques, , p. 30 (SUDOC 055194508).
- 1 2 Christian Mériot, « L'église catholique, apostolique et gallicane ou l'Essor d'un courant catholique non-romain dans le Bordelais », Bordeaux : Centre d'études et de recherches ethnographiques, , p. 32 (SUDOC 055194508)
- 1 2 3 4 5 « Histoire », sur www.gallican.org (consulté le )
- ↑ Notice de personne BnF n° : FRBNF12039405
Bibliographie
- « Eglise gallicane Tradition de Gazinet », dans Claire Moncelon et Jean Vernette, Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui : religions, Églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 2-13-047036-X), p. 71.

- « Au saint siège », sur SudOuest.fr, (consulté le ).

Bibliographie complémentaire
- Frédéric Luz, Le soufre & l'encens : Enquête sur lés Eglises parallèles et les évêques dissidents, Paris, Claire Vigne, coll. « La Place Royale », , 319 p. (ISBN 2-84193-021-1, BNF 36687158), « L'Église catholique gallicane », p. 74-77
- Bernard Vignot (préf. Jean Vernette), Les Eglises parallèles, Paris/Montréal, Éditions du Cerf, coll. « Bref », , 126 p. (ISBN 2-204-04294-3 et 2-7621-1781-X, ISSN 0986-4849, lire en ligne)
- Thierry Teyssot (préf. Mgr Patrick Truchemotte), L'Église catholique gallicane : du 1er au 20e siècle, GOPAV Faire savoir, (ISBN 978-2-87618-030-7, BNF 34837464)
- « À Toulouse les catholiques gallicans tentent d'exister face aux Romains »
, sur ladepeche.fr, (consulté le )
Liens externes
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