Château de l'Aune Montgenard
| Château de l'Aune Montgenard | |
| Pays | |
|---|---|
| Région historique | Pays de la Loire |
| Commune | Martigné-sur-Mayenne |
Le château de l'Aune Montgenard ou encore Montgenard-le-Capitaine est un château français situé à Martigné-sur-Mayenne, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire. Il était situé à 3 kilomètres au nord du bourg[1] sur la route de Mayenne. Le Grand et le Petit-Montgenard sont désormais des fermes, mais étaient par le passé une maison seigneuriale.
Désignation du Grand et le Petit-Montgenard
- J. de Montgenart, v. 1200 (Cartulaire de l'Abbaye de Fontaine-Daniel, p. 117).
- Feodum J. de Montegenardi, 1219 (Cartulaire de l'Abbaye de Fontaine-Daniel, p. 120).
- Habergement, domaine, fié et appartenances de Mongenard, 1477 (Chartrier de la Motte-Husson).
- La maison seigneuriale de Mongenard-le-Gentilhomme, 1671 (Chartrier de la Motte-Husson)
Historique
Il s'agit d'un fief et domaine mouvant de la Motte-Husson ; en 1624 la maison seigneuriale de Montgenard-le-Capitaine consistait « en un grand corps de logis couvert d'ardoises, contenant chambre et salle par haut, cour, le tout clos d'une ceinture de murailles et de fossés pleins d'eau avec trois pavillons, pont-levis, colombier, un petit bois de haute futaye » ; et le domaine comprenait la Chamorière, la Geraudière, l'Ornerie, la Berrie[1].
Le Grand et le Petit-Montgenard étaient aussi fief et domaine mouvant de la Motte-Husson ; domaine de 75 journaux de terre, 6 hommées de pré, 3 journaux de bois, 2 étangs, 1477 ; maison seigneuriale composée en 1671 « de salle, cuisine, dépense, deux chambres hautes, un pavillon, communs. » Le fief du Petit-Montgenard ou Montgenard-Ribay relevait du Grand-Montgenard[1].
Religion
Adèle Garnier était institutrice au château de l'Aulne-Montgenard à Martigné-sur-Mayenne[2], Adèle Garnier y lit alors un article parlant de projet de construction de la future Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Elle entend alors de la part de Dieu : « C'est là que Je te veux ! ». Adèle Garnier avait eu des visions intérieures du Christ à partir de 1862. Elle est à l'origine des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.
Chapelle
Une chapelle de Montgenard est mentionnée en 1516. Elle se desservait à Commer[3].
Seigneurs de l'Aune Montgenard[1]
- Robert de Montgenard et Lerard, sa femme, de Martigné, vendent ce qu'ils possèdent au fief Cellouet à Colin d'Aron, 4 août 1281[4]
- Jean de Fontenailles, capitaine du Château de Saint-Ouën-des-Toits, 1501, mari d'Anne des Écottais, remariée en 1516 à Jacques du Bois, de la paroisse de Placé. La succession est ouverte en 1534.
- Tristan de Fontenailles, acquéreur en 1599 de Jacques de Mégaudais et de Marie Neveu, pour 12.858 ₶.
- Julien de Fontenailles, mari de Gabrielle de Goué, 1612, seigneur de Marigny.
- Lancelot de Fontenailles, fils puîné, par avancement d'hoirie en 1627, et par partage définitif, 1652 ; Élisabeth de Haton, sa veuve, est bail de sa fille unique, Renée, 1660, 1664.
- Georges-César des Bans, seigneur de Mareuil, demeurant à la Vezouzière, époux de Marie-Perrine de la Dufferie, 1699, vend en 1701, pour une somme de 12.300 ₶ saisie par les créanciers.
- Françoise Bignon, veuve de Daniel Deschamps, receveur des tailles à Mayenne, 1701, 1720.
- Jacques-René de Montpinçon, baron de Longé, demeurant à Saint-Brice (Normandie), mari de Renée de Champs, veuve, 1738.
- Pierre-Thomas de Montpinçon, demeurant à Mayenne, 1754, 1757.
