Caius Rutilius Gallicus

Caius Rutilius Gallicus
Fonctions
Sénateur romain
Légat de légion
Préfet de Rome
Légat d'Auguste propréteur
Biographie
Naissance
Vers
Turin
Décès
Vers
Nom dans la langue maternelle
C. Rutilius Gallicus
Nom de naissance
Caius Rutilius Gallicus
Époque
Activité
Gens
Rutilii (en), Julii

Caius Rutilius Gallicus est un sénateur et consul romain du premier siècle de notre ère.

Famille

Gallicus, qui est originaire de Turin, est connu par un poème que lui dédia Stace en 88 ou en 89 pour le féliciter de sa guérison et qui résume sa carrière[1],[2]. Sa femme est Minicia Paetina[3].

Son adoption dans les années 70 et après son mariage lui vaut le nom complet de Quintus Iulius Cordinus Caius Rutilius Gallicus, attesté par les citations épigraphiques[4],[5],[6].

Biographie

Il est admis dans l'ordre sénatorial lors de la censure de l'empereur Claude en 48. Il commence sa carrière en tant que tribun militaire dans la Legio XIII Gemina puis comme légat de la Legio XV Apollinaris[6] en 52/54, dans la province de Galatie-Cappadoce entre 55 et 64[7], probablement sous les ordres de Corbulo. Pendant l'année des 4 empereurs, entre 68 et 70, il est légat d'Auguste propréteur du proconsul d'Asie.

Il fut consul suffect avant 78, peut être en 70 (ou en 72 selon une autre hypothèse)[8]. et fut coopté parmi les sodales augustales.

Il fut chargé par Vespasien d'une mission en tant que légat d'Auguste propréteur en Afrique proconsulaire, connue par des inscriptions épigraphiques. Au printemps 74, il est dans les Syrtes pour fixer la frontière administrative entre les Lepcitani et les Oeenses[9],[10], puis il intervient sur le tracé de la Fossa regia[11]. Il est consul suffect une deuxième fois, en mars 85, avec pour collègue Lucius Valerius Catullus Messallinus. En 91, il est préfet de Rome.

Notes et références

  1. Stace, Silves, I, 4 lire en ligne
  2. Léon Legras, « Les dernières années de Stace », Revue des Études Anciennes, t. 9, no 4, , p. 340 (lire en ligne).
  3. Inscription découverte à Turin CIL V, 6990
  4. Nom ancien CIL VI, 1984 et CIL VIII, 25967 ; nom nouveau AE 1979, 649
  5. Rémy 1990, p. 382, note 6.
  6. 1 2 Dondin-Payre 2000, p. 500.
  7. Rémy 1990, p. 403.
  8. Paul Gallivan, « The Fasti for A. D. 70-96 », The Classical Quarterly, vol. 31, no 1, , p. 186–220 (ISSN 0009-8388, lire en ligne, consulté le )
  9. AE 1979, 648 et AE 1979, 649.
  10. Marmouri 2016, p. 284, note 32.
  11. CIL VIII, 25967

Bibliographie

  • (en) John Henderson, A Roman Life. Rutilius Gallicus On paper & In Stone, Exeter, , 155 p. (ISBN 0-85989-565-3).
    Monique Dondin-Payre, « Lecture critique de l'ouvrage ci-dessus », L'antiquité classique, t. 69, , p. 499-500 (lire en ligne).
  • Khaled Marmouri, « Un proconsul en Tripolitaine : Q. Manlius Ancharius Tarquitius Saturninus », Cahiers du Centre Gustave Glotz, no 27, , p. 275-298 (lire en ligne).
  • Hans-Georg Pflaum, Afrique Romaine, Scripta Varia I, Paris, 1978, pp. 200-201.
  • Bernard Rémy, « Le mariage des sénateurs affectés en Anatolie », dans Parenté et stratégies familiales dans l'Antiquité romaine. Actes de la table ronde des 2-4 octobre 1986 (Paris, Maison des sciences de l'homme), École Française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (no 129), (lire en ligne), p. 381-414.

Voir aussi

  • icône décorative Portail de la Rome antiquesection Empire romain