7e régiment de spahis algériens

7e régiment de spahis algériens
Image illustrative de l’article 7e régiment de spahis algériens
Insigne du 7e escadron de spahis algériens.

Création 1915
Dissolution 1962
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de spahis
Rôle Cavalerie
Garnison Taza
Orange
Montauban
Senlis
Inscriptions
sur l’emblème
Maroc 1925-1926
Guerres Guerre du Rif
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945

Le 7e régiment de spahis algériens (7e RSA), unité de cavalerie de l'armée d'Afrique, est une formation de spahis créée en 1915 et dissoute en 1962.

Création et différentes dénominations

  • 1914 : Création du 2e régiment de marche de spahis algériens[1]
  • 1915 : devient le 7e régiment de spahis algériens[1]
  • 1917 : Dissous[1]
  • 1921 : recréation du 7e régiment de spahis algériens[1]
  • 1940 : capture du régiment[2]
  • 1943 : nouvelle formation comme 7e régiment de spahis algériens de souveraineté (7e RSAS)[2] puis

7e régiment de spahis algériens[2]

  • 1948 : devient 7e groupe d'escadrons de spahis algériens (7e GESA)[2]
  • 1954 : devient 7e escadron de spahis algériens (7e ESA)[2]
  • 1958 : devient 7e escadron de spahis (7e ES)[2]
  • 1962 : Dissous[3]

Chefs de corps

  • 1948 - 1953 : lieutenant-colonel de Chabot[4]
  • 1953 - 1954 : lieutenant-colonel de Dompsure[4]
  • 1955 - 1956 : chef d'escadrons de Chasteignier[4]
  • 1956 - 1958 : chef d'escadrons Terrier[4]
  • 1958 - 1960 : chef d'escadrons de Fombelle[4]
  • 1960 - 1962 : chef d'escadrons Guyot[4]

Historique des garnisons, combats et batailles du 7e régiment de spahis algériens

Première Guerre mondiale

En 1914 le 2e régiment de marche de spahis algériens est créé. Il devient le 7e régiment de spahis algériens en 1915[1].

Le régiment est dissout en 1917[1].

Entre-deux-guerres

Spahis du 7e RSA suivant l'automobile du président Doumergue à Carcassonne le .

Le 7e régiment de spahis algériens (7e RSA) est recréé en 1921[5] à Taza (Maroc)[6][réf. à confirmer]. Le capitaine Henri de Bournazel y sert au sein du 2e escadron en 1921.

En 1923, le régiment est remis sur pied à Orange par les 3e et le 4e escadrons après que les deux premiers escadrons ont rejoint le 2e RSA. Le 7e RSA repart au Maroc et participe à la campagne du Rif en 1925-1926[6][réf. à confirmer].

Il retourne ensuite en garnison à Orange[7] puis rejoint Montauban en octobre 1936[4].

Le 7e régiment de spahis est en garnison à Montauban en , quand il est requis pour appliquer le plan de barrage dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au [8].

Seconde Guerre mondiale

En 1939-1940

Cavaliers du 7e RSA internés en Suisse en juin 1940.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le régiment constitue avec le 9e RSA la 2e brigade de spahis. Durant l'hiver 1939-1940, cette brigade assure la surveillance d'une zone qui s'étend de la frontière suisse[9] à la région de Dannemarie et Altkirch. Au mois de , il gagne le Doubs pour freiner la progression allemande à l'est de Besançon. Ainsi, entre le 14 et le 18, la brigade résiste devant Maîche, Damprichard et Vercel malgré un armement dérisoire[réf. nécessaire].

À court de munitions, la brigade est contrainte de déposer les armes le à 18 heures. Elle reçoit les honneurs de la guerre de la part de leurs adversaires et les officiers peuvent conserver leur sabre[réf. nécessaire]. Quelques éléments du 7e RSA parviennent cependant à gagner la Suisse[10],[11],[12].

Nouvelle formation et campagne d'Allemagne

Le régiment est recréé en 1943 comme 7e régiment de spahis algériens de souveraineté[2].

En octobre 1943, la 1re brigade de spahis à cheval est reformée en Afrique du Nord avec le 7e RSA et le 5e RSM. En , cette brigade arrive en France et rétablit l'ordre républicain dans la région toulousaine[13],[14].

En hiver, elle est envoyée en Alsace dans la région de Huningue-Mulhouse et atteint le Rhin à Chalampé le après une belle manœuvre de débordement à cheval[15]. Elle perd toutefois son chef de corps, le colonel Winsback, près de Mulhouse[réf. souhaitée]. Par la suite, elle nettoie la Forêt Noire et atteint finalement le col de l'Arlberg[15]. La brigade était la dernière unité de cavalerie française engagée à cheval en Europe[16].

De 1945 à nos jours

Tenue d'un capitaine du 7e spahis algériens telle que portée à Senlis vers 1955.

