Charles Burlureaux

Charles Clément Burlureaux né à Dijon, France le et décédé le à Paris[1] était un médecin et psychiatre français. Il a travaillé comme professeur agrégé au Val-de-Grâce à Paris.

Études

Il étudie la médecine à l'École impériale du Service de santé militaire de Strasbourg à partir de 1867. Il est reçu docteur en médecine en 1874[2].

Carrière militaire

Il exerce comme médecin militaire à partir de 1874, notamment dans l'armée territoriale. Il est nommé professeur agrégé du Val-de-Grâce en 1889. Il quitte l'armée en 1894 pour s'établir comme médecin libéral à Paris[2].

Travaux

Ses premiers travaux concernent la « folie paralytique » qu'il étudie chez les prostituées pour sa thèse. Par la suite, il collabore avec Auguste Voisin sur la paralysie générale et la mélancolie[2].

Après son départ de l'Armée, il s'intéresse aussi à l'antisepsie dans les maladies contagieuses[2].

Il participe au tout début du XXe siècle au sein de la Société française de prophylaxie sanitaire et morale au courant prophylactique, c'est-à-dire, à l'époque, à la lutte contre les maladies vénériennes : il publie notamment en 1902 dans le bulletin de cette société un texte intitulé Pour nos filles quand elles auront 16 ans. Conseils discrets d’un médecin[3].

À parir de 1908, il revient vers la psychiatrie. Il figure parmi les premiers médecins psychiatres à avoir envisagé la possibilité de thérapeutique des maladies mentales[4].

Ouvrages

  • 1874 : Considérations sur le siège, la nature et les causes de la folie paralytique. Librairie académique Perrin. Rédition 2017, Hachette-Bnf (ISBN 9782019642266).
  • 1880 (avec Auguste Voisin) : De la mélancolie dans ses rapports avec la paralysie générale. Éditions Masson.
  • 1894 : Traitement de la tuberculose par la créosote. Rueff et Cie.
  • 1908 : Un danger social, la purgation. Réédition 2016, Hachette-Bnf (ISBN 9782013546386).
  • 1914 : Traité pratique de psychothérapie. Librairie académique Perrin.

Distinctions

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 23 janvier 1901 et élevé au grade d’officier le 14 juillet 1912[5]. Il était aussi officier d'Académie en 1906[2].

Notes et références

Liens externes

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