Allylique

En chimie organique, le terme allylique se réfère au groupe allyle qui est un groupe fonctionnel alcénique de formule semi-développée H2C=CH-CH2-. Il peut être considéré comme constitué d'un groupe vinyle, CH2=CH-, attaché à un méthylène, -CH2-. Par exemple, l'alcool allylique a pour formule H2C=CH-CH2OH. Un autre exemple d'un composé allylique simple est le chlorure d'allyle. Des versions dérivées du groupe parent allyle comme le groupe trans-but-2-én-1-yl ou crotyle (CH3CH=CH-CH2-), peuvent être aussi nommés groupes allyliques.
Le site sur l'atome de carbone saturé auquel par exemple se lie le groupe OH de l'alcool allylique et plus généralement tout atome de carbone saturé et voisin d'une double liaison, est appelé position allylique ou site allylique et le groupe attaché à ce site est parfois aussi qualifié d'allylique.
Le carbone allylique est sp3 tandis que le carbone vinylique est sp2.
Le terme homoallylique désigne de même manière :
- un fragment 3-butényle CH2=CH-CH2CH2-, ou homologue substitué;
- une position saturée sur un squelette moléculaire avoisinant une position allylique et donc à deux liaisons d'un groupement alcène;
Les positions allyliques sont sujettes à certaines réactions spécifiques, en raison de la liaison π voisine, par exemple les oxydations allyliques (en), la bromation radicalaire, le réarrangement de Claisen, la réaction ène (en), la réaction de Tsuji-Trost (en).
Étymologie
Le terme allyle est forgé à partir du nom latin de l'ail, Allium. C'est en 1844 que Theodor Wertheim obtient par entrainement à la vapeur une substance piquante à partir d'ail, connue aujourd'hui comme le disulfure d'allyle et qu'il nomme alors en allemand des deux noms Schwefelallyl et Allylsulfur, en inventant ainsi le nom allyle[1].
Nomenclature
On parle de position allylique pour tout substituant se trouvant en alpha d'un groupement alcène. En RMN du proton, les protons allyliques ont des déplacements chimiques autour de 2 ppm[réf. souhaitée].
Réactivité
Transposition sigmatropique
Les groupements allyles sont couramment impliqués dans des transpositions sigmatropique : les réarrangements de Claisen.
Notes et références
- ↑ (de) Theodor Wertheim, « Untersuchung des Knoblauchöls », Annalen der Chemie und Pharmacie, vol. 52, , p. 289 (lire en ligne)
Annexes
Articles connexes
- acétylénique
- vinylique
- propargylique
- benzylique
- homopropargylique
- méthylique
- méthylénique
- méthinique
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