Charles Malaise

Charles Malaise
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Bruxelles
Nationalité
Activité
Lieu de travail

Charles Malaise, né à Bruxelles le et mort dans la même ville le , est un sculpteur belge.

Biographie

Famille

Charles Malaise, baptisé à Bruxelles, Sainte-Gudule, le , est le fils de Tobie Joseph Malaise (1739-1793), perruquier, et de Marie Catherine Vandernoot ou Van der Noot (morte en 1814), mariés à Bruxelles, à la Sainte-Gudule, le [N 1],[N 2]

Charles Malaise se marie en premières noces, à Bruxelles[8] le avec Marie Françoise Justine Lance ou souvent Lancelette, dont il a un fils, Charles Joseph Maximilien Malaise, né à Bruxelles en mai 1798, reconnu et légitimé par le mariage de ses parents, qui sera chef de bureau au Ministère de la Guerre, puis deux filles, Marie Pauline Adèle Malaise née à Bruxelles en 1801 qui épouse à Bruxelles[9] en 1824 Auguste Philippe Van Asbrouck, né à Mons, entrepreneur de transports, et enfin Sophie Rose Angélique Malaise, née à Bruxelles en 1803 qui épouse à Bruxelles[10] en 1834 Jean Blancquaert, né à Gand, propriétaire. Marie Françoise Justine Lance est morte à Bruxelles[11] le 16 janvier 1817.

Après son veuvage, Charles Malaise épouse en secondes noces, à Bruxelles[12] le Anne Marie Stroobants, née à Bruxelles[13] en 1783, qui lui survit[14],[15]. Par leur mariage, ils légitiment un enfant, Jean Henri Malaise, né à Bruxelles en 1828.

Le sculpteur meurt, à l'âge de 61 ans, à Bruxelles, le [15].

Formation

Charles Malaise est formé à Bruxelles, par le sculpteur classique Gilles-Lambert Godecharle[16]. Un beau buste d'Angélique d'Hannetaire, la marraine de Charles Malaise, est de la main de Godecharle.

Carrière

Lors du Salon de Bruxelles de 1815, Charles Malaise obtient le prix de sculpture pour sa Statue de Jean de Locquenghien. Il expose aux salons triennaux belges jusqu'en 1822. Il devient chef de la seconde division des bureaux de la mairie, puis, avant 1816, conservateur du musée de Bruxelles et secrétaire de la classe de dessin à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, emploi qu'il occupe jusqu'à sa mort[17].

Charles Malaise possède son propre atelier, où, dès 1820, il forme des élèves, comme le peintre et graveur Paul Lauters, dont il est également le mécène.

Œuvre

Expositions

Collection muséale

  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) : Monument à Jean de Locquenghien, bourgmestre de Bruxelles (1518-1574), statue en plâtre, inventaire no 556, format 82 × 74 cm, don de la Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Bruxelles, 1830[23].

