Cauchemar blanc (bande dessinée)
| Cauchemar Blanc | |
| One shot | |
|---|---|
| Auteur | Jean Giraud / Mœbius |
| Pays | |
| Éditeur | Les Humanoïdes Associés |
| Première publication | 1977 |
| ISBN | 2-902123-08-6 |
Cauchemar blanc est une histoire courte de Jean Giraud / Moebius, de douze planches, publiée en 1977 aux Humanoides associés. Cette histoire a été adaptée au cinéma sous la forme d'un court-métrage de Mathieu Kassovitz en 1991 et aussi intitulé Cauchemar blanc.
Description
L'édition originale de 1977 (ISBN 2-902123-08-6) contient neuf histoires courtes publiées en noir et blanc: Cauchemar blanc, Calque A, Approche de Centauri, Il y a un Prince charmant sur Phenixon, L'Artefact, Interview, Calque B, Deima, Barbe Rouge et le cerveau pirate[1].
Le tome 1 de la série Moebius : Œuvres complètes, paru en 1980 (ISBN 9782731600605), contient Le Bandard fou, John Watercolor et Cauchemar Blanc[2]. Il existe aussi une réédition de 2006 aux Humanoides associés avec 10 histoires parues dans le recueil origial de 1975 plus le Bandard Fou publié aux éditions du Fromage en 1974[3].
Comme le note Benoit Cassel : "Se lançant parfois dans des planches directement à l’encre, sans crayonné ni scénario préconçu (c’est un peu la marque de fabrique Mœbius), cela donne des récits politiquement revendicateurs (Cauchemar blanc, La tarte aux pommes, Conte de Noël, Variation n°4027 sur « le » thème), des petits bijoux de non-sens (Barbe-rouge et le cerveau pirate, l’artefact), un délire humoristico-conjugal (Il y a un prince Charmant sur Phenixon), des perles expérimentales ou surréalistes (Absoluten calfeutrail, Approche sur Centauri), voire totalement hermétiques (Rock city, le Bandard fou)"[4].
Accueil critique
Cette histoire est emblématique du racisme en France dans les années 70. Matthew Screech (dans "The Francophone bande Dessinée")[5] note que « Cauchemar blanc montre les fantasmes violents et irrationnels d'un raciste se mêlant à la vie quotidienne ». En rendant l'histoire très réaliste et en mélangeant rêve et réalité : « Moebius n'est pas le premier artiste à abandonner les procédés conventionnels pour évoquer les rêves ».
Elke Defever étudie la violence raciste dans la bande dessinée et prend comme exemple "Cauchemar Blanc" à la fois avec le livre de Moebius et le court-métrage de Mathieu Kassowitz. L'étude montre le décalage de traitement du racisme entre les années 70 et 90, ainsi qu'entre une BD et un film[6]. Elle montre surtout « la persistance du racisme en France en dépit des efforts institutionnels déployés pour le combattre ».
Notes et références
- ↑ bedetheque, « Cauchemar Blanc (1977) », sur bedetheque.com, (consulté le )
- ↑ bdphile, « Moebius Œuvres complètes, tome 1 », sur bdphile.fr, (consulté le )
- ↑ Crepp, « Cauchemar Blanc », sur bdgest.com, (consulté le )
- ↑ Benoit Cassel, « Critique de Cauchemar Blanc », sur planetebd.com, (consulté le )
- ↑ (en) Matthew Screech, « Nouveau réalisme et science-fiction », sur brill.com, (consulté le )
- ↑ (en) Elke Defever, « A double nightmare of racist violence in bande dessinée and film: Cauchemar Blanc (Moebius, 1974 and Kassovitz, 1991) », sur Sage Journals, (consulté le )
- Portail de la bande dessinée francophone