Charles Carson (peintre)

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Canadienne |
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| Mouvement | carsonisme ![]() |
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Charles Carson, né à Montréal, province de Québec (Canada), le , est un peintre et sculpteur canadien.
Biographie
Charles Carson naît dans le quartier St-Michel à Montréal, il est le cinquième d’une famille modeste de dix enfants.
La carrière
Charles Carson commence sa carrière artistique à Montréal, où il développe ses premières œuvres en tant qu’artiste peintre et sculpteur autodidacte.
Dans les années 1990, il séjourne pendant une décennie en Colombie, notamment à Carthagène des Indes, Bogota et Medellin. Ses expositions dans ces villes marquent profondément le milieu artistique local, et plusieurs journaux colombiens soulignent l’impact de sa démarche picturale[1],[2],[3],[4].
Par la suite, Carson partage son temps entre ses ateliers situés dans les Laurentides au Québec et à Courbevoie, en France[5]. Il séjourne également régulièrement aux États-Unis, où il passe plusieurs mois chaque année[6],[7].
Sa période classique
La période classique figurative de Charles Carson se situe avant 1992. On y retrouve des tableaux d’une facture plus traditionnelle. Des natures mortes, des portraits, des paysages sont traités de façon académique. Hommage à Bouguereau. Hommage à Stefanoff un tableau marquant la fin de la période classique ; un tableau phare, une huile intitulée : Hommage à Stefanoff, artiste peintre (1898-1949) s’intitulant : La fin d'un cycle et la naissance du carsonisme.
Sa période du carsonisme
Au début des années 1990, l'écrivain Louis Bruens a analysé les œuvres récentes semi-figuratives de l’artiste. Il publie une analyse de ces œuvres[8]. L’onomastisme fut ensuite repris dans un écrit de Guy Robert[9] et le terme carsonisme a été consigné, plus de vingt ans plus tard, dans le Dictionnaire des onomastismes québécois[10], en 2013, puis repris dans le Multidictionnaire de la langue française en 2015. Charles Carson expose les premières pièces majeures de genre carsoniste lors d’une exposition officielle présidée par Guy Robert au Musée régional de Vaudreuil Soulanges en 1993[11]. Lors du vernissage de l'exposition, Guy Robert publia son livre : Carson.
Sa période des mosaïques
Cette période est caractérisée par une façon de faire que Carson nomme tout simplement mosaïque.
Prix et distinctions
- 1993
- Centre international d’information et diffusion des arts du Québec, lauréat de la Médaille d’or.
- 1994
- Chevalier de l’Ordre de Saint-Hubert. Sainte-Agathe-des-Monts, Canada, pour l’œuvre intitulée : « La Chasse ».
- 2002
- Salon international d’automne des beaux-arts de Montréal, Grande Médaille d’or de rayonnement universel.
- 2003
- Le Grand Salon du MIM Award, lauréat du Golden MIM Award 2003.
- 2006
- Gala Academia XXI au Musée des beaux-arts de Montréal, médaille d’or ;
- Salon international de l’Académie européenne des arts, France (AEAF), Paris, médaille d’honneur.
- 2007
- « Intronisé maître en beaux-arts », Académie internationale des beaux-arts du Québec[12] au Musée des beaux-arts de Montréal.
- Salon international de l’Académie européenne des arts, France, invité d’honneur et lauréat de la médaillé d’or du Salon de (AEAF) « En reconnaissance de son talent exceptionnel, cette reconnaissance est accordée par l'Académie pour sa démarche artistique, les expositions réalisées les honneurs, prix et distinctions obtenus au cours de sa carrière.
- Salon del Accademia internazionale Greci-Marino, maître académicien du Verbano, « Pour le haut professionnalisme montré dans le domaine artistique. »
- Gala Academia XXI au Musée des beaux-arts de Montréal, Ambassadeur international.
- 2009
- « Artiste de l'Année »[13].
- Salon del Associazione Italia in Arte, Italie. prix Leonardo da Vinci 2009 et le prix spécial « The Martin Luther King Human Rights Award 2009 ».
- 2011
- Domaine Nudant, Vignoble en France, Hommage à Charles CARSON, « Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits, Chardonnay 2009 », étiquette, œuvre de l'artiste Charles Carson.
- Grand Gala de Arte Internationale, Italie - prix spécial Droit de l’homme.
- prix Vincent Van Gogh et le prix du Général-Giuseppe-Garibaldi.
- 2012
- prix Neptune, Italie.
- « Sogliano Cavour », prix de la paix et de la Liberté.
