Château du Bignon
| Château du Bignon | |
| Début construction | début XIXe siècle |
|---|---|
| Propriétaire initial | Marie Joseph de Bonchamps |
| Pays | |
| Région historique | Pays de la Loire |
| Commune | Saint-Laurent-des-Mortiers |
Le Château du Bignon est un château français situé à l'entrée méridionale du bourg de Saint-Laurent-des-Mortiers, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire[1].
Histoire
Le domaine appartient à René Gouesse du Bignon[2], conseiller en l'élection de Château-Gontier, 1696, 1709[3] ; puis à Jacob-Nicolas-François-Mathieu Guiteau, seigneur de Bannes, gendre et héritier de René Gouesse du Bignon ; puis à Marie Joseph de Bonchamps. C'est lui qui a fait construire, puis son fils Louis Florent de Bonchamps, dans les premières années du XIXe siècle, sur l'emplacement de l'ancienne maison, au sud et tout près du bourg, le château actuel[1].
Le grand logis, avec les deux pavillons qui joignent la grille donnant sur la rue, fut décoré avec prodigalité de bas-reliefs en plâtre ou ciment qui ne résistent plus suivant l'Abbé Angot à la fin du XIXe siècle, dans l'abandon où est laissée l'habitation, aux injures des eaux et de la gelée[1].
Une chapelle dès longtemps en ruine avait été interdite, affirme-t-on, « depuis 200 ans », parce qu'on y avait enterré un homme assassiné dans le voisinage[1].
Seigneurs[1]
Les Guitau ou Guiteau sont une famille de magistrature anoblie en 1719, dont trois membres ont eu successivement la charge de lieutenant général au présidial de Château-Gontier[1][4]. Les armoiries de la famille Guiteau sont d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux soleils d'argent et en pointe d'une aiglette éployée d'or[1].
- René Gouesse du Bignon
- Jacob-Pierre-François Guiteau[5]
- Jacob-Nicolas-François-Mathieu Guiteau[6]
- Marie Joseph de Bonchamps[7]
- Louis Florent de Bonchamps
- Edmond Henri de Bonchamps
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 Angot et Gaugain 1900-1910.
- ↑ Mort à Paris, 1748, et laissant encore : Molizé, le Bois-Bureau (Bierné), la Suhardière (Saint-Michel-de-Feins).
- ↑ Le 24 septembre 1707, on transporte d'Azé à Saint-Laurent-des-Mortiers le corps de M. Dubignon-Gouesse.
- ↑ Le feudiste Audouys, dont l'Abbé Angot signale l'esprit de dénigrement, donne ainsi leur origine : « Pierre Guiteau fut d'abord valet de M. Fouquet de la Bouchefolière, dont il épousa une servante. Il fut ensuite palefrenier des écuries de la messagerie de la ville d'Angers ; enfin il tint la poste aux chevaux de cette ville. Il eut pour fils Pierre Guiteau, d'abord boutonnier à Angers, ensuite fermier général de la commanderie de l'ancien hôpital, qui fut élu consul de la juridiction consulaire des marchands d'Angers, et aussi, en 1697, juge de la même juridiction. En 1686, il avait été nommé échevin. » Il avait épousé en 1671 Madeleine Bernier, de Château-Gontier. Jacob Guiteau, fils aîné du précédent, lieutenant général au présidial de Château-Gontier avant 1703, avocat du roi, 1709, président en l'élection, 1713, épousa en 1704 Jeanne Dublineau, fille du président au présidial, et acquit en 1719 une charge de conseiller du roi près la Cour des monnaies de Lyon. Il soutint et gagna en 1731, en cour du conseil du roi, un procès contre les fermiers des francs-fiefs qui voulaient le comprendre dans leurs rôles. Le factum contenant l'exposé de la cause et le jugement du conseil comprend quatorze pages in-4°, sorties de l'imprimerie royale. Plus tard un différend s'éleva entre lui et plusieurs personnages influents de Château-Gontier, au sujet de la réforme du Collège de Château-Gontier qu'on l'accusait d'entraver pour y implanter son fils notoirement incapable. Au libelle anonyme : Apologie des habitants de Château-Gontier et de leurs écrits contre l'auteur des troubles et divisions présentes, — le lieutenant général répondit et obtint contre ceux qu'il qualifie de diffamateurs : Un arrêt notable du parlement de Paris (Paris, J. Lemesle, 1738, 12 p. in-4°).
- ↑ Fils âiné de Jacob Guiteau. Ses trois sœurs s'étaient mariées dans les maisons des Haies, du Boul et de Gurie, il succéda à son père comme lieutenant général au présidial de Château-Gontier et épousa Élisabeth-Nicole Gouesse, veuve, 1754, 1761.
- ↑ Lieutenant au présidial de Château-Gontier, représenté à l'assemblée de la noblesse en 1789, avait épousé le 2 août 1768 Florence Chotard, âgée de seize ans, fille de François Chotard et de Jeanne Duchemin de la Frogerie. Il était en prison pendant la Terreur. René François-Primaudière ordonna de le rendre à la liberté sous la responsabilité de la municipalité de Cossé-en-Champagne. Florence Chotard exprime sa reconnaissance au représentant et lui recommande sa mère, prisonnière « sans être ci-devant, ni parente d'émigrés, et très bienfaisante ».
- ↑ Héritage de son épouse Jeanne-Louise Guitau, fille de Jacob François Guitau, seigneur de Bannes, lieutenant-général au siège présidial de Château-Gontier et d'Elisabeth Nicole Gouesse. Elle est décédée à Château Gontier le 16 septembre 1828, à l'âge de 85 ans à Saint-Laurent-des-Mortiers
Sources et bibliographie
- « Château du Bignon », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)

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