Château du Fouilloux
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48° 08′ 44″ N, 0° 46′ 53″ O |
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Le château du Fouilloux est un château situé en Mayenne, à Saint-Germain-le-Fouilloux. Il se situe au sommet d’une colline avec vue sur la vallée de l'Ernée. Il est construit à l’emplacement même de l'ancien château seigneurial. En 1840, M. de Sérières considère comme une construction moderne ce corps de logis rectangulaire flanqué d’un pavillon en équerre et constitué de 3 niveaux, dont les combles, et de 6 travées au nord.
Histoire

Des actes de la fin du XIIe siècle mentionnent les seigneurs des lieux. Son premier seigneur connu est Gervais de Brée. L'origine de la Famille de Brée n'est pas avérée. Voir: Croisés de la Mayenne[1].
Les fiefs d'Entrammes s'étendaient en Saint-Germain-le-Fouilloux, Saint-Jean-sur-Mayenne, Montflours, et autres paroisses, et qui dépendaient primitivement de la châtellenie d'Entrammes, à laquelle des tailles étaient dues à la mi-août par les fiefs de Fouilloux, de Maritourne (Argentré), d'Orenge, de la Marche, de la Ragottière et de Beauvais. Guy XII de Laval acheta les fiefs d'Entrammes, et non la terre et châtellenie d'Entrammes, en 1408, de Jeanne de Mathefelon, avec les châtellenies de Saint-Ouen et de Juvigné.
Foylleux en 1416, la seigneurie est un fief vassal relevant de la châtellenie de Laval. Le domaine est érigée en châtellenie par acte de Guy XII de Laval en 1542.
En 1601, le château est décrit comme chasteau et maison seigneuriale avec autres maisons comprises au circuit et enclos d'icelle ; grand jardin clos de murailles et deux vergers autour, sur le bord des fossés d'icelluy chasteau.
En 1671, Louis-Joseph de Montecler, seigneur de la chatellenie de Fouilloux, doit vingt livres de taille à Henri III de La Trémoille, comte de Laval, pair de France ; il doit 40 sols pour la terre de Saint-Jean de Mayenne il doit pour la chatellenie de Montchevrier 4 livres de taille et quarante jours et quarante nuits de garde en la ville de Laval. Louis-Joseph, gouverneur de Laval, fut inhumé en 1686 dans l'église de Saint-Tugal.
Le domaine du Fouilloux est acheté par Louis de la Chapelle à Louis-Joseph de Montecler, gouverneur de Laval.
Le château actuel est édifié sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Tellot de Laval, vers 1785 par Michel René François du Mans, époux de Louise de la Chapelle. Son fils Michel du Mans de Bourglevesque[2] est maire de Saint-Germain-le-Fouilloux et député de la Mayenne de 1829 à 1830.
Le château comporte un corps de logis flanqué d'un pavillon en équerre, avec deux étages sous des combles à lucarnes. On y trouve un jardin en terrasses. Il subsiste aussi une chapelle du XVIIIe siècle.
L'édifice et son domaine font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [3],[4].
Seigneurs[5]
- Gervais de Brée, pour lequel Guy VI de Laval fonda un anniversaire en l'Abbaye de Clermont, 1195 ; Robert de Brée, cité de 1196 à 1208 dans les actes de la Maison de Laval ; Gervais de Brée, mari d'Agnès, qu'on croit de la famille de Laval, ce que semble assez indiquer un accord passé par lui avec Emma de Laval, au sujet de la sénéchaussée de la Gravelle et de droits d'usage dans les forêts de Frageu et de Concise, en 1236, étaient seigneurs de Fouilloux.
- Robert de Brée
- Gervais II de Brée
- Gaudin de Brée fit au prieuré de Montguyon une concession dans son fief, 1255.
- On cite encore Guillaume de Brée, l'un des hommes d'armes de Guy IX de Laval, 1300, et Macé de Brée, mari de Simone de Courceriers, 1344.
- Guillaume II de Brée, mari de Jeanne de Scépeaux, était en 1383 capitaine d'une compagnie de trois chevaliers et onze écuyers, au service du roi en Flandre ; il était mort en 1418. Guillaume de Brée possédait des terres en la paroisse de Huillé (Anjou), 1415.
- Jean de Brée, déjà cité en 1415, mari de Simonne de la Maurière, rend aveu à Laval en 1444 et figure, en 1467, à la fondation du bénéfice de la sacristie à Saint-Jean-sur-Mayenne.
- Guyon de Brée épouse, le , Louise de Laval, fille de Thibault II de Laval, seigneur du Boisdauphin ; il servait sous le comte du Maine en 1478 et était mort en 1498. Andrée, sa fille, avait épousé en 1494 René Le Maçon, fils du seigneur de Foulletourte. Guyon de Brée qui avait vendu à Pierre Le Baron, curé de la Chapelle-d'Aligné, le lieu de la Pilorgère, renonce au rachat à condition que le curé fondera sur ce lieu une chapelle dans sa paroisse, . Guyon de Brée avait partagé ses frères cadets, Louis et Michel. A la mort de Louis, Michel se reconnut redevable de ce chef, à son aîné, de 200 écus.