- Associazione Culturale del Arte in Italia « Maestro di Arti Visive e Socio Onorario del Associazione ».
- prix des droits de l'homme, Spartacus 2012, Grand Gala International des Arts Visuels, Italie.
- Gran Maestro di Belle Arti, del Associazione Culturale del Arte contemporaneo, Italie.
- 2013
- Prix Apollo, Italie.
- Académie internationale des beaux-arts du Québec. Charles Carson reçoit le titre de « Grand maître en beaux-arts » ;
- Hommage à Charles Carson — « Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits, Chardonnay 2009 », étiquette, œuvre de l'artiste Charles Carson, Domaine Nudant.
- 2014
- prix international d'art « Rafaello Sanzio », Italie.
- « Officier académicien », Mondial Art Academia.
- 2015
- Lauréat du prix Hero of Creativity à New York.
- prix Imperial de Rome.
- Diploma conferita a Charles CARSON « Raffaello Sanzio » ha titolo de Maestro d'Arte Associato Onorarion e Benemerito « 'In occasione del premio internazionale d'Art, Italia ».
- 2016
- Prix international Colosseo. Il s'agit d'un prix d'art qui récompense le talent d'artistes contemporains, et reconnaît la carrière de Carson. (Palais Brancaccio de Rome en Italie).
- Ambassadeur de la Floride pour Mondial Art Academia. « Cette reconnaissance est accordée par l’Académie pour l’implication de l’artiste à faire connaître l’Académie à l’échelle internationale ».
- Hommage à Charles Carson — Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits, Chardonnay 2009, étiquette, œuvre de l'artiste Charles Carson.
- 2018
- International Art Professionals Awards. Charles Carson, reçoit la médaille d'or dans la catégorie peinture abstraite décernée par le jury de Mondial Art Academia pour son œuvre L'Automne vue à vol d'oiseau, mosaïque en mouvement, technique mixte : acrylique, élastique, ballons plastique, trombones l'ensemble recouvert d'un vernis vitrifié sur toile.
Bibliographie
- Louis Bruens, Carson un nouvelles isme…, Poly-inter, 1992.
- Louis Bruens, Les Secrets du marché de la peinture, Édition Poly-inter, 1993.
- Colin S. Macdonald,Dictionary of Canadian Artist, 1997.
- Anne Richer, Carson sa vie son œuvre, Édition américor média.
- Jacques de Roussan, Le Subliminisme de Carson, Édition de Roussan, 1993.
- Anthony Westbridge, The Collector’s Dictionary, 1999.
- Agenda Art, Édition Utilus, 1994/95/96/97.
- Humour Couleur…et verbe, Éditions Poly-inter, 1995.
- Peintures, Culture et Réalités québécoises, Éditions La Palette, 1992.
Réception critique
Une reconnaissance québécoise
Le Carsonisme est un mouvement artistique fondé autour du travail de Charles Carson au début des années 1990. L’historien Louis Bruens et Guy Robert, fondateur du Musée d’art contemporain de Montréal, ont souligné la singularité de son usage de la couleur et du rythme. Selon Bruens, l’œuvre de Carson ne relève d’aucun mouvement en « isme » connu, mais constitue « une peinture véritablement distincte de tout ce qui s'est fait, et de tout ce qui se fait, à notre époque ». Il décrit Carson comme un créateur à part, qu’il considère comme un « coup de foudre » artistique, et affirme que sa peinture « s’inscrit dans le courant de l’art contemporain, mais sous une forme accessible à tous »[14].
Le terme « Carsonisme » figure également dans le *Multi dictionnaire de la langue française*, où il est défini comme une technique picturale créée par Charles Carson. Le dictionnaire précise que le Carsonisme se caractérise par « sa forme d’écriture picturale totalement unique, la transparence, la limpidité et la juxtaposition des couleurs »[15].
Réception critique à l’international
Dans un article publié en 2015 dans le *Fine Art Magazine* (New York), Victor Forbes décrit Charles Carson comme un « Grand maître » et un « Héros de la créativité », comparant sa démarche à celle d’Hemingway en littérature. Il écrit :
- « Comme Hemingway a développé un style littéraire unique, souvent imité mais jamais égalé, Carson a créé un langage pictural singulier, désormais désigné sous le nom de “Carsonisme”. »[16]
Forbes décrit Carson comme un peintre inventif, dont la technique puise dans l’enfance spirituelle et esthétique vécue dans les églises catholiques du Québec. Son style est présenté comme le fruit de nombreuses années d’expérimentations plastiques, mêlant verre, laques, acryliques, effets de lumière, et matériaux inusités. Carson, selon Forbes, aurait refusé d’exposer ses œuvres tant qu’il n’avait pas atteint un style véritablement personnel, qu’aucune école ni aucun courant ne pouvaient assimiler.
