Angèle Patassé

Angèle Patassé
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Angèle Patassé de son nom de naissance Angèle Essotina Patassé, née en 1955 et décédée le 3 décembre 2007 à Lomé au Togo, est une personnalité publique d'origine togolaise devenue Première dame de la République centrafricaine de 1993 à 2003 en tant qu'épouse de l'ancien président Ange-Félix Patassé[1].

Biographie

Patassé, membre du peuple Kabye, est née Angèle Essotina[2]. Elle grandit dans la ville de Kouméa, préfecture de Kozah, dans la région de la Kara, au nord du Togo[2].

En 1982, le chef de l'opposition centrafricaine Ange-Félix Patassé organise une tentative de coup d'État contre le président André Kolingba (qui venait d'arriver au pouvoir lors du coup d'État de 1981 en République centrafricaine, moins d'un an plus tôt). La tentative de coup d'État menée par Patassé ayant échoué, lui et sa famille sont contraints de fuir au Togo, où ils y ont vécu en exil de 1982 à 1992, période pendant laquelle, Patassé a divorcé de sa première épouse, Lucienne Patassé[1]. Il épouse bientôt sa seconde épouse, Angèle Essotina Patassé, une Togolaise qu'il rencontre lors de son séjour dans le pays, est devenue son épouse. Ensemble, ils ont eu trois enfants[3].

En 1992, Ange-Félix Patassé revient d'exil en République centrafricaine. Un an plus tard, il est élu président lors de l'élection présidentielle de 1993, poste qu'il occupe de 1993 jusqu'à son renversement en 2003. Angèle Patassé, en tant qu'épouse, est devenue Première Dame de la République centrafricaine durant son mandat.

Coup d'Etat de son époux le président Ange-Félix Patassé

Changement forcé de trajectoire pour Yaoundé, au Cameroun.

En mars 2003, la Première Dame Angèle Patassé a accompagné son mari et une délégation du gouvernement centrafricain à un sommet régional à Niamey, au Niger[4]. De retour du Niger, le président Ange-Félix Patassé est renversé par le général François Bozizé le 15 mars 2003[4]. Selon un reportage de Jeune Afrique, le vol ramenant le président Patassé à Bangui a été retardé, car la Première dame Angèle Patassé était en retard d'une séance de shopping à Niamey[4]. Bien que personne à bord de l'avion présidentiel n'était au courant du coup d'État en cours à l'époque, le long voyage de shopping de la première dame « a probablement sauvé la vie du couple », a écrit le journaliste François Soudan dans Jeune Afrique[4]. Bozizé et ses rebelles s'emparaient de l'aéroport international de Bangui M'Poko au moment même où l'avion de Patassé était en approche, forçant son avion à se détourner de Yaoundé, au Cameroun [4].

Exil a Yaoundé au Cameroun Lomé, son Togo

Lors de leur séjour à l'hôtel Hilton de Yaoundé, Angèle et Ange-Félix Patassé apprennent que leurs deux jeunes enfants, Salomon et Providence, ont été conduits à l'ambassade de France à Bangui[4]. Les enfants furent bientôt évacués par un avion de transport militaire Transall C-160 vers Libreville, au Gabon, avec d'autres membres de la famille Patassé et leurs domestiques togolais [4]. Patassé rend visite à la Première Dame camerounaise Chantal Biya, qui envoie également à la famille Patassé de la nourriture africaine, bien que le président camerounais Paul Biya refuse d'appeler l'ancien président Patassé[4]. La première dame ⁣⁣gabonaise⁣⁣, Edith Bongo s'est également entretenue avec Patassé plusieurs fois par jour au lendemain du coup d'État[4].

Angèle Patassé et sa famille s'envolent pour Lomé, son Togo natal, le 19 mars 2003, où elle vit en exil jusqu'à la fin de sa vie[1],[4].

Maladie et décès

Angèle Patassé décède d'une longue maladie ayant entraîné une défaillance multiviscérale, dans une clinique privée de Lomé, au Togo, le 3 décembre 2007, à l'âge de 52 ans[1],[2]. Sa santé s'est détériorée avant sa mort[2] Elle laisse dans le deuil son mari et leurs trois enfants[1] ,[3] ,[5].

Angèle Patassé est enterrée à Lomé, au Togo, le 22 décembre 2007, à la suite de funérailles à la villa de Lomé où l'ancien président et la première dame vivaient en exil depuis 2003 [3] ,[5]. Parmi les personnalités présentes à ses funérailles figure une délégation officielle du gouvernement centrafricain, composée de la ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Solange Pagonendji-Ndakala, du ministre de l'Urbanisme, Timoléon Mbaikoua, de la vice-présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines, Sérédouma, ainsi que de la consule générale de la République centrafricaine au Togo, Mme Zoungoula[5]. L'ancien président Ange-Félix Patassé est décédé en 2011 [6].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Angèle Patassé » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 « Angèle Patassé est décédée », Republic of Togo, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  2. 1 2 3 4 « Décès à Lomé de l'épouse de l'ex-président centrafricain A. F. Patassé », Xinhua, Sagonet, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. 1 2 3 « Angèle Patassé inhumée à Lomé », Republic of Togo, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 François Soudan, « La chute de l’Ange », Jeune Afrique, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. 1 2 3 « Décédée le 3 décembre à Lomé au Togo, Mme Angèle Essotina Patassé a été inhumée le samedi 22 décembre 2007 », Republic of Togo, Sagonet, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  6. Kaye Whiteman, « Ange-Félix Patassé obituary », The Guardian, (lire en ligne [archive du ], consulté le )

Liens externes

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