- Gilles de Brée, mari de Claude de Feschal, 1513, avec laquelle il fonde en 1532 la chapelle de Montchevrier, mourut en 1533. « environ la feste de la Madelaine ». Claude de Feschal était douairière de Fouilloux en 1542.
- François de Brée, dont une sœur nommée Olive épousa François de Quatrebarbes, ne laissa de Françoise de Brie, dame de Lancheneil, sa femme, qu'un fils, François II de Brée, marié à Catherine de Chauvigné et mort sans enfants en 1559. Lancelot de Brée, oncle du jeune seigneur de Fouilloux, fut son héritier du côté paternel. Il mourut en 1600, sans avoir été marié. Marie de Froulay, sa petite-nièce, femme d'Urbain de Montecler, eut Fouilloux, par accord avec ses cohéritiers, en 1606. François de Brée était seigneur de Fouilloux en 1538 ; comme bail de François, son fils, issu de Françoise de Brie, il donne reçu de la terre de Vallaus, .
- François II de Brée, veuf de Catherine de Chauvigné, épousa Antoinette de Prunelé qui, veuve, convola avec Charles de la Blanchardaie, des seigneurs de l'Ile-Tison, vers 1560.
- Louis-Joseph de Montecler, n'était que fils puîné d'Urbain de Montecler. Son père, « pour conserver et augmenter la bonne amitié entre lui et son frère aîné, obvier aux brouilleries et froidure », lui donna 1 740 ₶ de rente sur la terre de Fouilloux, lui permettant d'y faire son habitation. Mais André, son frère, fut quand même seigneur de la terre.
- André de Montecler, mestre de camp d'un régiment d'infanterie, époux de Marie de la Flèche, mourut au mois d'avril 1657.
- Louis-Joseph de Montecler, son fils, lieutenant aux gardes françaises, gouverneur du Comté de Laval, vendit Fouilloux, avant 1686, à Louis de la Chapelle, procureur fiscal à Laval, qui, veuf d'Anne Chéreau, épousa en 1701 Jeanne Lebreton, âgée de quarante-trois ans, et fut inhumé au cimetière de la Trinité de Laval, en 1707. Marié, le , à Marie-Angélique de la Porte, vendit Fouilloux, le 4 octobre 1685, à Julien Le Clerc du Flécheray et à Louis de la Chapelle[6]. Mais ce ne fut qu'après un long procès que les acquéreurs furent confirmés dans leur possession par sentence du parlement du .
- Louis-Jean de la Chapelle, mari de Jeanne-Renée de Bouessay, d'où entre autres : Julien, 1706 ; Jean, 1707 ; Louis-Jean, 1708, baptisés à Évron. De 1734 à 1753, la terre de Fouilloux est indivise entre Louis-René de la Chapelle et Nicolas-René de la Chapelle.
- Nicolas-René de la Chapelle, fils de Louis-Jean de la Chapelle, épousa par contrat du , devant Tellot, Marguerite Lebreton. Louis-René de la Chapelle, son frère, mourut le , le laissa seul propriétaire avec Jeanne-Renée, sa sœur, veuve de René Boullain du Griffon. Marie-Louise Des Champs, veuve de Louis-René de la Chapelle, renonça à la communauté avec son défunt époux, . Jeanne-Renée laissa comme héritières, en 1772, ses nièces, filles de Nicolas-René de la Chapelle : Marguerite-Louise, femme de Michel René François du Mans, Louise-Josèphe et Rosalie-Renée. Marguerite-Louise épousa en 1770 Michel René François du Mans, seigneur du Bourg-l'Évêque, qui fit bâtir le château.
- Marguerite-Louise de la Chapelle vendit en 1819 à Adrien-Armand Rousseau de Monfrand et à Michel du Mans de Bourglevesque, pour 109 600 francs.
- Et par partage du 27 janvier 1838, Fouilloux fut attribué à Marguerite du Mans, femme de N. Rousseau de Monfrand.
- Les Rousseau de Monfrand et les Caderan, propriétaires par la suite du château, sont ses descendants.
Notes et références
- ↑ L'abbé Angot indique que personnellement, il doit à Jean-Baptiste de Goué d'avoir commis des erreurs dans la Monographie de Brée.
- ↑ Provient du Château de Bourg-l'Évêque.
- ↑ Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2016 , légifrance, consulté le 18 avril 2017.
- ↑ « Château du Fouilloux », notice no PA53000036, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Angot et Gaugain 1900-1910.
- ↑ Pour l'Abbé Angot, au château de Fouilloux sont les actes qui devraient démontrer la descendance de cette famille lavalloise des seigneurs de la Chapelle-Rainsouin (dossier conservé aux Pièces originales, à la Bibliothèque nationale de France). L'écu chargé d'une croix et de quatre coquilles, gravé sur un tirant de l'église de Saint-Germain-le-Fouilloux, est celui de cette famille ; les coquilles seraient une brisure des armes de la Chapelle qui ont seulement la croix.
Voir aussi
Bibliographie
- « Château du Fouilloux », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)
Article connexe
Liens externes
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