Charles Le Clercq
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(à 68 ans) Bruxelles |
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Charles Emmanuel Joseph Le Clercq (Bruxelles, - Bruxelles ) est un artiste peintre portraitiste belge.
Biographie
Né le 31 mai 1753 à Bruxelles, dans le quartier du Sablon, et baptisé le lendemain 1er juin 1753 à Notre-Dame de la Chapelle[1], Charles Le Clercq est le troisième fils d'Antoine Joseph Le Clercq (1705-?), peintre local originaire de Saint-Venant en Artois, et de Catherine Neetens ou parfois Nietens, qui s'étaient mariés à Bruxelles, à Notre-Dame de la Chapelle, le 8 avril 1740. Le ménage compte aussi deux filles. L'un de ses frères aîné, Dominique Mathieu Le Clercq (Bruxelles - ND Chapelle[2] 1743 - Bruxelles - Sainte-Gudule[3] 1786), fut peintre d'histoire[4] mais laissa peu de traces [5],[6].
Charles fut très tôt orphelin de mère, puisque celle-ci fut inhumée à Notre-Dame de la Chapelle[7] le 4 juin 1758.
Après s’être formé auprès de son père, Charles est admis à l’académie royale des beaux-arts de Bruxelles le 30 avril 1773, en décrochant le premier prix de dessin et demande à partir pour Rome afin de compléter sa formation. Sa démarche aboutit le 28 janvier 1777, quand Charles Alexandre de Lorraine lui fait octroyer une bourse annuelle de 300 florins, alors que le jeune-homme est déjà arrivé à Paris où il séjourne dans l'attente de sa pension, et s'est inscrit à l'Académie royale de peinture et de sculpture pour y suivre des cours. Fin mai 1777, il fait parvenir au gouverneur général des Pays-Bas autrichiens un portrait représentant Madame Élisabeth, sœur du roi. La date du départ pour Rome se situe après août 1777. La durée de son séjour n'est pas connu avec certitude. Là, il est placé sous la responsabilité d'Anton von Maron chargé de surveiller les peintres autrichiens séjournant à Rome. On le retrouve à Turin en 1781[5].
Il se spécialise dans les scènes de genre et les portraits intimistes, et gagne bientôt l'intérêt des cours princières[6].
Il séjourne ensuite à Paris entre 1783 et 1787, et est dit « au service de la reine Marie-Antoinette », dont il va produire plusieurs portraits, ainsi que des membres de la famille royale[8].
Le 3 janvier 1787, il épouse, à Bruxelles, à Notre-Dame de la Chapelle[9], Isabelle Simons, né à Bruxelles, à Sainte-Catherine[10] en 1754, sœur cadette de la peintre Marie de Latour, puis revient à Paris où son épouse meurt en janvier 1790. Il rentre alors à Bruxelles où il épouse une certaine Marie-Caroline Le Clercq dont on ignore tout.
Par ailleurs, il exécute entre autres des portraits du prince Charles-Joseph de Ligne, son épouse Hélène (Château de Teplitz), et de ses fils Charles-Antoine (gravé par Antoine Cardon, 1785) et Louis. Avant 1792, il représente Flore van Arenberg (1752-1832) et ses trois enfants pour la maison d'Arenberg, ainsi que le duc Louis-Engelbert d'Arenberg, commanditaire de cette série de portraits, son épouse Louise Pauline van Lauraguais et leurs enfants[5].
Il meurt à Bruxelles, dans un certain dénuement, le 30 août 1821[5], à l'ancien refuge des Ursulines[11]. Son décès est déclaré[12] le lendemain.
Œuvre

Longtemps les œuvres de Charles Le Clercq furent attribuées à d’autres peintres tels que Joseph Boze, Domenico Duprà, Gautier-Dagoty, Lié Louis Périn, ou Jean-Frédéric Schall[6].
Conservation
Belgique, château de Belœil :
- La mort du lieutenant Joseph Wolff à Kloster-Béisig, n.c.
- Portrait du prince Louis-Joseph de Ligne, n.c[13].
- Portrait de Charles-Antoine de Ligne, 1785.
- Portrait de Louis de Ligne, n.c.
Paris, Bibliothèque nationale de France :
- Marie Thérèse Charlotte de France et sa gouvernante, Mme de Guéménée, gravure en couleurs par Jean-Pierre-Julien Dupin d'apr. Le Clercq, 1781.
Paris, musée des Arts décoratifs
- Portrait d'une jeune femme, 1781.
- Élisabeth de France, 28,5 x 32 cm, vers 1775.
- Portrait de Marie-Antoinette en vestale, 40 x 33 cm, vers 1777-1778, anc. attrib. à Schall.
- Marie-Thérèse de Savoie et ses trois enfants, 1781.
- Élisabeth de France jouant de la harpe, 41 x 32,5 cm, 1783.
- Marie-Antoinette et ses enfants, 1783.
Tchéquie, Château de Teplitz :
- Portrait d'Hélène Massalska, épouse du prince de Ligne, n.c.
