2e division d'infanterie motorisée (France)
| 2e division d'infanterie motorisée | |
Insigne | |
| Création | 1948 |
|---|---|
| Dissolution | 1963 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Division d'infanterie motorisée |
| Rôle | Infanterie |
| Ancienne dénomination | 2e division d'infanterie (1948-1955) 2e division d'infanterie marocaine (1943-1945) |
| Guerres | Guerre d'Algérie |
| Commandant historique | Général André Beaufre (1954-1956) |
La 2e division d'infanterie motorisée (2e DIM) est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé aux premières années de la guerre froide et à la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations
- : formation de l'élément divisionnaire d'infanterie no 2 (EDI/2) à partir de la 2e division d'infanterie marocaine
- : formation de la 2e division d'infanterie (2e DI) à partir de l'EDI/2
- : devient 2e division d'infanterie motorisée (2e DIM)
- : dissolution de la 2e DIM
- : formation de la 2e division à partir du 22e corps d'armée (ex-corps d'armée de Constantine)
- : dissolution de la 2e division
Historique
Élément divisionnaire d'infanterie no 2
Le , la 2e division d'infanterie marocaine rapatriée d'Allemagne vers la Lorraine est dissoute et donne naissance à l'élément divisionnaire d'infanterie (EDI/2). Cette unité est destinée à pouvoir intervenir au profit de l'Organisation des Nations unies[1].
L'EDI/2 est initialement constitué de trois groupements d'infanterie (GI no 1, no 2 et no 3)[2] et du groupement blindé no 3 (GB no 3, issu de la 3e DB). En 1948 le GI no 1 ne fait plus partie de la division[1].
2e division d'infanterie
La 2e division d'infanterie est formée le à partir de l'EDI/2 (le même jour, le GB no 3 rejoint la 1re division blindée). Elle conserve les traditions de la division marocaine. Les GI no 2 et 3 sont dissous le et la division prend la composition suivante[1] :
- 52e compagnie de quartier général
- 26e régiment d'infanterie
- 5e régiment de tirailleurs marocains
- 31e régiment de dragons
- 8e régiment d'artillerie
- 33e bataillon du génie
- IIe bataillon du 18e régiment de transmissions
En 1949, les unités suivantes rejoignent la division[1] :
- Le , le 5e régiment de tirailleurs marocains devient le 35e régiment d'infanterie ;
- En septembre, le 152e régiment d'infanterie et le 452e groupe d'artillerie antiaérienne rejoignent la division.
Le 35e RI passe à la 15e DI le et est remplacé à la 2e DI par le 151e régiment d'infanterie. À la même date, le 503e régiment de chars de combat est rattaché à la division[1].
En juin 1952, le 16e régiment de dragons remplace le 503e RCC[1].
2e division d'infanterie motorisée
Le , la division devient une division pentomique (en) à cinq régiments d'infanterie motorisée (dotée de Half-Tracks) et un régiment de reconnaissance blindée. Le cinquième régiment est le 153e régiment d'infanterie motorisée recréé à cette date, tandis que le 31e dragons est dissous pour renforcer en chars les régiments d'infanterie[1].
La 2e DIM embarque pour l'Algérie début juin 1955.
Elle est dissoute le [1].
2e division
Le , le 22e corps d'armée (ex-corps d'armée de Constantine), dont faisait partie la 2e DIM, prend le nom de 2e division (QG à Philippeville). Cette dernière est dissoute le [3].
Les chefs de la 2e division
- ...
- 1954 - 1956 : général Beaufre[4]
- 1956 - 1957 : général Redon[1]
- 1957 - 1958 : général Vanuxem[1]
- 1958 : général Gandoët[1]
- 1959 - 1960 : général Dulac[1]
- 1960 - 1961 : général Ailleret[5]
- 1961 : général Demarle[1]
- 1961 - 1962 : général Multrier[6]
- 1963 : général Kergaravat[1]
- 1963 : général Rouyer[1]
Insigne
La 2e division d'infanterie conserve l'insigne de la 2e division d'infanterie marocaine : cigogne sur étoile marocaine. En chef le chiffre 2 et en pointe la devise en arabe qui signifie « Tous ensemble avec Dieu ». L'insigne existe en version métallique et en tissu[7].
Références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Jacques Sicard, « La 2e division d'infanterie en Algérie et ses insignes », Militaria Magazine, no 231, , p. 28-35
- ↑ Jacques Sicard, « La 2e division d'infanterie marocaine et ses insignes », Militaria Magazine, no 40, , p. 46-51
- ↑ Thierry Sarmant, Philippe Schillinger et Michel Hardy, Inventaire de la série H, sous-série 1 H1091-4881 : Algérie 1945-1967, t. I : Introduction générale, Château de Vincennes, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 2-86323-129-4, ISSN 1269-7397, lire en ligne), p. 106
- ↑ « LE GÉNÉRAL BEAUFRE EST MORT. Un intellectuel militaire », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « De la Résistance à la dissuasion nucléaire », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « L'amiral Jubelin est nommé commandant de l'escadre », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jacques Sicard, « Les grandes unités d'AFN et leurs insignes, 1954-1962 », Militaria Magazine, no 182, , p. 30-38
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