Centenaire de la dynastie grecque

Centenaire de la dynastie grecque
Armoiries du royaume de Grèce.
Armoiries du royaume de Grèce.

Commence
Finit
Célébrations Messe, banquets, discours, spectacles
Lié à Élection au trône de Grèce (1863)

Le centenaire de la dynastie grecque ou jubilé de la famille royale de Grèce (en grec moderne : 100 χρόνια της Ελληνικής Δυναστείας) désigne une série de cérémonies qui se déroulent à Athènes du 16 au . Commémorant l'élection du roi Georges Ier à la couronne de Grèce, cet événement réunit de nombreuses personnalités du Gotha européen, parmi lesquelles plusieurs membres de la famille royale de Danemark, dont sont issus les rois des Hellènes. Le , les festivités liées au centenaire sont prolongées par l'organisation de la fête nationale grecque, qui commémore elle-même l'indépendance du pays.

Histoire

Célébrations

Le jubilé de la famille royale de Grèce se déroule du 16 au [1]. Il commémore l'élection du roi Georges Ier à la couronne de Grèce en 1863[2],[3].

À Athènes, le jubilé voit l'organisation de nombreuses cérémonies[3], parmi lesquelles une messe d'action de grâce[4], une représentation au Théâtre nationale[4] (où est jouée Iphigénie[3]), un déjeuner officiel offert par le gouvernement à l'Hôtel Grande-Bretagne[4] et un grand spectacle de danse folklorique organisé par l'Armée au stade panathénaïque[3]. Il donne également lieu au rassemblement de 600 maires grecs, invités à une réception à la Société archéologique d'Athènes[2].

Les cérémonies du centenaire sont suivies de la célébration de la fête nationale, le . Après un Te Deum et un rafraichissement organisé à l'ancien palais royal, le roi Paul, le diadoque Constantin et le prince Michel conduisent le défilé militaire qui se déroule dans la capitale hellénique en mémoire de l'indépendance du pays[3].

Crise politique

Alors qu'elle aurait dû constituer un moment d'unité nationale, l'organisation du jubilé de la dynastie donne lieu à une crise politique. Chef de l'opposition de centre-droit, Geórgios Papandréou refuse publiquement l'invitation qui lui est faite par la Couronne de participer aux commémorations. L'homme politique considère, en effet, que les élections législatives qui ont confirmé Konstantínos Karamanlís au pouvoir en 1961 ont été organisées de manière frauduleuse. Il accuse, en outre, publiquement le roi Paul Ier de ne pas jouer son rôle de modérateur de la démocratie[5],[6].

Cette attitude dédaigneuse envers la Couronne s'était déjà produite en , à l'occasion de la célébration des noces d'argent du roi Paul Ier et de la reine Frederika[7].

Participants

La plupart des participants aux célébrations sont des personnalités issues de la famille royale de Grèce ou appartenant à la maison de Glücksbourg.

Dans la culture populaire

Phaléristique

Le roi Paul Ier décerne un insigne commémoratif aux personnalités du Gotha ayant participé aux cérémonies du centenaire de la famille royale.

Numismatique

Une pièce de 30 drachmes d'argent montrant les portraits des rois Georges Ier, Constantin Ier, Alexandre Ier et Georges II et Paul Ier est mise en circulation à l'occasion du centenaire de la monarchie grecque en 1963[12],[13].

Philatélie

Une série de cinq timbres intitulée « Centenaire de la monarchie hellène » est émise en 1963. Elle représente les cinq souverains grecs de la maison de Glücksbourg[14].

Bibliographie

  • (en) George Nicholas Tantzos, The Inheritors of Alexander the Great : An Illustrated History, Atlantic International Publications, (ISBN 093831100X).

Vidéo du jubilé

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Sophie se rend seule aux festivités du centenaire de sa dynastie, l'infant Juan Carlos étant retenu à Madrid par des obligations officielles[11].

Références

  1. (el) « Τέως βασιλιάς Κωνσταντίνος: Η ζωή του », Cosomopoliti, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 (en) Robert Prentice, Princess Olga of Yugoslavia : Her Life and Times, Grosvenor House Publishing Ltd, (ISBN 1839754427), p. 275.
  3. 1 2 3 4 5 6 Michel de Grèce, Avec ou sans couronne, Stock, , 432 p. (ISBN 2234085187), p. 102-104.
  4. 1 2 3 4 (el) Νίκου Παπακωνσταντίνου, « Η καλύτερη φίλη της βασίλισσας Σοφίας: πριγκίπισσα Τατιάνα », sur The Royal Chronicles, (consulté le ).
  5. 1 2 (en) Stelio Hourmouzios, No Ordinary Crown : A Biography of King Paul of the Hellenes, Londres, Weidenfeld & N, , 375 p. (ISBN 0-297-99408-5), p. 327-329.
  6. (en) Nicholas Tantzos, H.M. Konstantine XIII : King of the Hellenes, Atlantic International Publications, (ISBN 0938311123), p. 85.
  7. (en) David Horbury, « An end and a beginning, the Greek monarchy 1960-1964 », Royalty Digest Quarterly, no 4, , p. 47 (ISSN 1653-5219).
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) « Greek Monarchy Centenary Celebrations, 1963 », sur The Royal Watcher, (consulté le ).
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Marlene A. Eilers Koenig, « The 100th anniversary of the Greek Monarchy », sur Royal Musings, (consulté le ).
  10. (en) Alan Palmer et Michael of Greece, The Royal House of Greece, Weidenfeld Nicolson Illustrated, (ISBN 0297830600), p. 103.
  11. Laurence Debray, Juan Carlos d'Espagne, Paris, Perrin, (1re éd. 2013), 384 p. (ISBN 9782262076498), p. 99.
  12. (en) Jean-Paul Divo, Modern Greek coins, 1828-1968 : A Detailed Description of Every Known Greek and Cretan Coin from the Time of Capodistrias until the Present Time, with valuations, Zurich, Bank Leu, , p. 84 et sq.
  13. (en) « Drachma coins - Background: 1963 », sur Bank of Greece (consulté le ).
  14. (el) Ιωάννη Καστρινάκη, « Ελληνικά «βασιλικά» γραμματόσημα », The Royal Chronicles, (lire en ligne).
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