Camille Costa de Beauregard
| Camille Costa de Beauregard | |
Statue de l'abbé Costa. | |
| Bienheureux | |
|---|---|
| Naissance | , Chambéry, royaume de Sardaigne |
| Décès | , Chambéry, France |
| Nationalité | Français |
| Vénéré à | Fondation du Bocage, Chambéry |
| Béatification | , Chambéry, sous le pontificat de Léon XIV |
| Vénéré par | l'Église catholique |
| Fête | 27 mai |
| Attributs | soutane |
Camille Costa de Beauregard, né le et mort le , chanoine de Chambéry, est le fondateur, en 1868, de l'orphelinat du Bocage destiné à l'éducation des enfants pauvres et abandonnés. Il est vénéré comme bienheureux par l'Église catholique et fêté le 27 mai.
Biographie
Camille Costa de Beauregard naît le à Chambéry en Savoie (royaume de Sardaigne)[1], au sein d'une famille princière du royaume de Piémont-Sardaigne. À l'âge de 22 ans, il décide de tout quitter pour mener une vie chrétienne plus radicale et se destine à la prêtrise. En , il entre au séminaire français de Rome[1], où il sera ordonné prêtre.
De retour à Chambéry en , Camille Costa de Beauregard se consacre aux ouvriers et crée pour eux une caisse d’aide mutuelle, sous le patronage du saint savoyard François de Sales. Il mène une vie pauvre et dépouillée, tout donné à son apostolat[réf. nécessaire]. En , le choléra s'abat sur Chambéry et la région[1]. L'abbé Costa organise la solidarité. Marqué par la quantité d'orphelins et de jeunes abandonnés, il décide d'en recueillir plusieurs chez lui. Grâce à un don du comte de Boigne, il fonde en 1868 l'orphelinat du Bocage[1] qui accueillera jusqu’à 150 pensionnaires[réf. souhaitée]. Proche de saint Jean Bosco, l'abbé Costa met en œuvre les principes salésiens d'éducation. Jusqu'à sa mort, il se dévoue aux orphelins.
Après son décès survenu le [1], son neveu Ernest perpétue son œuvre, avant de la confier aux Salésiens de Don Bosco, en 1954[2],[3].
À sa mort, les titres des journaux parlent du décès du « saint de Chambéry » ou encore du « père des orphelins »[réf. nécessaire]. Ses funérailles sont suivies par plusieurs milliers de personnes. Il est inhumé au cimetière du Paradis de Chambéry en 1910 [4], avant que sa dépouille ne soit déplacée au Bocage cours d'une cérémonie le , à 9 heures du matin. Plus d'un millier de personnes assistent notamment à la levée du corps au cimetière[5]. L'œuvre se poursuit. La Fondation du Bocage, reconnue d'utilité publique en 1981, accueille en 2025 150 jeunes à la maison d'enfants à caractère social et plus de 200 apprenants au lycée agricole privé[réf. nécessaire].
Béatification
Au terme d'une longue enquête sur la vie et les vertus de l'abbé Costa, le pape Jean-Paul II le proclame vénérable en 1991[6]. Une première demande de béatification pour le centenaire de sa mort en 2010 avait déjà été déposée mais refusée par le Dicastère pour les causes des Saints[7]. Le , le pape François signe le décret reconnaissant un miracle attribué à l'intercession de l'abbé Costa, permettant ainsi sa béatification[1].
La messe solennelle durant laquelle il est proclamé bienheureux est célébrée le [8] dans la cathédrale de Chambéry par le nonce apostolique Mgr Celestino Migliore, en présence de 4 500 fidèles. C'est la première béatification du pontificat de Léon XIV, successeur de François[9].
Le miracle reconnu ayant permis la béatification est lié à l'œil d'un enfant (touché par une involucre de bardane en , soit plus de six mois après la mort de Camille Costa de Beauregard) qui guérit très rapidement, sans aucune intervention médicamenteuse, à la suite de l’application d’un mouchoir lui ayant appartenu par une sœur infirmière. Les témoignages conservés dans des archives ont permis la béatification[10].
La mémoire liturgique du bienheureux Camille Costa est célébrée le 27 mai.
Hommages
Certains conseils municipaux de communes du département de la Savoie ont donné le nom de Camille Costa de Beauregard à une de leurs voies, dont notamment Chambéry, La Motte Servolex et Les Marches (devenue une commune associée de la commune nouvelle de Porte-de-Savoie).
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 Geneviève Pasquier, « Camille Costa de Beauregard, futur saint savoyard », La Croix, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Camille Costa de Beauregard, un futur saint au service des orphelins », sur don-bosco.net (consulté le ).
- ↑ « Du côté de Camille : une famille de bienfaiteurs, la famille Costa de Beauregard », sur fondationdubocage.org (consulté le ).
- ↑ Bouchard 2010, p. 235.
- ↑ « 19 avril 1911 : le retour des cendres du père des orphelins », sur fondationdubocage.org (consulté le ).
- ↑ I.Media, « Camille Costa de Beauregard, un Français bientôt béatifié », Aleteia, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Ghislaine Gerbelot, « Camille Costa de Beauregard proclamé bienheureux ? », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Camille Costa de Beauregard sera béatifié le 17 mai 2025 », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Benoît Harel, « Béatification de Camille Costa de Beauregard: «un stimulant pour l'Église» », Vatican News, .
- ↑ « Un miracle attribué à Camille Costa de Beauregard », sur chambery-cathedrale.paroisse73.fr (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Françoise Bouchard, Camille Costa de Beauregard : la noblesse du cœur, 1841-1910, Salvator, , 285 p. (ISBN 9782706707780).
- Robert Fritsch, Camille Costa de Beauregard : fondateur de la Maison d'enfants du Bocage à Chambéry, Don Bosco, 2004, 119 p. (ISBN 9782914547314).
- Ernest Costa de Beauregard, Une âme de Saint, Le Serviteur de Dieu, Camille Costa de Beauregard, 1841-1910, .
- Paul Ripaud, Prier 15 jours avec Camille Costa de Beauregard : Une vie au service des orphelins, Paris, Nouvelle Cité, , 128 p. (ISBN 978-2-37582-696-6).
Articles connexes
Liens externes
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