Almenêches
| Almenêches | |
L'église. | |
![]() Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Sources de l'Orne |
| Maire Mandat |
Paul Vinet 2020-2026 |
| Code postal | 61570 |
| Code commune | 61002 |
| Démographie | |
| Gentilé | Almenêchois |
| Population municipale |
642 hab. (2022 |
| Densité | 32 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 41′ 54″ nord, 0° 06′ 39″ est |
| Altitude | Min. 158 m Max. 247 m |
| Superficie | 20,27 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Argentan (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Sées |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
Almenêches est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 642 habitants[Note 1].
Géographie
Localisation
Relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne, le Don, la Dieuge, le cours d'eau 01 du Joncerai[1], le cours d'eau 02 du Perron[2], le fossé 01 de la Pertuisserie[3], le fossé 01 du Bois de Peley[4], le fossé 02 de la commune de Marmouille[5], le fossé 02 de la Croix Blanche[6], le ruisseau de Querpont[7], le ruisseau des Essards[8], le ruisseau des Essarts[9], le ruisseau du Joncerai[10], le ruisseau du Plessis[11], le ruisseau Fausse la rivière[12] et divers autres petits cours d'eau[13],[Carte 1].
L'Orne, d'une longueur de 170 km, prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé 60 communes[14].
Le Don, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Brullemail et se jette dans l'Orne sur la commune, après avoir traversé dix communes[15].
La Dieuge, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Merlerault-le-Pin et se jette dans l'Ure à Gouffern en Auge, après avoir traversé six communes[16].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang Chevalier (0,76 ha)[Carte 1],[17].

Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[19]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », se caractérisant par une pluviométrie et des contraintes thermiques modérées mais aussi, par effet de continentalité, des températures plus contrastées qu'au nord dans la plaine de Caen, avec communément 10 à 15 jours par an de plus de froid en hiver et de chaleur en été[20].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 747 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Pin-au-Haras à 6 km à vol d'oiseau[21], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,3 mm[22],[23]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[24].
Urbanisme
Typologie
Au , Almenêches est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Argentan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[26]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,5 %), terres arables (21,2 %), forêts (16,8 %), zones urbanisées (2,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,4 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Almanniscus en 1025, Almenesches en 1793 et 1801[30].
Il s'agit d'un adjectif gallo-roman en -ISCA substantivé. Le premier élément Almen- représente le nom de peuple germanique des Alamans[31], d'où le sens global de « Terre des Alamans »[32], toponyme dû au fait de l'installation d'une unité de soldats alamans de l'armée romaine au Bas-Empire (cf. Lètes). Cet adjectif ethnonymique est à mettre en relation avec l'ancien village d'Allemagne (Calvados, Alemannia 1066-77 aujourd'hui Fleury-sur-Orne)[31] à moins de 75 km au nord, ainsi qu'avec Arromanches (Calvados, Arremancia vers 1175, d'un *Allemanica)[31] à environ 41 km au nord de Fleury.
Le gallo-roman -ISCA a régulièrement donné le suffixe -esche de l'ancien français, féminin de l'ancien adjectif des noms de nationalité, ex. : anglois, anglesche / danois, danesche, etc., la forme normande au nord de la ligne Joret étant -esque, d'où les nombreux Anglesqueville / Englesqueville « ferme anglaise, village anglais ».
Le gentilé est Almenêchois.
Histoire
Il semble qu'il ait existé à Almenêches, à l'époque mérovingienne, un couvent de bénédictines, dont une Opportune, fille du comte d'Exmes et sœur de saint Godegrand, évêque de Sées, aurait été abbesse au VIIIe siècle[réf. nécessaire].
En 1102, Robert Courteheuse, duc de Normandie, entre en campagne contre Robert II de Bellême. Il ordonne à ses fidèles de se rassembler au monastère d'Almenêches, comme point de départ de son expédition. C'est alors que Robert II de Bellême attaque et incendie le monastère.
En 1822, la commune de Saint-Hippolyte-sur-Orne est rattachée à Almenêches.
Héraldique
![]() |
Les armes de la commune de Almenêches se blasonnent ainsi : |
Politique et administration
Société
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].
En 2022, la commune comptait 642 habitants[Note 4], en évolution de −9,96 % par rapport à 2016 (Orne : −3,21 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Santé
Un médecin s'est installé début 2016[réf. nécessaire].
