Le profil de la 2e étape paru dans L'Auto le lundi 30 juin 1919[1].
Déroulement de la course
Les conditions météorologiques sont pire encore que lors de la première étape, si bien que quatorze coureurs se retirent pendant l'étape. En plus d'une pluie vive et d'un fort vent de face à partir de Honfleur, les coureurs subissent le manque de matériel. Au sortir de la guerre, celui-ci fait défaut dans la plupart des épreuves, au point que certains coureurs doivent s'arrêter en course pour acheter des boyaux de remplacement[2]. Léon Scieur est l'un de ces malheureux: victime de plusieurs crevaisons au cours de l'étape, il n'a plus suffisamment d'argent et doit tenter de réparer ses boyaux par ses propres moyens[3]. Les frères Pélissier affichent encore une belle condition: Francis place une attaque dans la côte de la Haute-Folie, après la traversée de Valognes, que seul Henri peut suivre. Les deux frères arrivent ensemble à Cherbourg, après seize heures de course, et c'est Henri qui l'emporte au sprint, confortant ainsi sa première place au classement général[2].
Jean-Paul Bourgier, 1919, le Tour renaît de l'enfer: De Paris-Roubaix au premier maillot jaune, Toulouse, Le Pas d'oiseau, , 158p. (ISBN978-2-917971-38-3)..