Camille Blaisot
| Camille Blaisot | |
Camille Blaisot en 1931 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (27 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 10 mai 1914 |
| Réélection | 16 novembre 1919 11 mai 1924 22 avril 1928 1er mai 1932 26 avril 1936 |
| Circonscription | Calvados |
| Législature | XIe, XIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | NI (1914-1919) ERD (1919-1924) URD (1924-1932) FR (1932-1942) |
| Prédécesseur | Henry Chéron |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil | |
| – (7 mois et 17 jours) |
|
| Gouvernement | Laval IV |
| Ministre de la Santé publique et des Sports | |
| – (1 an, 4 mois et 7 jours) |
|
| Gouvernement | Laval I Laval II Laval III Tardieu III |
| Prédécesseur | Henri Queuille |
| Successeur | Justin Godart |
| Conseiller général du Calvados | |
| – (9 ans) |
|
| Circonscription | Canton de Caen-Ouest |
| Prédécesseur | Charles Badin |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Valognes, France |
| Date de décès | (à 64 ans) |
| Lieu de décès | Dachau, Allemagne |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Calvados |
Camille Blaisot, né le à Valognes (Manche) et mort pour la France le à Dachau (Allemagne), est un avocat, homme politique et résistant français.
Biographie
Élève de la faculté des droits de Caen[1], Camille Charles Auguste Blaisot[2] est avocat au barreau de Caen. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire. Il est nommé lieutenant et obtient deux citations. Il est l'oncle de Jacques Mouchel-Blaisot, Compagnon de la Libération[3].
Lors des législatives de 1914, il bat Auguste Nicolas. Il est député du Calvados du au , puis ministre de la Santé publique et des Sports du au dans les gouvernements Pierre Laval (1), Pierre Laval (2), Pierre Laval (3) et André Tardieu (3), ainsi que sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du au dans le gouvernement Pierre Laval (4). Il est vice-président de la Fédération républicaine, très proche de Louis Marin[4].
Durant l'entre-deux-guerres, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1933 à titre militaire.
Camille Blaisot est engagé dans le secteur des courses hippiques.
La consultation de son dossier aux archives du service historique de la défense permet de comprendre qu’il a été membre de la Résistance intérieure française à titre isolé dès le . Il a constitué le groupe « Batignolles-Libération » de la Fédération républicaine de France et a assuré le rôle d’agent de liaison avec les services de renseignements alliés (britanniques et américains). Le , il est arrêté à Caen par la Gestapo pour faits de résistance, est emprisonné dans la maison d'arrêt de Compiègne avant d’être déporté[5]. Il meurt à Dachau dans le Block 9, chambre 4 (tuberculeux). Le décès n'est signalé à l'administration du camp que le . Il est inhumé à Valognes.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire (1933)
Croix de guerre –
Médaille de la Résistance française (décret du 17 décembre 1968)[6]
Hommages, postérité
- Odonymes
- Le square Camille-Blaisot, situé à proximité de son lieu d'arrestation[1], à Caen porte son nom.
- Depuis 1956, la rue Camille-Blaisot lui rend hommage dans le 17e arrondissement de Paris.
- Une rue à Bretteville-sur-Laize porte son nom.
- Monuments
- En 1949, une plaque a été posée sur son domicile caennais au 15 rue Pasteur, où il a été arrêté en 1944[1].
- Un buste le représentant réalisé par Serge Zélikson est érigé en 1954 dans le square qui porte son nom à Caen[1].
- Un buste le représentant, copie du précédent, est érigé en 1960 à l'intersection de la route de Paris (RD 613) et de la RD 40 à Vimont[1].
- Le prix Camille-Blaisot se déroulant chaque année sur l'hippodrome de Vincennes porte son nom.
Voir aussi
Notes et références
- 1 2 3 4 5 Emmanuel Luis, Direction de l'inventaire général du patrimoine culturel de la Région Normandie, Portraits en ville : les hommages sculptés à Caen, Lyon, Lieux dits, coll. « Parcours du patrimoine », (ISBN 978-2-36219-128-2), p. 56-60
- ↑ « Registres paroissiaux et d'état civil », sur www.archives-manche.fr (consulté le )
- ↑ Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- ↑ François Roth, « Louis Marin, le général de Gaulle et le gaullisme partisan », dans Gaullisme et gaullistes : dans la France de l'Est sous la IVe République, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 303–314 p. (ISBN 978-2-7535-6668-2, lire en ligne)
- ↑ Jean-François BOCQUET, « Camille BLAISOT, résistant », sur Camille BLAISOT, résistant, (consulté le )
- ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
Bibliographie
- « Camille Blaisot », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
- Olivier Wieviorka, Les orphelins de la République : destinées des députés et des sénateurs français, 1940-1945, Paris, Seuil, coll. « L'univers historique », (1re éd. 2001), 472 p. (ISBN 978-2-02-128374-7, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Édouard Barthe, Le combat d'un parlementaire sous Vichy, Éd. Singulières, 2007 (ISBN 978-2-35478-005-0)
Liens externes
- Ressource relative aux militaires :
- Ressource relative à la vie publique :
- Portail de la Seconde Guerre mondiale
- Portail de la politique française
- Portail du Calvados
- Portail de la Résistance française
