Château de Neuville (Saint-Sulpice)
| Château de Neuville | |
| Coordonnées | 47° 53′ 13″ nord, 0° 41′ 55″ ouest |
|---|---|
| Pays | |
| Région historique | Pays de la Loire |
| Commune | Saint-Sulpice |
Le château de Neuville est un château français situé à Saint-Sulpice, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire.
Situation
Désignation
- Le clos de Neuville, 1367 (Chartrier de la Rongère).
- Le grand chemin de la garenne de Neuville à Chasteau Gontier, 1444 (Chartrier de la Rongère).
- Neuville, château, pont sur la Mayenne, mins sur les deux rives, chapelle à la Péannière (Hubert Jaillot).
- Neuville, château, moulin rive droite (Carte de Cassini).
- La terre de la Peannière, alias Neuville, 1781 (Affiches d'Angers). .
Histoire
Il s'agissait d'un fief mouvant de la Rongère[1]. Trois haches néolithiques ont été trouvées dans le lit de la Mayenne. Les vignes mentionnées au XIVe siècle sont indiquées encore sur la carte de 1706[1]. Le moulin de Neuville, que Pierre de Quatrebarbes avait eu à titre d'échange de Guillaume Coubin, a appartenu jusqu'au XXe siècle aux seigneurs de la Rongère[1].
Un poste de gabelle occupait le « port de Neuville » en 1681 et s'y est toujours tenu. Le bac a été supprimé en 1887[1].
Louis de Cheffontaines a fait rebâtir le château et bénir une nouvelle chapelle en l'honneur de la sainte Vierge, le , qui fut par la suite de nouveau délaissée[1].
Chapelle
Près du port était une chapelle construite et dotée par Pierre Arnoul, curé de Bazouges, puis de Denazé, mort en 1665. Cette chapelle n'a pas laissé de traces mais Gilles Marais, principal du collège de Château-Gontier, en fit construire une autre, bénite sous le vocable de saint-Gilles, le [1].
La chapelle — dont le musée de Laval[1] possède une custode en cuivre émaillé — a recueilli deux anges adorateurs en bois, hauts de 70 cm, œuvre du père de David d'Angers et provenant de l'église Saint-Rémi de Château-Gontier qui ont eu la chance d'échapper à l'enfouissement effectué pour Saint-Pierre et Saint-Rémy[1]. En effet par contrat passé, le , avec Louis-François Allard, david d'Angers père, s'engageait à faire[N 1] deux statues[N 2]. L'abbé Angot indique que ces deux œuvres d'art ont été enfouies en terre lors de la construction de la nouvelle église à Château-Gontier[1].
Seigneurs
- Gervais Coglais, 1462.
- François Mauguy, sieur du Drouay, 1518.
- Jeanne Mauguy, 1573.
- Marie Gaultier, veuve de René Poisson, 1607.
- François Poisson, conseiller en l'élection de Château-Gontier, mari de Jacquine Le Gros, 1615, 1651.
- Claude Poisson, 1664 ; Louise Galard, sa veuve, 1696.
- Claude-Charles Poisson, 1718, mari de Marie Chailland, d'où : Charles Poisson, marié en 1737 à Madeleine Le Tessier de Douaillon ; Marie Poisson, ursuline ; Louise-Renée Poisson, mariée en 1743 à René-André Gault.
- La terre avec jardin, chapelle, deux closeries, droits seigneuriaux, est en vente en 1781 et appartient en 1792 aux Dlles Marais, chez qui Basile Horeau se retire ; en 1804 à Mlle Suzanne Marais.
- Après la mort de Dlle Suzanne Marais, le château devint la propriété de Pierre Dupont, époux de Françoise Letessier-Douaillon, puis par alliance, de Jean Casimir Cadock, capitaine, et en 1840 de Louis de Cheffontaines.
- Louis de Cheffontaines a vendu en 1885 à M. de la Charrie du Reau[N 3].
Notes et références
Notes
- ↑ Pour la somme de 550 francs.
- ↑ Qui auront chacune 7 pieds 8 pouces de hauteur, y compris le socle qui n'aura que 6 pouces de haut, lesquelles statues seront de pierre, l'une représentera Saint-Rémy, évêque et l'autre Saint-Sébastien. Elles seront conformes au dessin que j'ai présenté audit Louis Allard, si ce n'est que la chappe de Saint-Rémy ne sera point relevée et le bras qui la tient sera un peu relevé et plié. La soutane sera de couleur rouge, le rochet blanc, dont le bas sera ainsi que le bout des manches en forme de dentelles ; l'étoile avec une frange au bas, dorée, avec un ruban qui l'attache, d'où pendront deux glands dorés ; la chappe et l'étoile de couleur violette, l'orfroy en or, la lisière de la chappe, la barette et la croix dorée ; la mitre fond blanc, les filets dorés, la croix dorée et le bandeau, les coins ou glands de la mitre dorés, les gants violets, un anneau à la main droite... La statue de Saint-Sébastien sera également conforme au dessin, elle sera peinte en couleur de chair, la ceinture blanche ainsi que les trois flèches, l'arbre couleur d'écorce. Les statues seront peintes à l'huile,recouvertes d'un beau vernis. L'artiste s'obligeait en outre à les placer lui-même, dans le courant de septembre, de chaque côté du grand autel, sur un cul-de-lampe qu'il se chargeait de raccommoder.
- ↑ Notes de M. Girandier, curé de Saint-Sulpice.
Références
Voir aussi
Sources et bibliographie
- « Château de Neuville (Saint-Sulpice) », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)
- Registre paroissial de Saint-Sulpice, Saint-Germain-de-l'Hommel, Saint-Fort.
- Commission historique de la Mayenne, t. III, p. 43.
- Archives départementales de la Mayenne, B. 1.013, 2.295, 2.431, 2.754, 2.763.
- Analyse du chartrier de la Rongère communiquée par le comte de Bourmont.
Articles connexes
Liens externes
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