Brigade anti-sardinards

Brigade anti-sardinards
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Objectif
Opposition et rejet au président Paul Biya, à son régime et à ses soutiens
Méthode
manifestation, saccage
Pays
Organisation
Idéologie

La Brigade anti-sardinards (BAS) est un collectif de la diaspora camerounaise opposé au président Paul Biya, à son régime et à ses soutiens. Elle est créée en octobre 2018 à Paris par un groupe de militants en réaction à l'élection présidentielle de la même année, qui a vu la réélection du président.

Histoire

Origines et création

Membre du Collectif des organisations démocratiques de la diaspora camerounaise (CODE), fondé par Brice Nitcheu et Emmanuel Kemta, plus connu sous le nom de « combattant », est l'un des premiers à avoir lancé un appel au boycott des artistes ayant soutenu le président Paul Biya lors de l'élection de 2018[1]. Une semaine après une première manifestation contre la victoire du président camerounais, organisée le devant l'ambassade du Cameroun en France, le BAS est créé[2].

En réaction, des militants pro-Biya de la diaspora camerounaise ont créé l'éphémère Brigade anti-tontinards (BAT).

Actions

Le , en réaction à ce qu'ils qualifient de « hold-up électoral » des dernières élections, quelques dizaines d'activistes du collectif s'introduisent dans l'ambassade du Cameroun en France et détruisent le portrait de Paul Biya[3].

À Lyon, du 8 au , le président Paul Biya participe à la 6e conférence pour reconstituer les ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme[4]. Il est accueilli par ses partisans et hué par le BAS, qui a protesté contre sa présence à la conférence de Lyon[5].

Le , des militants se réclamant de la BAS manifestent devant l'hôtel InterContinental de Genève, où séjournait le président Paul Biya[6].

Le , le ministre camerounais de la Jeunesse et de l'éducation physique, Mounouna Foutsou, en visite à Bruxelles, et l'ambassadeur du Cameroun en Belgique, Daniel Evina Abe'e, sont agressés par des dizaines de membres du collectif. Le ministre est enfariné et frappé à coups de pied et de poing. Une autre personne est traînée au sol sur quelques mètres. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent également l'ambassadeur ensanglanté et avec une entaille au visage[7].

Polémiques

Lien présumé avec le Mouvement pour la renaissance du Cameroun

Certains analystes politiques camerounais sont convaincus que la BAS est liée au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti du leader de l'opposition Maurice Kamto, qui conteste la victoire de Paul Biya à l'élection présidentielle[8]. Cependant, le MRC nie tout lien avec la BAS, qui se dit apolitique[2].

Notes et références

  1. Yann Vlad Atanga, « Diaspora : Qui est réellement le combattant Kemta?, cette bête noire du couple présidentiel en Europe », sur 237 Actu (consulté le )
  2. 1 2 « Cameroun : quel est ce mouvement de la diaspora qui boycotte les artistes soutenant Paul Biya ? », sur information.tv5monde.com, (consulté le )
  3. « Justice : sursis pour les responsables du saccage de l'ambassade du Cameroun à Paris », sur RFI, (consulté le )
  4. « Pourchassé par la BAS, Paul Biya s'enfuit de l'hôtel et se réfugie dans une caserne », (consulté le )
  5. « Paul Biya viré de la France sous la menace de la BAS et des Amazones », (consulté le )
  6. « Comment des opposants camerounais ont tenté d’entrer dans l’hôtel genevois de Paul Biya », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  7. « Un ministre camerounais ciblé par des opposants au régime en Belgique », sur RFI, (consulté le )
  8. « La diaspora camerounaise boycotte les artistes ayant soutenu Paul Biya », sur VOA, (consulté le )
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