Alphonse Lefort-Gonssollin

Alphonse Lefort-Gonssollin
Fonctions
Député de la Seine-Maritime
-
Conseiller municipal de Rouen
jusqu'en
Conseiller général de la Seine-Maritime
Canton de Rouen-5 (d)
-
Conseiller d'arrondissement
Canton de Rouen-5 (d)
Biographie
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Nice
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de

Alphonse Lefort-Gonssollin est un homme politique français né le à Paris et mort le à Nice (Alpes-Maritimes). Il est député de la Seine-Maritime de 1846 à 1849.

Biographie

Famille

Alphonse Lefort est né le à Paris[1],[2]. Il est le fils de Jean-Pierre Lefort et de Charlotte Métais[3].

Alphonse Lefort se marie avec Claudine Gonssollin[3].

Sous la monarchie de Juillet

Le père d'Alphonse Lefort est fabricant de drap. Lui-même est commissionnaire en toiles puis banquier à Rouen. Politiquement, il est alors un libéral[1].

Sous la monarchie de Juillet, il est élu député de la Seine-Inférieure le . Il siège alors à l'extrême gauche[1],[2].

Sous la Deuxième République

En , Alphonse Lefort-Gonssollin figure sur la liste présentée par le Comité central républicain de Seine-Inférieure aux élections des représentants à l'Assemblée constituante. Ce Comité défend une République fondée sur l'ordre et n'accepte les réformes sociales que dans la mesure où elles ne touchent pas au droit de propriété. Lefort-Gonssolin figure sur cette liste en tant qu'ancien député de l'opposition dynastique, en compagnie de démocrates, le nom d'Alphonse de Lamartine, en tête de liste, devant jouer un rôle fédérateur[4]. Alphonse Lefort-Gonssollin, comme Lamartine et les autres députés sortants du département, figure aussi sur deux autres listes, celles du Comité départemental républicain, de tendance conservatrice[5] et celle du Comité des amis de l'ordre et de la liberté[6],[5], de tendance monarchiste[5].

La liste du Comité central républicain est intégralement élue[5]. Alphonse Lefort-Gonssollin est donc élu représentant à l'Assemblée constituante le [7],[2]. Il siège au centre droit[2] et vote parfois avec la droite. En 1849, il n'est pas réélu à l'Assemblée nationale législative et ne participe plus ensuite à la vie politique[7].

Alphonse Lefort-Gonssollin meurt le à Nice[3],[1],[2].

Notes et références

  1. 1 2 3 4 Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 57.
  2. 1 2 3 4 5 « Alphonse, Edouard Lefort-Gonssollin - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  3. 1 2 3 « Acte de décès d'Edouard Lefort. Registre des décès de Nice - 1863 - vue 107/400 », sur Archives départementales des Alpes-Maritimes (consulté le ).
  4. Pierre Ardaillou, Les Républicains du Havre au XIXe siècle (1815-1889), Mont-Saint-Aignan, Publications des universités de Rouen et du Havre, , 452 p. (ISBN 979-10-240-1100-4 et 978-2-87775-254-1, DOI 10.4000/books.purh.7859, lire en ligne), p. 49-60.
  5. 1 2 3 4 Marcel Boivin, Le Mouvement ouvrier dans la région de Rouen 1851-1876, vol. 1, Mont-Saint-Aignan, Publication de l'université de Rouen, (ISBN 979-10-240-1111-0 et 978-2-902618-97-2, DOI 10.4000/books.purh.8271, lire en ligne), p. 91-125.
  6. Alphonse-Marius Gossez, « Les professions de foi républicaines des candidats à la Constituante dans le département de la Seine-Inférieure », La Révolution de 1848. Bulletin de la Société d'histoire de la Révolution de 1848, vol. 10, no 59, , p. 386–404 (DOI 10.3406/r1848.1913.1521, lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 58.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français : comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t. IV : Lav-Pla, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p. 57-58.

Liens externes

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