Collection privée, travaux non localisés
- Portrait d'un jeune artiste, format ovale 27 x 23 cm, daté Turin, 1781.
- Flore d'Arenberg (duchesse Wolfgang d'Ursel avec ses trois enfants.
- Élisabeth de France en vestale, n.c.
- Portrait du prince Albert de Saxe, duc de Teschen, n.c[14].
- Jeune fille dansant dans un parc, n.c.
- Le Toilette du soir, 43,5 x 36,5 cm, n.c[15].
- Joseph II, 38 x 30 cm, n.c.
Notes et références
- ↑ Bruxelles, registre des baptêmes de Notre-Dame de la Chapelle, 1 (junius 1753) Carolus Emmanuel Josephus filius legitimus Antoni Josephi Le Clercq et Catharina Joseph Nietens conjugum natus heri vesperi medio none Suscep. Carolus Emmanuel Marchant et Isabella Petronella Josepha Le Clercq.
- ↑ Bruxelles, registre des baptêmes de Notre-Dame de la Chapelle, 21 (september 1743) Dominicus Mattheus filius legitimus Anthonii Josephi Le Clercq et Catharine Nietens conjugum natus hodie mane medio tertis Suscep Dominicus De Bie et Margarita Delwaert.
- ↑ Bruxelles, registre des inhumations de Sainte-Gudule Le 20 juillet 1786, Dominique Mathieu Le Clercq, inhumé dans le cimetière extérieur de Sainte-Gudule, mort le 18 vers cinq heures de l'après-midi, habitant rue de la Madeleine. Sa veuve, Alexandrina Walschaerts, fut inhumée à Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, le 11 septembre 1789, et elle y était morte le 9 septembre à 9 heures du soir.
- ↑ Il est mentionné en 1767 à Bruxelles comme Dominique Leclerre ou Leclercq, à la Petite rue de Notre-Seigneur, s° 5, n° 352, comme maître peintre. Archives de la ville de Bruxelles, Arch. Anc. 1042, page 26 r°.
- 1 2 3 4 Paul De Zuttere, « Charles Le Clercq, peintre bruxellois méconnu (1753-1821) », in: Études sur le XVIIIe siècle, 6 (1979), pp. 41-52 — Transcription sur Digithèque ULB.
- 1 2 3 Julie Demarle, « Peintures récemment acquises par Versailles », in: La Tribune de l'art, Paris, 9 novembre 2018.
- ↑ Bruxelles, registre des inhumations de Notre-Dame de la Chapelle : 4 (junius 1758) sepulta est in cameterio nostro Catharina Josepha Neetens uxor Anthonii Josephi Leclercq.
- ↑ Dominique Maréchal, « Les peintres "belges" dans les ateliers parisiens, de la fin du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle », in: M.-C. Chaudonneret (dir.), Les artistes étrangers à Paris, Berne, 2007, p. 137-156.
- ↑ Bruxelles, registre des mariages de Notre-Dame de la Chapelle. Annus 1787. Januarius. Carolus Emmanuel Josephus Le clercq et Isabella Simons Caelibes, Bruxellenses, majorennes habitantes op’t nieuwland ter proclamati et habita dispensatione in tempore Clauso matrimonio juncti sunt Coram praenobili Domino Ludovico francisco Juliano De Wavrans Consiliario Status Suae Caesarea majestatis ordinis S :Stephani Equite Regio, ac Antonio Josepho Nieubourg officiali financiarum testibus habitantibus Bruxellis me assistente hac 3 januarij 1787 Cl :Borgé pastore (signé) Charles Le Clercq, Isabelles Simons, De Wavrans, Nieubourg.
- ↑ Bruxelles, registre des baptêmes de Sainte-Catherine : 27 octobris 1754 Baptizata est isabella filia Dni joannis josephi simons et Domicella Maria Carolina De Boeck conjugum nata eadem circa sextam matutinam. Suscept. Gerardus Emmanuel Simons et Dcella isabella van Puers.
- ↑ Sur Cet hospice, voyez le lien .
- ↑ Bruxelles, acte de décès n° 1850 du 31 août 1821. Charles Emmanuel Joseph Le Clercq est mort le 30 août 1821 à cinq heures du soir au refuge des Ursulines, âgé de 68 ans, deux mois et vingt neuf jours, né à Bruxelles, demeurant rue du Prévôt, veuf en premières noces d'Isabelle Simons, et époux en secondes noces de Marie Caroline Le Clercq, sur déclaration de Grégoire S'jonghers, 54 ans, directeur et Pierre Hanssens, 73 ans, pensionné.
- ↑ [PDF] « Le prince Charles de Ligne graveur (1759-1792) », par Xavier Duquenne, en ligne sur le site de Brepols.
- ↑ Selon De Zuttere (1979), il s'agirait du « Portrait de l'archiduc Charles d'Autriche, dans l'uniforme de colonel-propriétaire de son régiment autrichien d'infanterie (et non du duc Albert Casimir de Saxe-Teschen suivant l'attribution traditionnelle ».
- ↑ Vente Rouillac, 10 juin 2007.
Liens externes
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