Références et notes

Références

  1. D'après son acte de mariage à Bruxelles, cette dernière était veuve d'Honoré D'Ohen, mort à Ambourg, sous le nom d'Honoré Adernous, natif d'Ohen.
  2. Jan Caluwaerts et Hugo Simonart, 1350-1795 Bourgeois de Bruxelles 1350 -1795, Louvain, 2000, tome III, v° Malaise : François Albert Joseph Malaise, né à Charleroi, vendeur de liqueurs, de vins, etc., fils de Walther Malaise et de Marguerite Preumont, époux d’Elisabeth Cawe, fille d’un bourgeois de Bruxelles, obtint la bourgeoisie de Bruxelles le 27 avril 1770. Il avait pour adresse : rue Haute nevens de Hamelen Baut.
  3. La rue de la Bergère était une rue du centre de Bruxelles qui doit son nom à l’auberge Het Herderinneke (la petite bergère) . C’était une rue plutôt aristocratique puisque d’après un recensement de 1783, elle avait 92 habitants dont 21 personnes de qualité, fonctionnaires, magistrats, rentiers ou négociants an gros, 13 artisans, 30 ouvriers, 11 domestiques et 17 enfants. Elle disparut avec les travaux de la jonction ferroviaire : voyez Jean d’Osta, Les rues disparues de Bruxelles, Bruxelles, Rossel, 1979. pp. 23 et 24.
  4. Dans l'acte de baptême de Charles Malaise, sa marraine est nommée Maria Angelica Denter, orthographe pour le moins fantaisiste mais par laquelle il est aisé de retrouver Marie Angélique Servandoni dite Angélique d'Hannetaire.
  5. Bruxelles, Sainte-Gudule, 29 mai 1777. Philippus Rogerius Josephus filius legitimus tobia josephi malaise et anna catharina van der noot conj. Susc. Joannes georgius Bonnevie nomine illustrissimi D(omi)ni philippi rogeru josephi de varick comitis de sart etc. et maria anna van etterbeeck nomine illustrissima d(omin)a anna carolina comitessa de cobenzl.
  6. Bruxelles, Sainte-Gudule, 8 mai 1793. Een Sincke met 6 heeren a S: Gud: Josephus Malaise Mr peruquier overladen den 5 dito snachts woonende in het herderinne straiten, palla et lyckwagen 2 .. 4.
  7. Bruxelles, acte de décès n° 614 de 1814. Anne Catherine Vandernoot, veuve de Tobie Joseph Malaise, fille de Charles et de Caroline Maturain, conjoints décédés.
  8. Bruxelles, acte de mariage n° 624 du 16 juillet 1798. Marie Françoise Justine Lancelette, née à Bruxelles le 20 mai 1775, y résidant, est la fille de de François Joseph Lance, résidant à Bruxelles, employé au spectacle, et de Marie Hubertine Goffaux. Charles Malaise, né à Bruxelles le 4 mai 1775, y résidant, indépendant de profession, est le fils de Tobie Joseph Malaise et d'Anne Catherine Vandernoot, tous deux résidant à Bruxelles. Ils reconnaissent et légitiment un enfant par leur mariage : Charles Joseph Maximilien Lancelette qui sera dorénavant nommé Malaise, né à Bruxelles le 20 mai 1798 (né le premier prairial dernier). Les témoins étaient Charles Joseph Pierson, indépendant à Bruxelles, Antoine Lefevre dit Gaillard, blanchisseur à Bruxelles, Pierre François Detrez, indépendant à Bruxelles, et Joseph Chapel, indépendant au Marché aux Poulets à Bruxelles.
  9. Bruxelles, acte de mariage du 5 février 1824 (en néerlandais conformément à la législation néerlandaise). Paulina Adela Malaise, née à Bruxelles le 31 mai 1801, y résidant, sans profession, habitant chez son oncle, est la fille de Carolus Malaise, secrétaire de l'académie de dessin, résidant à Bruxelles, et de Maria Francisca Justina Lance. Augustinus Philippus Van Asbrouck, né à Mons le 26 mars 1794, résidant à Bruxelles, entrepreneur en transports, est le fils de Petrus Van Asbrouck, employé de bureau à Mons, et de Maria Josepha Buisseret. Les témoins étaient Philippus Malaise, résidant à Bruxelles, receveur des droits, Jan Craeps, résidant à Bruxelles, employé de bureau, Sebastiaen Detige, négociant à Bruxelles, et enfin le père, Carolus Malaise.
  10. Bruxelles, acte de mariage n° 156 du 12 février 1834. Le mariage est contracté au domicile du futur époux, rue du Marais, section n° 5, n° 499 où il se trouve malade et opposition dont mainlevée fut accordée. Sophie Rose Angélique Malaise, née à Bruxelles le 9 mai 1803, sans profession à Bruxelles, est la fille de Charles Malaise, secrétaire de l'académie, résidant à Bruxelles, présent et consentant, et de Marie Françoise Justine Lance. Jean Blancquaert, veuf de Jeanne Catherine Barbe Solvyns morte le 31 décembre 1810 et de Marie Catherine Vlyminx, morte le 23 septembre 1831, né à Gand le 20 juillet 1758, résidant à Bruxelles, propriétaire, est le fils de Jean Henri Blancquaert et de Marie Josine Ryngaert. Les témoins étaient Josse Blancquaert, propriétaire à Gand, Ferdinand Ghislain Speelman, fabricant à Gand, Joseph Constantin Fidèle De Lauwers, employé à Bruxelles, et Jean Edouard Ferdinand Van Astein, inspecteur en chef des contributions directes et des accises à Gand.
  11. Bruxelles, acte de décès n° 122 de 1817.
  12. Bruxelles, acte de mariage n° 594 du 2 juillet 1831. Anne Marie Stroobants, née à Bruxelles le 14 mai 1783, y résidant, rentière, est la fille de Henri Stroobants et de Marie Thérèse Vanden Driessche. Charles Malaise, veuf de Marie Françoise Justine Lance, né à Bruxelles le 4 mai 1775, y résidant, secrétaire de l'académie, est le fils de Joseph Malaise et d'Anne Catherine Vandernoot. Les époux légitiment Jean Henri Philippe Joseph Malaise, né à Bruxelles le 16 août 1828. Les témoins étaient Jean Cyriaque Max, chirurgien et accoucheur à Bruxelles, Pierre Joseph Tasson, résidant à Bruxelles, professeur de l'académie, Jean Stroobants, résidant à Bruxelles, boulanger, et Jacques François Triest, employé à Bruxelles.
  13. Bruxelles, Sainte-Gudule, baptême le 15 mai 1783 d'Anne Marie Stroobants, fille d'Henri et de Marie Thérèse Vandendriessche, née en la demeure de ses parents à la rue du Pélican (platea pellicani).
  14. « Ville de Bruxelles », sur agatha.arch.be (consulté le ).
  15. 1 2 « Ville de Bruxelles », sur agatha.arch.be (consulté le ).
  16. 1 2 3 4 Goetghebuer 1831, p. 78.
  17. Rédaction, « Charles Malaise », L'Émancipation, no 156, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  18. Académie royale des beaux-arts de Gand et J. De Cauwer, Salon de Gand de 1817 (Xe), Gand, , 68 p. (lire en ligne), p. 49.
  19. Catalogue, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et dessin, exécutés par des artistes vivans, exposés au salon de Bruxelles de 1818, Bruxelles, P.J. De Mat, , 51 p. (lire en ligne), p. 45-46.
  20. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 57 p. (lire en ligne), p. 40.
  21. Catalogue, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et dessin, exécutés par des artistes vivans, et exposés au musée de Bruxelles, en 1821, Bruxelles, P.J. De Mat, , 59 p. (lire en ligne), p. 36.
  22. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 58 p. (lire en ligne), p. 38.
  23. « Monument à Jean de Locquenghien, bourgmestre de Bruxelles (1518-1574) », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).