La brigade est dissoute en 1946. Elle laisse place à deux groupes d'escadrons autonomes algéro-marocains (GEASAM) composés chacun d'un escadron du 7e RSA et du 5e RSM, stationnés à Senlis et Baden-Baden[17]. En juillet 1947, le 2e GEASAM met sur pied un escadron autonome de marche de spahis algériens qui part pour Madagascar[18].

Dès 1948, le deuxième groupe prend le nom de 7e groupe d'escadrons de spahis algériens (7e GESA) en regroupant les deux escadrons algériens à Senlis[19]. Le 7e GESA, constitué de deux escadrons de fusiliers et un escadron hors-rang, a une fonction de représentation et de propagande, participant avec ses chevaux à de nombreuses cérémonies. Les spahis sont cependant entraînés à opérer à pied, à cheval ou portés sur camions[4].

Démonstration du 7e spahis à Groningue (Pays-Bas) en 1961.

De janvier à juin 1952, le groupe part maintenir l'ordre colonial en Tunisie puis y retourne pendant l'été 1954[4].

Ayant laissé un escadron en Tunisie, l'unité devient le simple escadron monté (7e escadron de spahis algériens)[4], servant comme garde d'honneur[16]. Il est renommé 7e escadron de spahis en 1958 avant d'être dissous en 1962[2].

Insignes

Insigne au spahi sautant

L'insigne du régiment de spahis algériens, conçu dans les années 1930, présente un spahis à cheval sautant à travers un croissant doré. Le croissant porte en arabe la devise Par Dieu nous vaincrons. Le cheval a les naseaux fumants et le cavalier porte un écu noir portant le chiffre 7 et deux soutaches dorées. Cet insigne est repris par le 7e GESA en 1947[18].

Le 7e escadron reprend cet insigne en supprimant la fumée sortant des naseaux du cheval et en redessinant l'écu au chiffre 7 pour qu'il ressemble plus à une patte de col[18].

Insigne de 1945

En 1945, le régiment fait réaliser un insigne en aluminium peint, présentant un burnous rouge chargé d'un sabre, d'une croix de Lorraine et du chiffre 7 inscrit dans un croissant jaune[4].

Inscription sur l'étendard

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[20] :

étendard

Décorations

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 Moné et Tixier 1999, p. 12.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 Moné et Tixier 1999, p. 13.
  3. Clayton 1988, p. 280.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Jacques Sicard, « Les derniers spahis montés en France », Militaria Magazine, no 134, , p. 50-59
  5. Clayton 1988, p. 274.
  6. 1 2 Claude Aïcardi et C. Girard, « Historique succinct du 7e régiment de spahis algériens », sur cavaliers.blindes.free.fr, (consulté le )
  7. Clayton 1988, p. 275.
  8. René Grando, Jacques Queralt et Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Perpignan, Llibres del Trabucaire, , 2e éd. (ISBN 2-905828-32-3), p. 186
  9. Philippe Garraud, « Le rôle de l' « hypothèse Suisse » dans la défaite de 1940 ou comment une simple possibilité théorique a pu affecter la réalité », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 230, no 2, , p. 59 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.230.0059, lire en ligne, consulté le )
  10. Denis Borel, Les Spahis internés en Suisse en 1940: (7. Régiment de Spahis algériens), Neufchâtel,
  11. « Des centaines de soldats nord-africains traversent les villages genevois », sur L'Inédit par notreHistoire (consulté le )
  12. Spizzo 2019, p. 35.
  13. Clayton 1988, p. 146.
  14. Stéphane Weiss, « L'engagement de troupes nord-africaines et coloniales dans le Sud-ouest de la France en 1944-1945 », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 251, no 3, , p. 143 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.251.0143, lire en ligne, consulté le )
  15. 1 2 Hervé De Parseval, « La cavalerie blindée à l'aune de l'armée moderne », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 225, no 1, , p. 93 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.225.0093, lire en ligne, consulté le )
  16. 1 2 Thierry Noulens, « D’une équitation utilitaire à une équitation sportive », Inflexions, vol. N° 19, no 1, , p. 57 (ISSN 1772-3760, DOI 10.3917/infle.019.0057, lire en ligne, consulté le )
  17. Clayton 1988, p. 279-280.
  18. 1 2 3 Moné et Tixier 1999, p. 54.
  19. Moné et Tixier 1999, p. 108.
  20. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  21. 1 2 Moné et Tixier 1999, p. 52.

Bibliographie

  • « Les spahis », Carnet de la Sabretache, nouvelle série n°65, 4e trimestre 1982.
  • Anthony Clayton, France, Soldiers and Africa, Brassey's Defence Publishers, , 444 p. (ISBN 0-08-034748-7).
  • R. Noulens (sous la direction de), Les Spahis, cavaliers de l'armée d'Afrique, Paris, .
  • Thierry Moné et Jean-François Tixier, Les insignes des spahis, Panazol, Lavauzelle, , 157 p. (ISBN 978-2-702-50450-5).
  • Quentin Spizzo, La fin de l'utilisation combattante du cheval dans les armées françaises (Thèse pour obtenir le grade de docteur vétérinaire), École nationale vétérinaire d'Alfort, (lire en ligne).
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