Aimé Emmanuel Yoka
| Aimé Emmanuel Yoka | |
| |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains | |
| – (9 ans, 1 mois et 27 jours) |
|
| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Premier ministre | Isidore Mvouba |
| Prédécesseur | Gabriel Entcha-Ebia |
| Successeur | Pierre Mabiala |
| Ministre d'État, directeur du cabinet du président de la République | |
| – (4 ans, 9 mois et 3 jours) |
|
| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Premier ministre | poste aboli Isidore Mvouba |
| Prédécesseur | Gérard Bitsindou |
| Successeur | Firmin Ayessa |
| Maire de Brazzaville | |
| – (2 ans) |
|
| Prédécesseur | Dévoué Bonaventure Boukaka Ouadiabantou |
| Successeur | Benoît Moundélé-Ngollo |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Oyo (Afrique-Équatoriale française) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Rabat (Maroc) |
| Nationalité | congolaise |
| Parti politique | Parti congolais du travail |
| Enfants | Christian Yoka |
| Famille | Denis Sassou Nguesso(Neuveu) |
| Profession | avocat |
Aimé Emmanuel Yoka est un homme politique congolais né à Oyo (Congo Brazzaville) en 1939 et mort le à Rabat (Maroc)[1]. Il est le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso de 2002 à 2007[2]. Il est l’oncle du président de la république Denis sassou nguesso
Membre du Parti congolais du travail, il est ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains[3] du au [4].
Biographie
Aimé Emmanuel Yoka est né à Oyo situé au nord du Congo-Brazzaville[5],[6]. Il est le père de Christian Yoka, ministre des finances depuis janvier 2025[7] et l’oncle direct du président de la République, Denis Sassou-Nguesso[8]. Il est avocat de profession[6],[9].
Il entre en politique en 1968 comme jeune chef de cabinet du ministre de la Justice d'Aloïse Moudileno rencontré à la Faculté de Droit de Nancy. Il est notamment maire de Brazzaville de 1997 à 1999 (à la fin de la guerre civile), ambassadeur de la République du Congo au Maroc de 1999 à 2002 et ministre d'État, directeur du cabinet du président de la République de 2002 à 2007[2]. En août 2012, il est élu député de la circonscription de Vindza[10].
Aimé Emmanuel Yoka est nommé pour la première fois au gouvernement le , comme ministre délégué à la Coopération, travaillant à la Présidence[11]. Par la suite, il devient directeur de cabinet du président avant d'être nommé ministre des Mines, de l'Énergie et des Postes et Télécommunications en août 1988. Il est élu au Comité central du Parti congolais du travail (PCT) pour la première fois lors du quatrième congrès ordinaire du PCT, du 26 au 31 juillet 1989, et maintenu à son poste ministériel dans le gouvernement nommé le 13 août 1989. Il quitte le gouvernement lorsque le régime à parti unique du PCT s’effondre en 1990-1991[8].
Peu de temps après le déclenchement de la guerre civile de 1997, le 5 juin 1997, Aimé Emmanuel Yoka est inclus au Comité national de médiation[12]. Lorsque Denis Sassou Nguesso revint au pouvoir en octobre 1997, évinçant le président Pascal Lissouba, il supprime les autorités locales élues mises en place sous Lissouba et nomme directement de nouvelles autorités locales. Denis Sassou Nguesso nomme Aimé Emmanuel Yoka maire de Brazzaville, la capitale. Il occupe ce poste de 1997 à 1999[13].
Aimé Emmanuel Yoka est critiqué par les défenseurs des droits de l'homme, fin 2007, pour son inaction sur un projet de loi sur la protection des peuples autochtones, malgré le soutien apparent du gouvernement à ce projet de loi[14].
Avant l'élection présidentielle de juillet 2009, Aimé Emmanuel Yoka était président du Comité préparatoire de l'Initiative nationale pour la paix (INP), une association politique qui prônait la réélection de Sassou Nguesso tout en soulignant l'importance de la paix. Lors du premier rassemblement de l'association à Brazzaville, le 28 février 2009, Aimé Emmanuel Yoka l'a présentée au public, expliquant l'objectif et la démarche de l'INP[15]. Après la réélection de Denis Sassou Nguesso, il a maintenu Aimé Emmanuel Yoka à son poste de ministre d'État à la Justice et aux Droits de l'Homme le . Le gouvernement a également été réorganisé en quatre grands secteurs, avec un ministre chargé de coordonner chacun des quatre secteurs, Aimé Emmanuel Yoka était l'un des ministres choisis comme coordinateur, et s'est vu attribuer le secteur de la souveraineté[15].
