Agathe Gaillard (galeriste)
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Agathe Gaillard, née le à Nîmes et morte le à Narbonne, est une galeriste française, ayant ouvert en 1975 la première galerie en France entièrement dédiée à la photographie.
Biographie
Agathe Gaillard naît le à Nîmes[1],[2] et emménage à Paris en 1965[3],[4]. À la fin des années 1960, elle découvre la photographie à la galerie-librairie La Hune, où elle est en charge des livres d’art[2]. Le rayon consacré à la photographie inclut alors une vingtaine d'ouvrages[1]. Elle rencontre à la librairie La Hune son futur mari, le photographe Jean-Philippe Charbonnier[1]. Ensemble, ils fréquentent le club photographique Les 30×40[1].
Par la suite, elle a l'idée de faire éditer à grande échelle des cartes postales de photographies : en décembre 1968 sort sa première série, intitulée « Les chefs d’œuvre de la photographie », qui inclut 10 photos et est tirée à 10 000 exemplaires par l'imprimeur Draeger, en héliogravure[3]. Elle en écoule 600 000 exemplaires, vendus à un franc pièce[1].
Le , soutenue par son mari et le photographe américain Ralph Gibson[5], elle ouvre la galerie Agathe Gaillard au 3, rue du Pont-Louis-Philippe à Paris[3],[1],[2] : il s'agit de la première galerie dédiée à la photographie en France[2],[4]. L'exposition Days at Sea de Ralph Gibson inaugure les lieux[2]. Les prix des premiers tirages de la galerie oscillent entre 400 et 800 francs[2]. Exposant initialement des photographes en noir et blanc, elle se lance par la suite dans la couleur[1]. Elle alterne également entre photographes reconnus et nouveaux talents[5].
La galerie expose principalement des photographes français, européens et américains, comme André Kertész, Manuel Alvarez Bravo, Gisèle Freund, Hervé Guibert, Bernard Faucon, Erica Lennard et Claude Batho[2]. Au décès d'André Kertesz, Agathe Gaillard joue un rôle dans la donation de ses œuvres à la France[1].
Agathe Gaillard joue un rôle important dans la régulation du marché de la photographie, voyant le tirage comme une œuvre contrôlée par l'auteur et numérotée[1]. Elle dirige un temps l’Association pour la défense et la promotion de la photographie originale, l’APO[1].
Agathe Gaillard compte parmi ses amis les photographes Henri Cartier-Bresson, Ralph Gibson et Robert Doisneau[2].
En 2017, la galerie Agathe Gaillard est rachetée par le banquier David Azéma[6]. Cette même année, elle fait don de son fonds d’archives à la bibliothèque Kandinsky[2],[1].
Agathe Gaillard meurt à l’âge de 83 ans d’une embolie pulmonaire le à l’hôpital de Narbonne[2].
Publications
- Mémoire d’une galerie, Paris, Gallimard, coll. « Témoins de l'art », 2013, 165 p. (ISBN 978-2070140312)
Références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Claire Guillot, « Agathe Gaillard, galeriste et défenseuse de la photographie, est morte », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Clémentine Mercier, « Mort de la galeriste Agathe Gaillard, tirages à part », Libération, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 Louis Mespla, « L’histoire de la photo perd sa galerie parisienne », Le Nouvel Obs, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Agathe Gaillard, galeriste : “Je voulais que les photographes aient la parole” », sur France Culture, (consulté le )
- 1 2 J.-M. L.S., « La vie magnifique d'Agathe Gaillard », La Dépêche, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Éric Le Mitouard, « Paris : la galerie Agathe Gaillard reprend sa liberté et devient une enseigne », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
Liens externes
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