Le vote préférentiel est admis, en inscrivant un numéro d'ordre en face du nom d'un, de plusieurs ou de tous les candidats de la liste. Mais l'ordre ne pourra être modifié que si au moins la moitié des suffrages portés sur la liste est numéroté. Dans les faits les modifications ne dépasseront jamais les 7%.
La loi électorale du , dite loi des apparentements, reste en vigueur. Elle permet à la base une répartition des sièges à la représentation proportionnelle dans le département, mais si des listes «apparentées» avant le déroulement du scrutin obtiennent ensemble une majorité absolue de suffrages exprimés, elles reçoivent directement tous les sièges à pourvoir.
Dans le département de la Mayenne quatre députés sont à élire.
Candidats
Liste d'Union des Républicains populaires et de défense paysanne
Les poujadistes obtiennent 20% des suffrages exprimés (et plus que la moyenne nationale), et un siège. La SFIO obtient un siège grâce à son apparentement avec les Radicaux. Le MRP perd un siège et perd environ 10% des suffrages exprimés par rapport à l'élection de 1951. Il reste néanmoins le premier parti du département et résiste mieux que sur l'ensemble du territoire (-13%)[2]. Durant la campagne, Robert Buron est la cible privilégiée de la droite: Il a participé au gouvernement de Pierre Mendès-France et il refuse l'apparentement avec les Indépendants et Paysans[2].