Lors des élections législatives de juillet-août 2012, il est élu à l'Assemblée nationale comme candidat du PCT dans la circonscription de Vindza, située dans le département du Pool. Il a remporté le siège au second tour, recueillant 56,05 % des voix[16].
Le , à l'Assemblée nationale, le chef de l'opposition Pascal Tsaty Mabiala lui a posé une question dans laquelle il affirmait que c'était un « secret de polichinelle » que le président Sassou Nguesso souhaitait une modification de la Constitution pour lui permettre de briguer un nouveau mandat. Affirmant que cet objectif était poursuivi par une « manipulation éhontée », Pascal Tsaty-Mabiala a soutenu que le gouvernement devrait organiser un dialogue national sur la question. Yoka a répondu qu'un tel dialogue serait inutile et qu'il serait plus simple pour le Parlement de débattre de la Constitution. Il a donc demandé à Justin Koumba, le président de l'Assemblée nationale, d'engager un débat parlementaire sur la question[17].
Après la victoire de Denis Sassou Nguesso à l'élection présidentielle de mars 2016, Aimé Emmanuel Yoka est limogé du gouvernement le [18]. Il regagne ensuite son siège à l'Assemblée nationale[19].
Aimé Emmanuel Yoka meurt le à Rabat au Maroc, à l'âge de 86 ans[20].
Références
- ↑ bikindou, « Congo - Nécrologie : Décès du ministre Aimé Emmanuel Yoka, un grand serviteur de l’État », sur Les Echos du Congo Brazzaville, (consulté le )
- 1 2 Jean Hombre Misoga, « Le bourbier des ego au cœur même du pouvoir. », sur Congopage, (consulté le ).
- ↑ « Les membres du Gouvernement », sur République du Congo - Secrétariat général du gouvernement, Brazzaville, (consulté le ).
- ↑ « Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso nomme un « gouvernement de rupture » », sur jeuneafrique.com, .
- ↑ "Who's Who", Congo Brazzaville: Les Hommes de Pouvoir, numéro 1, Africa Intelligence, 29 octobre 2002.
- 1 2 John F. Clark et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Republic of the Congo, 4e édition (2012), Scarecrow Press, page 459.
- ↑ « Congo : Denis Sassou Nguesso réaménage son gouvernement, plus qu’il ne le remanie », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- 1 2 Rémy Bazenguissa-Ganga, Les voies du politique au Congo: essai de sociologie historique (1997), Karthala Editions, pages 292–296.
- ↑ « Nepotists' nirvana », sur africa-confidential.com, (consulté le )
- ↑ « Résultats du deuxième tour des élections législatives », La Semaine Africaine,,
- ↑ "Décret N° 79-706 du 28 décembre 1980 portant nomination des membres du Conseil des Ministres", Presidency of Congo-Brazzaville, 28 décembre 1980.
- ↑ "Congo: Mediation committee set up, calls for cease-fire", Congolese National Radio, 8 juin 1997.
- ↑ « 126e anniversaire de Brazzaville. L'organisation administrative de la capitale », sur brazzaville-adiac.com, (consulté le )
- ↑ « Youth and migration », sur thenewhumanitarian.org, (consulté le )
- 1 2 « Plusieurs personnalités proches du président Denis Sassou N'Guesso s'organisent autour du concept de la paix », sur brazzaville-adiac.com, (consulté le )
- ↑ « Remaniement ministériel post-électoral », sur lasemaineafricaine.net, (consulté le )
- ↑ « Débat sur le changement de la constitution : Aimé Emmanuel Yoka appelle à un débat républicain à l’assemblée nationale », sur lasemaineafricaine.net, (consulté le )
- ↑ « Exécutif : le gouvernement de rupture au grand complet », sur adiac-congo.com, (consulté le )
- ↑ « Assemblée nationale : le réaménagement du bureau à l’ordre du jour de la session en cours », sur adiac-congo.com, (consulté le )
- ↑ « Congo-Necrologie Décès du ministre Aimé Emmanuel Yoka un grand serviteur de l'État », sur lesechos-congobrazza.com, (consulté le )
- Portail de la politique
- Portail du droit
- Portail de la république du Congo
