388e régiment d'artillerie

388e régiment d'artillerie de position de Tunisie
Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie de position
Rôle Artillerie de place
Garnison Ligne Mareth et littoral tunisien
Ancienne dénomination 162e régiment d'artillerie de position
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le 388e régiment d'artillerie de position de Tunisie (388e RAPT) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française, servant en Tunisie au début de la Seconde Guerre mondiale.

Créé en sous le nom de 162e régiment d'artillerie de position, il est renuméroté en . Jusqu'à sa dissolution en , il défend la ligne Mareth à la frontière avec la Libye italienne et tient quelques positions d'artillerie côtière.

Historique

Le , à la mobilisation, le 162e régiment d'artillerie de position est formé à Gabès à partir d'un noyau de militaires d'active du 62e régiment d'artillerie d'Afrique. Les 1re, 2e et 3e batteries du régiment sont des batteries d'artillerie côtière, stationnées à Bizerte, Bouficha et Sfax, les batteries numérotées 10 à 15 sont positionnées dans le Sud tunisien. La 4e batterie est créée à Mareth en [1].

Le , le régiment est renommé 388e régiment d'artillerie de position de Tunisie car un autre 162e régiment d'artillerie de position existe sur la ligne Maginot en France[1].

Le matériel est varié : canons de 75 de campagne modèle 1897 ou de marine (modèle 1908)[2], canons de 80 modèle 1877, canons de 90 modèle 1877 ou de marine (en), canon de 120 long modèle 1878, canons de 105 long modèle 1913 et canons de 155 long modèle 1916 (en) et modèle 1917[1].

Le régiment est dissous le , sauf les 1re, 2e et 3e batteries qui subsistent jusqu'au [1].

Chef de corps

Le régiment est commandé par le lieutenant-colonel De Philip[1].

Insigne

L'enlèvement d'Hippodamie, bronze des années 1870.

Le régiment a fait réaliser un insigne par l'entreprise Drago. Dans un jeu de mots avec son sigle RAPT, il présente une femme enlevée par un centaure, soit Hippodamie, fiancée du roi des Lapithes enlevée par Eurytion[3], soit Déjanire, épouse d'Héraclès enlevée par Nessos[4].

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 5 : Tous les ouvrages du Sud-Est, victoire dans les Alpes, la Corse, la ligne Mareth, la reconquête, le destin, Paris, Histoire & Collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), , 182 p. (ISBN 978-2-35250-127-5), p. 133-134.
  2. Mary et al. 2009, p. 121.
  3. Jacques Sicard, « L'artillerie d'Afrique et ses insignes, 2e partie », Militaria Magazine, no 168, , p. 16-21.
  4. Gilles Aubagnac, « Trois aspects du patrimoine équestre militaire : des archives du XIXe, des traditions du XXe et une pratique actuelle », In Situ : revue des patrimoines, no 18, (ISSN 1630-7305, DOI 10.4000/insitu.9714, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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