Château de la Marie d'Alexain
| Château de la Marie (Alexain) | ||||
| Période ou style | Restauration | |||
|---|---|---|---|---|
| Type | Château, Demeure privée | |||
| Architecte | Pierre-Félix Delarue (agrandissement) | |||
| Coordonnées | 48° 13′ 14,7″ nord, 0° 42′ 30,6″ ouest[1] | |||
| Pays | ||||
| Région historique | Bas-Maine | |||
| Subdivision administrative | Pays de la Loire | |||
| Subdivision administrative | Mayenne | |||
| Localité | Alexain | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
| ||||
Le château de la Marien est situé dans la commune d'Alexain, dans le département de la Mayenne, dans la région Pays de la Loire en France. Il est situé dans le canton séparé, à 2 kilomètres à l'Ouest de Saint-Germain-d'Anxure, et à 5 kilomètres à l'Ouest d'Alexain.[2].
Désignation[2]
- Le lieu de la Marie, 1577 (Certificats de catholicisme, p. 57).
- La maison seigneuriale de la Marie, 1600.
- La Marie, château (Hubert Jaillot).
- La Marie, château, chapelle, deux allées vers Ouest et Sud (Carte de Cassini).
Histoire
Mentionné en 1577, son fief mouvait de Mayenne. Il fut la propriété de Jean de Brée.
en 1422.
II échut à Guillaume L'Enfant
à la suite de son mariage avec Isabeau de Brée. En unissant sa destinée à celle de René Le Cornu, seigneur du Plessis de Cosmes, le 14 mai 1648, Anne L'Enfant apporta la Marie à la
famille Le Cornu. Epoux de Jacquine de La Dufferie,
Jean Le Cornu se titrait de seigneur de la Marie entre 1600 et 1628. Son petit neveu, Gilles de Baglion de la Dufferie, lui succéda[2]. Quant à Catherine-Françoise de Baglion de la Dufferie, épouse de Gilles de Trois-Varlets de Vallory, elle habitait le château en 1692.
Colonel des grenadiers du roi,
Charles-Marie-Camille du Plessis d'Argentré y mourut le 28 décembre 1772. La demeure devint ensuite la propriété du Comte Thibault de Robien, colonel des Hussards puis elle subit une occupation militaire en 1871[2]. La Marie passa ensuite par alliance à la famille de Farcy de la Villedubois puis aux Rorthays.
Description
Situé dans un parc de verdure, sur le territoire d'Alexain, le château de la Marie a remplacé une demeure détruite par un incendie. Il fut reconstruit vers 1825 et agrandi sur les plans de Pierre-Félix Delarue en 1826[2]. Il présente un corps de logis mansardé et flanqué de deux pavillons surbaissés. L'ensemble se dresse à proximité d'une chapelle néo-gothique en granit, édifiée par M. Darcy, qui remplace celle du XVIIIe siècle. Ce sanctuaire conserve, au-dessus d'un de ses vitraux, le souvenir de la légende de Notre-Dame à l'Essaim.
Le Château contenait à la fin du XIXe siècle une précieuse galerie de tableaux de maîtres provenant de la succession de Désiré-Emmanuel de Cossé-Brissac, et partagée en trois lots à la mort de Marie-Berthe de Cossé-Brissac, comtesse Émile de Robien[2].
Le , une fête inaugura la grotte de Notre-Dame de Lourdes de la Marie, une grotte qui s'ouvre dans le flanc de la roche, au fond de l'étroite vallée creusée par l'Anxure sur la rive gauche de la rivière[2].
Seigneurs[2]
- Les héritiers de Jeanne de Grazay, 1406.
- Jean de Brée.
, mari de Simone de la Mazurière, 1422. - Guillaume L'Enfant
, sieur de la Patrière, mari d'Isabeau de Brée, d'où : Anne L'Enfant. En unissant sa destinée à celle de René Le Cornu, fils du seigneur du Plessis de Cosmes, le 14 mai 1648, Anne L'Enfant apporta la Marie à la
famille Le Cornu. - Léonard Le Cornu, mari de Guyonne d'Orenge.
- Gilles Le Cornu demeurait à la Marie en 1577 et épousa Catherine de la Chapelle, veuve d'Olivier Le Vayer, seigneur de Ballée.
- Jean Le Cornu., mari de Jacquine de la Dufferie, vivait, 1600, 1628.
- Gilles de la Dufferie, petit-neveu du précédent.
- Jacques de la Dufferie., qui était lieutenant-colonel d'infanterie, 1646, mort en Périgord, sans enfants, le .
- Catherine-Françoise de la Dufferie, fille de René de la Dufferie, seigneur de Bouère, femme de Gilles Troisvarlets, 1692, y résidait.
- Terre seigneuriale adjugée à la cour de Paris, : sur la succession de Pierre de Troisvarlets, à Jacques Gougeon, sieur de Launay, élu en l'élection de Laval, pour 40.100 ₶ plus une rente de 180 ₶ aux enfants de feu Charles de la Dufferie. Renée Chotard, veuve de l'acquéreur, est tutrice de leur fille Renée-Françoise de la Dufferie, 1740.
Charles-Marie-Camille du Plessis d'Argentré, colonel des grenadiers du roi, meurt âgé de 60 ans en son château, le , inhumé en l'église d'Alexain. Il avait épousé à Laval Renée-Marie-Jeanne Gougeon de Launay, le , dont le dernier enfant naît à Laval en 1770.- La demeure devint ensuite la propriété du Comte Thibault de Robien, colonel des Hussards puis elle subit une occupation militaire en 1871[2]. La Marie passa ensuite par alliance à la famille de Farcy de la Villedubois puis aux Rorthays.
Sources et bibliographie
- « Château de la Marie d'Alexain », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)

Références de l'Abbé Angot
- Registre paroissial de Laval et d'Alexain.
- Sébastien Couanier de Launay, Pèlerinages, p. 131.
- Semaine religieuse, t. X, p. 791.
- Notes manuscrites du comte André de Robien.
Références
- ↑ Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Angot et Gaugain 1900-1910.
- Portail des châteaux de France
- Portail de la Mayenne


