Amaiur (coalition politique)
| Amaiur | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Porte-parole | Xabier Mikel Errekondo (eu) |
| Fondation | |
| Disparition | (remplacé par l'Euskal Herria Bildu) |
| Positionnement | Gauche |
| Idéologie | Gauche abertzale Nationalisme basque Nationalisme de gauche Socialisme |
| Couleurs | Bleu canard |
| Site web | www.amaiur.info |

Amaiur est une ancienne coalition politique espagnole fondée en 2011 présente dans la communauté autonome Basque et dans la communauté forale de Navarre.
Nom
La coalition tire son nom de celui de la commune d'Amaiur où se situe les vestiges du château d'Amaiur, dans lequel résistèrent les derniers défenseurs de l'indépendance de la Navarre en 1522.
Historique

La coalition est créée le pour rassembler les partis de gauche abertzale Aralar, Eusko Alkartasuna et Alternatiba en vue des élections législatives anticipées du 20 novembre 2011[1]. Elle succède à la coalition plus restreinte Bildu (qui regroupait EA et Alternatiba et avait notamment conquis la mairie de Saint-Sébastien au printemps 2011)[2]. Les trois formations se positionnent contre la violence d'ETA et souhaitent œuvrer en faveur d'une "résolution politique du conflit"[3] alors qu'une conférence internationale pour la paix est organisée un mois avant les élections[4] en présence notamment de Brian Currin et Kofi Annan. ETA annonce la fin de la lutte armée quelques semaines plus tard[5], renforçant la légitimité des candidatures d'Amaiur[6],[7]. Le Parti nationaliste basque refuse de participer à la coalition[8].
Amaiur obtient 334 498 voix (285 290 au Pays basque, soit 24,11 % des voix, et 49 208 voix en Navarre, soit 14,86 %) et sept députés, permettant à des représentants abertzale de revenir au Congrès après quinze d'absence.

La coalition devient la première force abertzale devant le PNB (cinq sièges) et la cinquième au Congrès[9], dépassant le PSOE en Navarre et en Euskadi[10],[11], mais ne peut former de groupe parlementaire[12] à la suite d'une décision du Bureau du Congrès (un parti peut former un groupe parlementaire s'il a obtenu au moins 15 % dans chaque circonscription où il s'est présenté, condition satisfaite pour Amaiur dans les trois provinces d'Euskadi mais pas en Navarre où son député n'a obtenu que 14,86 % des voix)[13].
Dans la foulée des élections, des députés d'Amaiur participent à une manifestation à Bilbao réclamant le rapprochement des prisonniers d'ETA[14]. En mars 2012, les partis constitutifs de la coalition se réunissent avec leurs homologues d'Iparralde réunis sous la bannière Euskal Herria Bai pour annoncer travailler conjointement à un Pays basque "souverain et solidaire"[15].
Pour les élections au Parlement basque de 2012 puis pour les élections générales du 20 décembre 2015, les partis Aralar, Alternatiba, EA et Sortu se présentent au sein de la coalition Euskal Herria Bildu, mettant fin à celle d'Amaiur.
Notes et références
- ↑ « Bildu et Aralar ensemble », Sud Ouest,
- ↑ « Les séparatistes basques se détournent d'ETA », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « ETA makes peace gestures ahead of Spain vote », AFP,
- ↑ Sandrine Morel, « Appel international à "l'arrêt définitif de l'activité armée" de l'ETA en Espagne », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « ETA : fin de la lutte armée, non pas politique », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pantxika Delobel, « « Zapatero a nié la crise » », Sud Ouest,
- ↑ Mathieu de Taillac, « ETA s'invite dans les élections espagnoles », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Sandrine Morel, « ETA : la fin de la lutte armée ouvre une voie politique aux indépendantistes basques », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Retour en force des souverainistes », Sud Ouest,
- ↑ Pantxika Delobel, « Toujours plus abertzale », Sud Ouest,
- ↑ (es) «Amaiur busca ser la primera fuerza abertzale y superar al PSOE en Navarra»? publico.es, 20 novembre 2011
- ↑ « Espagne: les indépendantistes basques n'auront pas de groupe au Parlement », AFP,
- ↑ (es) « Parlamento español rechaza que independentistas vascos formen grupo propio », AFP,
- ↑ « Une marée humaine pour les prisonniers », Sud Ouest,
- ↑ Pantxika Delobel, « Dépasser les clivages », Sud Ouest,
Voir aussi
Lien externe
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