Bousculade du pont de la Guillotière

La bousculade du pont de la Guillotière, autrefois dénommée tumulte du pont du Rhosne[1], est une tragédie survenue le sur le pont de la Guillotière, anciennement pont du Rhône, à Lyon, en France. L'obstruction du pont, réputé trop étroit et trop long[2], par le carrosse de Madame Servient, combinée à l'arrivée de nombreux Lyonnais de retour de la vogue de Saint-Denis de Bron, entraîne une immense bousculade et la mort de plus de 241 personnes : 216 sont écrasées et 25 noyées après être tombées dans le fleuve[1]. Cet épisode aurait convaincu Madame de Servient, née Catherine Mazenod, à « léguer son large domaine de la Guillotère aux Hospices civils de Lyon »[3].
Évocation
L'épisode dramatique est mis en image sous le titre Le tumulte du pont de Rosne dans le numéro 3 magazine Les rues de Lyon, paru en mars 2015[4].
Notes et références
- 1 2 « Le 11 octobre 1711, la tragédie du Pont de la Guille a donné la Part-Dieu, devenue depuis la Part du diable », Rebellyon, 11 octobre 2014.
- ↑ Jean-Baptiste Monfalcon, Histoire monumentale de la ville de Lyon, vol. 6, Paris, Firmin Didot, 1866, p. 72-73. Passage intitulé « Pont de la Guillotière ».
- ↑ « Détails sur Mme de Servient », sur Guichet du Savoir, Bibliothèque Municipale de Lyon,
- ↑ B-gnet, « Le tumulte du pont de Rosne », Les rues de Lyon, Association l'Épicerie Séquentielle, Caluire, no 3, , p. 1-11.
Bibliographie
- « Relation du grand malheur arrivé à la Porte du Rone à Lyon, le 11 octobre de l'année 1711, au retour de la promenade de Bron, hors le Faux-bourg de la Guillotière. », Nouvelle, (lire en ligne)
- Jean Pelletier, Les Ponts de Lyon : l’eau et les Lyonnais, Le Coteau, Éditions Horvath, , 207 p. (ISBN 2-7171-0695-2), p. 176
- Jean-Baptiste Roch, Histoire des Ponts de Lyon de l’époque gallo-romaine à nos jours, Le Coteau, Éditions Horvath, , 167 p. (ISBN 2-7171-0272-8), p. 124-125
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