Notes

  1. Bruxelles, Sainte-Gudule, 4 (mai 1775) Carolus filius legitimus josephi malaise et anna catharina van der noot conjugum Susc. Illustrissimus D(omi)nus carolus josephus franciscus lamoralis princeps de ligne eques aurei velleris etc. et maria angelica denter.
  2. Si la mère de Charles Malaise était originaire de Bruxelles et déjà veuve d'un premier mariage[1], son père, Tobie Joseph - ou plus usuellement Joseph - Malaise, lui, était né à Charleroi Ville-Basse, où il fut baptisé en 1739, comme fils de Walther Malaise et de Marguerite Preumont. Tobie Joseph était venu s'établir à Bruxelles. Son frère aîné, François Albert Malaise, né en 1737 à Charleroi également, s'était aussi établi à Bruxelles comme vendeur de liqueurs, de vins et autres boissons alcoolisées à la rue Haute, et où il épousa la fille d'un bourgeois de Bruxelles et obtint la bourgeoisie de Bruxelles[2] en 1770. Tobie Joseph Malaise avait choisi une profession toute autre que celle de son frère puisqu'il était maître perruquier à la rue de la Bergère[3], rue plutôt aristocratique, qui montait obliquement de la Putterie jusqu’à la rue de Loxum. Les perruquiers, bien que souvent anonymes dans les récits historiques, jouaient un rôle important dans la cour et la haute société de l’époque, et de fait, Joseph Malaise avait une clientèle distinguée. Ainsi, le premier fils de Joseph, Charles, notre sculpteur, avait été tenu sur les fonts baptismaux de Sainte-Gudule en 1775 par l'illustre Charles Joseph François Lamoral prince de Ligne, chevalier de la Toison d'or et par sa maîtresse en titre à l'époque l'actrice Angélique d'Hannetaire[4]. Pour son second fils, Philippe Rogier Joseph, baptisé à Sainte-Gudule[5] en 1777, son père put aussi compter sur un parrain et une marraine prestigieux puisqu'il s'agissait de l'illustre Philippe Roger Joseph de Varick, comte de Sart, et de l'illustre dame Anne Caroline comtesse de Cobenzl. Le troisième enfant de Tobie Joseph, une fille nommée Marie Pauline dite Apolline, baptisée à Sainte-Gudule en 1779, fut parrainée par des membres de la famille, et mourut en bas âge en 1783. Tobie Joseph lui-même mourut à Bruxelles le 5 mai 1793 et fut inhumé à Sainte-Gudule le 8 du même mois[6]. Sa femme le suivit dans la tombe près de vingt ans plus tard, car elle mourut à Bruxelles[7] le neuf février 1814.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Pierre-Jacques Goetghebuer, Notes sur les sculpteurs et architectes des Pays-Bas, vol. 3, Université de Gand, , 183 p. (lire en ligne), p. 78.

Liens externes

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