Charles Inglis (1734-1816)

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St. Paul's Church Cemetery (d) |
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Margaret Crooke (d) |
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Charles Inglis, né en 1734 à Glencolumbkille dans le comté de Donegal en Irlande, et mort le près de Halifax en Nouvelle-Écosse au Canada, est un ecclésiastique et un éducateur canadien qui devient le premier évêque anglican de Nouvelle-Écosse.
Biographie
Charles Inglis naît en 1734 à Glencolumbkille dans le comté de Donegal en Irlande[1]. Il est le plus jeune des trois fils du révérend Archibald Inglis, pasteur à Glen et Kilcar ; il n'y a pas de détails sur sa mère[2]. Il est élevé au sein d’une famille de clercs d’ascendance écossaise[3].
Il fait des études privées[3]. Orphelin à l'âge de onze ans[4], la mort prématurée de son père l'empêche de fréquenter l’université[3]. Ne pouvant pas entrer au Trinity College de Dublin par manque d'argent, il décide d'émigrer en Amérique vers 1754[2].
De 1755 à 1758, il dirige une école gratuite à Lancaster, en Pennsylvanie, et gagne la sympathie des voisins, qui le recommandent à la Société pour la propagation de l'Évangile[5]. Il se rend en Angleterre, est ordonné par l'évêque de Londres et, de retour en Amérique, commence à travailler dans la station missionnaire de Dover, qui comprend alors le comté de Kent, dans le Delaware, le [6]. En 1765, il devient l'assistant du Dr Auchnutz à l'église Holy Trinity de New York et le catéchiste des noirs[6]. Il participe alors à la controverse sur l'épiscopat américain, dont il préconise la fondation dans un pamphlet, et est membre de la convocation volontaire qui se réunit le [6]. En collaboration avec Sir William Johnson, il participe activement à l'évangélisation des Indiens Mohawk[6]. L'université d'Oxford lui décerne le diplôme de M.A. le et celui de D.D. le (Foster, Alumni Oxon. p. 728)[6]. En 1776, lorsque Washington prend possession de New York, Inglis, en tant que loyaliste, se retire à Long Island pendant un certain temps, mais le Dr Auchnutz meurt le , et Inglis est choisi pour lui succéder dans la charge de Holy Trinity[6]. L'église vient d'être incendiée et Inglis est intronisé par le gouverneur Tryon parmi les ruines[6]. Sa loyauté envers la couronne anglaise le rend odieux au nouveau gouvernement américain[6]. Ses biens lui sont retirés et il figure dans l'Act of Attainder de 1779[6]. Il démissionne le et se rend en Angleterre[6]. Le , il est consacré premier évêque de Nouvelle-Écosse, devenant ainsi le premier évêque colonial britannique ; il se rend dans son diocèse et, en 1809, il est nommé membre du conseil de Nouvelle-Écosse[6].
Inglis épouse Margaret Crooke, fille de John Crooke du comté d'Ulster, New York, et a deux filles et un fils, John (en), qui devient en 1825 troisième évêque de Nouvelle-Écosse, meurt à Londres en 1850, et est le père de Sir John Eardley Wilmot Inglis qui publie quelques pamphlets[6].
Charles Inglis meurt le près de Halifax en Nouvelle-Écosse au Canada[1].
Références
- 1 2 (en) « Charles Inglis : Canadian bishop », sur britannica.com (consulté le ).
- 1 2 (en) Patrick M. Geoghegan, « Inglis, Charles », sur dib.ie (consulté le ).
- 1 2 3 « Inglis, Charles », sur biographi.ca (consulté le ).
- ↑ (en) David E. Maas, « Inglis, Charles (1734-1816), Anglican minister, Loyalist, and first bishop of Nova Scotia », sur anb.org (consulté le ).
- ↑ Archbold 1892, p. 1-2.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Archbold 1892, p. 2.
Bibliographie
- (en) William Arthur Jobson Archbold, « Inglis, Charles (1734-1816) », dans Dictionary of National Biography, vol. 29, (lire en ligne), p. 1-2.
Liens externes
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