Parcours
Longue de 237,5 km, la seizième étape est la plus longue de ce Tour de France et le fait arriver dans les Pyrénées. Le départ est donné à Carcassonne, dans l'Aude. Une première difficulté de quatrième catégorie, la côte de Fanjeaux, intervient après 25 km. Après une cinquantaine de kilomètres, la course entre en Ariège, où elle passe la côte de Pamiers (km 72, quatrième catégorie) et le sprint intermédiaire, à Saint-Girons (km 124). Les principales difficultés de l'étape se succèdent dans sa deuxième moitié, dans la Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées. L'ascension vers le col de Portet-d'Aspet (deuxième catégorie) amène les coureurs à 1 069 m d'altitude après 5,4 km de montée à 6,9 %. La descente est immédiatement suivie de l'ascension du col des Ares (troisième catégorie, 6 km à 5,2 %). La dernière difficulté, le port de Balès, est classée hors catégorie. Ses 11,7 km de montée à 7,7 % amènent le peloton à 1 750 m d'altitude. L'arrivée de l'étape est jugée au bas de la descente, à Bagnères-de-Luchon.
Déroulement de la course
Après plusieurs attaques infructueuses en début d'étapes, 21 coureurs parviennent à s'échapper après 75 km de course : Michael Rogers (Saxo-Tinkof), Thomas Voeckler, Cyril Gautier, Kévin Réza (Europcar), Vasil Kiryienka, Bernard Eisel (Sky), Michał Kwiatkowski, Jan Bakelants (Omega Pharma-Quick Step), Tony Gallopin (Lotto-Belisol), Greg Van Avermaet (BMC), Ion Izagirre (Movistar), José Serpa (Lampre-Merida), Jens Keukeleire, Michael Albasini (Orica-GreenEdge), Tom-Jelte Slagter (Garmin-Sharp), Jérémy Roy (FDJ), Matteo Montaguti, Samuel Dumoulin (AG2R-La Mondiale), Anthony Delaplace, Florian Vachon (Bretagne Séché Environment), Roger Kluge (IAM). Ils comptent huit minutes d'avance au col de Portet-d'Aspet. Dans le port de Balès, dernier col de la journée, un trio composé de Thomas Voeckler (Europcar), Michael Rogers (Tinkoff-Saxo) et José Serpa (Lampre) se détache. Dans la descente vers l'arrivée à Bagnères-de-Luchon, ils sont rattrapés par Vasil Kiryienka (Sky) et Cyril Gautier (Europcar). Rogers contre une attaque de Gautier à 3 km de l'arrivée et s'échappe en solitaire pour remporter l'étape 9 secondes devant Voeckler, qui règle le groupe de poursuivants au sprint.
Du côté des leaders du général, Jurgen Van den Broeck (Lotto-Belisol), Tejay van Garderen (Bmc), Bauke Mollema (Belkin) ou encore Pierre Rolland (Europcar) sont décrochés par le rythme de l'équipe Movistar. Après un relais de son coéquipier Arnold Jeannesson, Thibaut Pinot (Fdj.fr) attaque. Il distance ses adversaires dans la fin de l'ascension, dont Alejandro Valverde, Jean-Christophe Péraud (Ag2R-La Mondiale) et le maillot jaune Vincenzo Nibali (Astana) qui le rejoignent dans la descente. Son attaque distance irrémédiablement le maillot blanc Romain Bardet (Ag2R-La Mondiale). Le groupe de Pinot, Valverde, Péraud, Nibali et König arrivent huit minutes et demi après Rogers. Bardet joint l'arrivée une minute et cinquante secondes plus tard et perd le maillot blanc au profit de Pinot[1],[2].
Classements à l'issue de l'étape
Classement du meilleur grimpeur
Classement du meilleur jeune