Bombardement d'Évreux (1944)
| Bombardement d'Évreux (1944) | |
| Date | Du au
Principalement du au et le |
|---|---|
| Lieu | Evreux, France |
| Victimes | Civils de Evreux |
| Type | Bombardement aérien |
| Morts | 200 |
| Auteurs | |
| Guerre | Seconde Guerre mondiale |
Les bombardements d'Évreux de 1944 sont des bombardements aériens stratégiques menés par les Alliés en 1944, durant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont détruit tout le centre-ville, tué 195 habitants[1], blessé et mutilé beaucoup d'autres.
Déroulement et bilan humain
- Le , vers 11h45, un bombardement se déroule au Vieil Évreux et à Saint-Aubin, faisant six morts.
- Le , deux bombes tombent sur le Palais de Justice et deux autres sur une maison.
- Le , un bombardement anglais touche par hasard un convoi allemand près de la gare. Il n'y a pas de victimes civiles.
- Le mercredi , jour de la Première communion, entre 6h et 6h30, une nouvelle attaque aérienne anglo-américaine se déroule. Des bombes tombent sur le transformateur électrique sur la colline près du collège Saint-François-de-Sales, ainsi que dans la rue Saint-Germain, dans la rue de l’Épargne, dans la rue aux Cailloux. Une dizaine de maisons sont touchées, et deux civils sont sérieusement blessés.
- Le jeudi , deux bombes anglo-américaines tombent rue Saint-Germain, provoquant un incendie. On déplore un mort.
- Le samedi , il y a plusieurs alertes et des bombes anglo-américaines tombent sur la ville. On comptabilise deux points de chute à Gravigny, plusieurs à Huest. Il y a deux morts et quatre blessés. Le soir vers 19h, des double-fuselages piquent vers la gare et mitraillent les environs. Les forteresses volantes bombardent aussi le camp d'aviation.
- Le dimanche vers 7h15, une escadrille alliée de 329 appareils, composée de 225 bombardiers Lancaster, 86 Halifax, 18 chasseurs Mosquitos, quittent leur aérodrome en Angleterre pour se diriger vers leurs cibles à Évreux et Massy-Palaiseau. Des mitraillages et des gros bombardements sont signalés aux environs d'Évreux.
- Dans la nuit du 11 au 12, vers minuit, la sirène retentit; vers 3h15, un premier avion pique sur le centre de la ville; des bombes éclairantes et des bombes explosives tombent. Les rues de Paris, du Capitaine-Herriot, Jean-Jaurès, du Remblai et de Pannette sont ravagées. De nombreuses bombes ont touché l'amorce de la rue Victor-Hugo, la rue Villaine, la rue Maillot, la place Dupont-de-l'Eure. Le désastre est total à la Madeleine et au collège Saint-François-de-Sales; des incendies se déclarent[2].
- Le , Marie Delphine Boucher et Albert Rosset meurent de leurs blessures.
- Le , mort de Pierre Guérin, victime du bombardement du 12.
- Le , mort de Marie Métairie et Denise Lacroix, victimes du bombardement du 12.
- Le , mort d'Albertine, Clémentine, Georgette Blondel, victimes du bombardement du 12.
- Le , on arrête le chiffre des morts à 163. Dans la nuit du 22 au 23, quelques bombes tombent sur la gare de marchandises. Les 24 et 29, des bombes tombent sur le dépôt des machines.
- Le , mort de Jeanne Moniot.
- Le , mort de Marcel Truchon et Robert Drouet, victimes du bombardement du 12.
- Le , mort de Louis Legrand, des blessures du bombardement du 12.
- À partir de la fin juin et courant juillet, plusieurs bombardements se déroulent sur la gare de Bacquepuis (ligne de train Évreux-Glos) mais celle-ci étant hors service depuis le début de juin, il ne reste plus qu'une locomotive rouillée.
- Le , des bombes tombent au Clos-au-Duc et à l’École Normale.
- Le , mort de Pierre Lefrançois, victime du bombardement du 8.
- Le dimanche à 10h45, cent bombes tombent sur le Pré-Margot, faisant deux morts et une dizaine de blessés. Les bombes étaient destinées à la ligne du Neubourg.
- Le , trente-quatre nouveaux cadavres sont trouvés dans les décombres, victimes des bombardements du 23.
- Le , mort de Gaston Ecker, victime du bombardement du 8.
- Le , mort de Louis Albert, victime des bombardements du ,
- Le vers midi, les bombes tombent sur les routes aux alentours d’Évreux. Les bombardements visent en principe les véhicules allemands: dès que les civils aperçoivent un véhicule allemand, ils s'en éloignent précipitamment.
- Le lundi à 16h30, un bombardement se déroule rue Saint-Michel. Trois bombes tombent sur des maisons, et il y a trois morts. Une bombe tombe sur Arnières-sur-Iton. Roger Salaun et son fils Yann sont tués.
- À partir du , il n'y a plus de bombardements. La ville est libérée le lendemain.
- Le , mort d'Henri Herny et de Roland Simion des suites des blessures du bombardement du 8.
Voir aussi
Références
- ↑ Mémorial des victimes civiles: Bataille de Normandie
- ↑ Nicolas Daumet, « L'histoire d'Evreux en 1944 », sur www.evreux-histoire.com (consulté le )
Articles connexes
Bibliographie
- Julien Papp, Mémoires de la seconde guerre mondiale dans l'Eure, les éditions du Sapin d'or, Epinal, 1991
- Albert Van De Walle, Évreux et l'Eure pendant la guerre: 1939-1945, 2000, Évreux, C.Hérissey,
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