Aïcha Bah Diallo

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Aïcha Bah Diallo, née en à Kouroussa (Guinée française) est une femme politique et militante pour les droits des femmes guinéenne. Elle est ministre de l'Éducation de Guinée entre 1989 et 1996 et est responsable de la mise en œuvre de réformes majeures pour l'amélioration de l'éducation des jeunes filles dans son pays.
Biographie
Aïcha Bah Diallo naît en à Kouroussa, dans la région de Kankan, en Guinée actuelle[1],[2]. Elle est la dernière d'une fratrie de trois garçons et elle confie que, dès son enfance, ses parents l'ont sans cesse poussée à s'affirmer : « J'étais la seule fille née après 3 garçons, et mes parents me disaient : tu dois être bonne à l'école, pas la deuxième, mais toujours la première, parce que nous savons que tu peux le faire »[1],[3]. Elle bénéficie d'une formation supérieure scientifique en chimie à l'université d'État de Pennsylvanie, puis obtient un diplôme de troisième cycle en biochimie en Guinée, à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry[4].
Parcours professionnel et engagement
Après l'obtention de son diplôme, elle devient proviseure du lycée de Conakry (entre 1966 et 1984) et enseignante en chimie jusqu'en [5],[6].
À la mort d'Ahmed Sékou Touré le , Lansana Conté parvient au pouvoir par un coup d'État, réintroduit le multipartisme et favorise un fonctionnement plus démocratique[7],[8]. Aïcha Bah Diallo intègre la direction du ministère des Affaires étrangères puis, en 1989, elle est nommée ministre de l'Éducation, et reste à ce poste jusqu'en 1996[1]. Durant son mandat ministériel, le nombre de filles inscrites dans les écoles guinéennes double, passant de 113 000 à 233 000[1],[9]. En 1992, elle contribue à la création du Forum for African Women Educationalists (FAWE)[1],[10],[11].
À partir de 1996, n'ayant plus de responsabilités ministérielles en Guinée, et jusqu'en 2005, elle anime les politiques de l'éducation au sein de l'UNESCO, où elle est nommée pour aider à améliorer l'éducation des femmes dans les pays les moins avancés[12]. En 2005, elle contribue à mettre en place l'Association pour le renforcement de l'enseignement supérieur pour les femmes en Afrique (ASHEWA) et est nommée conseillère spéciale du directeur général de l'UNESCO pour l'Afrique, un poste qu'elle occupe jusqu'en 2009. Elle siège au Comité de liaison des ONG, en partenariat avec l'UNESCO. Elle est également membre du Comité pour le prix de la Bonne Gouvernance et du Leadership en Afrique de la Fondation Mo Ibrahim[13], et du Comité consultatif du président (President Advisory Panel) de la Banque islamique de développement (PAP/BID).
À de multiples reprises, elle a mis l'accent, durant son parcours, sur l'accès des femmes à l'éducation en Afrique, qui doit être une priorité des gouvernements et qui doit être sécurisé contre toutes les formes de violence à l'intérieur et à l'extérieur de la salle de classe[12],[14],[15].
Distinction
Elle a reçu plusieurs distinctions pour son travail dans l'éducation en Afrique, y compris[16] :
- l'Ordre des Palmes Académiques (une distinction française)
Officier de l'Ordre national ivoirien
Chevalier de l'Ordre du mérite guinéen- Médaille d'Honneur du Travail de Guinée
- nomination en tant que l'une des 100 personnalités les Plus Influentes Africains en 2013 et 2014.
- WISE Prize for Education en 2015 et en 2017. Son nom a par ailleurs été retenu pour désigner plusieurs écoles privées et publiques en Guinée et au Sénégal.
- 2022 : Grand officier de l’ordre national du Kolatier[17].
Références
- 1 2 3 4 5 Terriennes, « Aïcha Bah Diallo : l'éducation des filles, l'histoire d'une vie »
, sur information.tv5monde.com, (consulté le ) - ↑ Soyagallet, « Ces femmes qui ont laissé leur empreinte indélébile dans l’histoire de la Guinée »
, sur lecourrierdeconakry.com, (consulté le ) - ↑ (en) New African, « 100 Most Influential Africans – Aicha Bah Diallo », New African Magazine, (lire en ligne
) - ↑ Aminata Pilimini Diallo, « Transition en Guinée: pourquoi pas une femme PM? »
, sur www.actu-elles.info, (consulté le ) - ↑ Paul Yange, « Aïcha Bah Diallo, sous directrice générale de l' education à l'Unesco »
, sur www.grioo.com, (consulté le ) - ↑ La rédaction de Senenews, « Aicha Bah Diallo : « L’éducation doit être la priorité des dirigeants africains » »
, sur www.senenews.com, (consulté le ) - ↑ Andréanne Gagné, « Révolte populaire en Guinée »
, sur perspective.usherbrooke.ca, (consulté le ) - ↑ « Guinée : nouveau test pour la démocratie »
, sur www.bbc.com, (consulté le ) - ↑ (en) « Aïcha Bah Diallo », sur Wise Initiative (consulté en )
- ↑ (en) « Contributors EurAfrican 2023 - Aïcha Bah Diallo »
, sur www.eurafricanforum.org (consulté le ) - ↑ (en) « Aïcha Bah Diallo Trustee »
, sur trustafrica.org (consulté le ) - 1 2 Brigitte Breuillac, « Trois questions à... Aïcha Bah Diallo », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Raoul Mbog, « La bonne gouvernance est d’abord une question d’institutions solides », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Aïcha Bah Diallo to head Guinea education ministry », Forum for African Women Educationalists, (lire en ligne)
- ↑ Raoul Mbog, « Aicha Bah Diallo : L’éducation doit être la priorité des dirigeants africains », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ http://newsdeguinee, « Hommage aux patriotes: Hadja Aïcha Bah ancienne ministre de l’éducation », sur informateur224.com, (consulté le )
- ↑ DCI, « 𝗗𝗲́𝗰𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : 𝗹𝗲 𝗖𝗵𝗲𝗳 𝗱𝗲 𝗹'𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗵𝗼𝗻𝗼𝗿𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀. », sur Présidence de la République de Guinée, (consulté le ).
Liens externes
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