Élie Boudeau

Élie Boudeau
Elie boudeau, gravure (1890).
Fonction
Député de la Seine
Cinquième législature de la Troisième République française
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 60 ans)
Gagny
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de

Jean Élie Isidore Boudeau, dit Élie Boudeau, né le à La Rochelle (Charente-Maritime) et mort le à Gagny (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français. D'abord d'orientation blanquiste, il se tourne par la suite vers le boulangisme.

Biographie

Famille et débuts

Élie Boudeau est le fils d'Élie Isidore Boudeau (1811-), marchand, et de Eulalie Anne (née Papin en 1825)[1].

Représentant de commerce d'origine modeste, il se lance dans l'industrie de fabrication du savon[1].

Carrière politique

À 19 ans, exempté de service militaire[2], il s'engage dans les corps de francs-tireurs de Paris et mène des conférences sur l'abolition des budgets des cultes, la réforme du calendrier, et la politique républicaine[1]. A la même période, il devient écrit dans le journal Ni Dieu ni maître fondé par Auguste Blanqui[3].

Caricature de députés boulangistes, Boudeau se situe en haut, 2e personnage en partant de la gauche.

Membre actif de la Ligue des patriotes, il est député de la Seine 4e circonscription de Saint-Denis (Courbevoie) du - sous l'étiquette boulangiste. Son investiture est rendue possible grâce au soutien de Paul Déroulède[4]. Il ne se représente pas en 1893.

Elie Boudeau en 1891 caricaturé dans La Silhouette par Charvic.

En , le parquet de la Seine dépose un mandat d'arrestation à l'encontre de Boudeau dans le cadre de l'affaire Vergnaud, boulangiste changeur de la rue de Rennes en fuite[5]. Il est ensuite mis en cause dans l'affaire de la Caisse centrale de Paris, et le propriétaire de sa savonnerie de Saint-Ouen porte plainte pour impayés. Il se déclare innocent sur les deux chefs d'accusation. Au milieu de cette tumulte, il se rend alors à Lyon et la presse le déclare disparu[6]. En 1895, il aurait été arrêté par la gendarmerie belge et remis à la justice française pour des faits de banqueroute frauduleuse. Il est écroué à la prison de Lille avant son transfert à Paris[7].

Élie Boudeau est enterré au cimetière des Abbesses à Gagny[1].

Numismatique

Élie Boudeau se passionne pour la numismatique et publie en 1912 un catalogue illustré des monnaies françaises en trois volumes. Il affirmait qu'à l'heure de manger, il tenait toujours une médaille dans une main, et mangeait de l'autre[6].

Autres fonctions

Vie privée

Élie Boudeau épouse Honorine Dewarne (1853-) en premières noces, et Apolone Toyon (1898-), avec qui il a une fille, Germaine Pauline (1894-)[2].

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « BOUDEAU Jean Élie Isidore », sur Cths.fr
  2. 1 2 Jean-Marie Mayeur et Arlette Schweitz, Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République, Volume 1, Publications de la Sorbonne, , 278 p. (ISBN 978-2-85944-432-7, lire en ligne), p.97
  3. A. Men., « Silhouettes parlementaires: M. Boudeau », La Silhouette : politique, satirique et financière, , page 3 (lire en ligne)
  4. « Les coulisses du boulangisme, rev. et augm. de plusieurs chapitres inédits », sur Archive.org,
  5. « Le députe Boudeau », sur Bibliotheque.toulouse.fr,
  6. 1 2 « Le député Boudeau », sur Collections.bm-lyon.fr
  7. « Faits divers », sur Gallica.bnf.fr,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Ressource relative à la recherche :
  • Ressource relative à la vie publique :
  • « Élie Boudeau », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
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