Il conclut :
- « Ce qu’a fait Carson, c’est inventer une manière de vivre : celle d’un guerrier au pinceau, d’un ninja de la couleur. »[17]
L’expert en art Guy Robert y voit « une fraîcheur, un dynamisme et une spontanéité picturale comparables à la musique de Vivaldi ou au jazz ». Selon lui, l’œuvre de Carson se situe à la « frontière féconde entre abstraction et figuration », et invite à un va-et-vient d’interprétations entre formes reconnaissables et langage visuel libre[18].
Jacques de Roussan, écrivain, éditeur et historien de l’art, qualifie le style de Carson de « subliminisme pictural », une esthétique qui navigue entre conscient et subconscient, guidée par une sensibilité unique au mouvement, à la couleur et à la lumière[19].
Le critique colombien Gustavo Tatis Guerra surnomme Carson « le capitaine des couleurs du monde » et affirme que sa peinture « dépasse les frontières du style pour incarner un langage universel de l’émotion »[20].
Leonor De la Cruz, dans *El Heraldo*, voit dans ses œuvres un parallèle avec le jazz, soulignant « une improvisation maîtrisée, une vitalité rythmique rare dans la peinture contemporaine »[21].
Enfin, l’expert italien Michele Miuli considère le Carsonisme comme une « révolution phénoménologique », un style qui capte les tensions du monde naturel dans une chorégraphie de lumière et de matière, à la fois accessible et novatrice[22].
Références
- ↑ Gustavo Tatis Guerra, « Las luces del planeta... Carson, capitán de los colores del planeta », El Universal, 29 janvier 1994.
- ↑ Leonor De la Cruz, « El poder de los colores del Maestro Carson », El Heraldo.
- ↑ El Universal, « Expone Charles Carson en Cartagena », 5 octobre 1995.
- ↑ Gustavo Tatis Guerra, « Charles Carson, Una propuesta de color », El Universal, section dominicale, 15 octobre 1995.
- ↑ Florence Hubin, « Atelier Carson - Le peintre des couleurs a trouvé son refuge », Le Parisien, 21 octobre 2013.
- ↑ Victor Forbes, « Heroes of Creativity – Charles Carson, fulfilling a destiny », Fine Art Magazine, printemps 2009.
- ↑ Debra Usher, « The Legacy of an Artistic Revolutionary – 35 Years of Creation », ARABELLA Magazine, 22 pages.
- ↑ Analyse en trois langues intitulée : Le monde de Charles Carson un nouvel « isme », par Louis Bruens, 1992 aux Éditions Poly-Inter
- ↑ Carsonisme, Édition Iconia, 1993 -
- ↑ Gabriel Martin, Dictionnaire des onomastismes québécois : Les Mots issus de nos noms propres, Sherbrooke, Éditions du Fleurdelysé, coll. « Renardeau arctique » no 1, 2013, 226 p. (ISBN 978-2-9814025-0-9)
- ↑ Journal de Montréal - Parution : Samedi 31 juillet 1993 - Section: Babill'art
- ↑ http://artacademie.com/photos-evenements/index.php?/category/8 2009 • AIBAQ Gala Academia XXI
- ↑ « Artiste de l'année 2009 »
- ↑ Louis Bruens, *Charles Carson, un nouvel isme… Analyse de l’œuvre*, Éditions Poly-Inter, Sainte-Agathe-des-Monts, 1992.
- ↑ Marie-Éva de Villers, *Multi dictionnaire de la langue française*, 6e édition, Québec Amérique, 2015, (ISBN 978-2-7644-2931-0).
- ↑ Victor Forbes, « Grand Master Charles Carson – Honoring Hero of Creativity », *Fine Art Magazine*, 9 novembre 2015.
- ↑ Victor Forbes, ibid.
- ↑ Guy Robert, *Charles Carson, une découverte... Le Carsonisme*, Rapport d’analyse, Iconia, 1993.
- ↑ Jacques de Roussan, *Le subliminisme de Charles Carson*, Éditions de Roussan, 1990s.
- ↑ Gustavo Tatis Guerra, « Charles Carson, Una propuesta de color », *El Universal*, Section Dominical, 15 octobre 1995.
- ↑ Leonor De la Cruz, *El Heraldo*, Colombie, [source à préciser si possible pour date et page].
- ↑ Michele Miuli, *Albo d’Oro*, Italia in Arte, Édition 2013.
Liens externes
- Site officiel
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