Éducation
Un nouveau groupe scolaire est en cours de construction. Il sera opérationnel pour la rentrée 2017[réf. nécessaire].
Économie
Lieux et monuments

- Parc du haras du Bois de Pelay[37].
- L'abbaye d'Almenêches, restaurée vers 1060 par Roger II de Montgommery, et incendiée en 1102 par son fils Robert II de Bellême. Ce monastère de moniales bénédictines a été transféré à Argentan, par décision de Louis XV. L'abbatiale est devenue l'église paroissiale.
- L'église actuelle est composée d'une nef et d'un transept gothiques du XVIe siècle (1534-1550), et d'un chœur du XVIIe siècle.
- Inaugurée le , une sculpture en hommage à Louis-Guillaume Perreaux, inventeur du vélocipède à vapeur, ancêtre de la motocyclette.
- La chapelle Saint-Opportune située sur un chemin faisant le tour d'Almenêches.
- Ruines des châteaux des Pantouillères et du Joncheray[38].
- Vestiges d'une enceinte quadrangulaire de 350 × 140 mètres au sud-sud-est du village, au lieu-dit le château d'Almenêches[39]. Le rempart sud-ouest s'élevait encore de cinq à sept mètres. Dans la partie est de cette enceinte, vestiges d'une motte castrale, des Xe et XIe siècles des sires de Bellême, de cent mètres de diamètre à la base, entourée d'un fossé de cinq à six mètres de larges profond de trois mètres. L'enceinte circulaire, au lieu-dit le Camp Romain, avait été signalée dès 1884 par E. Vimont[38].
Personnalités liées à la commune
- Sainte Opportune, fille du comte d'Exmes, fut abbesse du monastère bénédictin d'Almenêches. Elle mourut probablement en 777, ses reliques ont suivi les bénédictines à Argentan au XVIIIe siècle.
- Louis-Guillaume Perreaux (Almenêches, 1816 - 1889), inventeur de la moto.
- Henri Vendel (Almenêches, 1892 - 1949), poète et romancier, créateur du bibliobus.
Voir aussi
Bibliographie
- Dom Y. Chaussy, L'abbaye d'Almenèches-Argentan et Sainte-Opportune, sa vie et son culte, Bibliothèque d'Histoire et d'Archéologie chrétiennes, Paris, P. Lethielleux, 1970.
- P. Raveton, Almenèches, son abbaye ses femmes, Paris, 2012 (https://sites.google.com/site/almenechessonabbayesesfemmes)
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Almenêches sur le site de la communauté de communes
- Almenêches sur le site de l'Insee
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2022.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
Cartes
- 1 2 « Réseau hydrographique d'Almenêches » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[40].
- ↑ Sandre, « le le cours d'eau 01 du Joncerai ».
- ↑ Sandre, « le le cours d'eau 02 du Perron ».
- ↑ Sandre, « le le fossé 01 de la Pertuisserie ».
- ↑ Sandre, « le le fossé 01 du Bois de Peley ».
- ↑ Sandre, « le le fossé 02 de la commune de Marmouille ».
- ↑ Sandre, « le le fossé 02 de la Croix Blanche ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Querpont ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Essards ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Essarts ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Joncerai ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Plessis ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau Fausse la rivière ».
- ↑ « Fiche communale d'Almenêches », sur sigessn.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « L'Orne ».
- ↑ Sandre, « Le Don ».
- ↑ Sandre, « La Dieuge ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2.
- ↑ « Orthodromie entre Almenêches et Le Pin-au-Haras », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pin Au Haras-Inra » (commune du Le Pin-au-Haras) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pin Au Haras-Inra » (commune du Le Pin-au-Haras) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Argentan », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- 1 2 3 François de Beaurepaire (préf. Michel Tamine), Les Noms de lieux du Calvados (annoté par Dominique Fournier), Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-14-028854-8), p. 62-182-183
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 2 - Librairie Droz.
- ↑ Réélection 2014 : « Paul Vinet est réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ « parc du haras du Bois de Pelay », notice no IA61002723, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 116 (Almenêches).
- ↑ Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr. Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19e éd. (1re éd. 1977), 834 p., p. 574 (cf. Almenêches).
- ↑ « Almenêches sur le site de l'Institut géographique national »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (archive Wikiwix)
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