- Pierre-Charles de Montpinçon, seigneur de Saint-André, 1785, achète en 1791 la Picoulière, temporel de la chapelle du Bois-de-Maquillé.
- L'Aune a appartenu depuis à Daniel-David de Montpinçon, de Mayenne, 1813, 1816 ; à Charles Le Normand de Viette, demeurant au Château de Maltot, près Caen, mari de Charlotte-Camille de Montpinçon, veuve, 1851 ; Maxime Lozano, réfugié espagnol, était régisseur du château ; à Paul-Charles de Ghaisne, comte de Bourmont, époux de Marie Le Normand de Viette, pour partie
- M. de Crozé.
Seigneurs du Grand et le Petit-Montgenard[1]
La famille du Plessis de Montgenard est une famille qui portait des armes presque identiques à celles du Plessis de Jarzé, d'or à la tête de cerf de sable, au croissant d'azur en chef. François du Plessis de Montgenard, faisant ses preuves de noblesse en 1666, déclare que son trisaïeul vivait en 1495.
- Jean de Montgenard fait accord avec les religieux de l'Abbaye de Clermont, 1200, 1203 ; il est témoin d'un acte de Guy VI de Laval en faveur du chapitre de Sainte-Marie de Laval, 1208, et règle un différend avec les religieux de l'Abbaye de Fontaine-Daniel, 1219.
- Colas de Lignou, comme héritier de Philippe Borel, sa mère, 1477.
- Jean du Plessis, mari de Guyonne de Lignou, 1499, 1505.
- Guy du Plessis, 1506, mari de Marquise de champs, veuve, 1561. En est dame Marquise de Champs[5], sœur du seigneur de Champs (Evron), 1661.
- Pierre de la Dufferie, mari de Renée de Fontenailles, 1666, 1668.
- Guyon du Plessis, 1519, 1579, époux de Jeanne de Courtreux.
- Françoise de Tessé, bail de ses enfants mineurs, 1620.
- François du Plessis, mari d'Élisabeth de Ponthoise, d'où : Marie, 1606 ; Georges, 1609 ; Madeleine, 1610 ; François, 1612 ; François, 1614 ; Jean, 1615 ; Jean, 1619 ; les époux sont inhumés dans l'église de Martigné, l'un le 15 mars 1637, l'autre le 14 septembre 1640.
- François du Plessis de Montgenard, 1637, marié à Renée Lelannier, d'où : Anne, 1639 ; Jeanne, 1648 ; François, 1649 ; il demeurait tantôt à Martigné, tantôt à Châlons.
- Pierre du Plessis de Montgenard, mari de Marie-Esther de Dommaigné, 1685.
- Claude du Plessis de Montgenard, mari de Gabrielle de Meaulne, 1707, 1723.
- François-de-Paule du Plessis de Montgenard épouse, avec dispense de Rome, Renée-Jeanne Le Clerc, d'où : Marie-Jeanne-Françoise, 1739 ; Jean-François, 1741 ; Claude, 1742 ; Jeanne-Mathurine[6], 1743 ; René, 1744 ; René-Pierre, 1746 ; Jean-François-de-Paule, 1747, baptisés à église de la Trinité de Laval. Ils vendirent Montgenard en 1753 à Jacques-Bertrand de Baglion de la Dufferie pour 7.000 ₶.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 Angot et Gaugain 1900-1910.
- ↑ Note : Le château appartenait appartint à la famille de Crozé de Clesmes, aujourd'hui établie à Molières (Mayenne).
- ↑ Le Paige.
- ↑ Cartulaire de Deux-Evailles, f. 255.
- ↑ Et non Deschamps.
- ↑ Elle est la mère de Léonor François de Tournely.
Sources et bibliographie
- « Château de l'Aune Montgenard », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)

Références de l'Abbé Angot
- Abbé Delépine, notes manuscrite.
- Lib. fund., t. IV, f., 16.
- Archives nationales, G/8. 1., R/5. 387, f. 127.
- Registre paroissial et titres de la fabrique de Martigné.
- Archives départementales de la Mayenne, B. 117, 153, 177, 576, 580, 583, 622, 852, 1.348, 1.729, 2.451 ; C. 27 ; E. 311.
- Registre paroissial de Laval, Châlons.
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