Étienne Mollevaut

Étienne Mollevaut
Fonctions
Maire de Nancy
-
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Membre du Conseil des Anciens
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Nancy
Nationalité
Activité
Enfant
Autres informations
Membre de

Étienne Mollevaut, né à Jouy-sous-les-Côtes (Meuse) le , mort à Nancy (Meurthe) le , est un homme politique de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire.

Biographie

Mandat à la Convention

La monarchie constitutionnelle mise en place par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Étienne Mollevaut, alors juge au tribunal de cassation, est élu député du département de la Meurthe, le quatrième sur huit, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement à la paix », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[1]. Le 21 mai, il est élu membre de la Commission des Douze chargée d'examiner les arrêtés de la Commune de Paris[2]. Le 28, il vote en faveur de son rétablissement[3].

À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, Étienne Mollevaut et les autres membres de la Commission des Douze sont décrétés d'arrestation sur motion de Georges Couthon (député du Puy-de-Dôme)[4]. Le 8 juillet, Louis-Antoine de Saint-Just (député de l'Aisne), au nom du Comité de Salut public, propose de le décréter d'accusation devant le tribunal révolutionnaire pour complicité avec les députés girondins en fuite[5]. Il est remplacé à son poste de député par Dominique Jacob[6].

L'historienne Jacqueline Chaumié estime que Saint-Just propose que Mollevaut soit décrété d'accusation en raison de son engagement contre Jacques-René Hébert, procureur-syndic de la Commune de Paris et rédacteur du journal Le Père Duchesne[7].

Enfuit en Bretagne, Étienne Mollevaut et les autres députés girondins mis hors-de-la-loi sont réintégrés à la Convention le 18 ventôse an III (8 mars 1795)[8].

Le 16 floréal an III (le 5 mai 1795), il est élu secrétaire aux côtés de Louis Peyre (député des Basses-Alpes) et de François-Jérôme Riffard-Saint-Martin (député de l'Ardèche) sous la présidence de Théodore Vernier (député du Jura)[9].

Mandats sous le Directoire

En vendémiaire an IV (octobre 1795), Étienne Mollevaut est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est élu président du Conseil en germinal an VI (mars 1798)[10]. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798)[11].

Étienne Mollevaut adhère au coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il est désigné membre du Corps législatif où il siège entre l'an VIII (1799) et 1807. En 1809, il est proviseur du Lycée impérial de Nancy et, en 1814, bâtonnier de l'ordre des avocats de Nancy.

La rue Mollevault (autre forme du nom) de Nancy lui est dédiée.

Références

  1. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  2. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 21 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  3. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  4. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 2 juin 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 68, séance du 8 juillet 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  6. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 69, séance du 22 juillet 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  7. Jacqueline Chaumié, « Saint-Just et le procès des Girondins », Annales historiques de la Révolution française, vol. 191, no 1, , p. 14–26 (DOI 10.3406/ahrf.1968.3971, lire en ligne, consulté le )
  8. Michel Biard, « Les fantômes d’une Assemblée décimée. Commémorer et réparer », Histoire de la justice, vol. 32, no 2, , p. 109–124 (ISSN 1639-4399, DOI 10.3917/rhj.032.0109, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  9. Gazette nationale ou le Moniteur universel n°231, « Convention nationale, séance du soir du 16 floréal an III (5 mai 1795) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 21 floréal an 3 (10 mai 1795) (consulté le )
  10. Gazette nationale ou le Moniteur universel n°184, « Conseil des Anciens, séance du soir du 29 germinal an VI (18 avril 1798) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 4 germinal an 6 (24 mars 1798) (consulté le )
  11. Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens, séance du 15 ventôse an V (5 mars 1797) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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