Charles Santini

Charles Santini
Naissance
Velone-Orneto (Corse)
Décès (à 74 ans)
Paris 5e
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Adjudant
Années de service 19321945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945

Charles Santini, né le à Velone-Orneto et mort le à Paris, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et engagement

Charles Santini naît le 30 avril 1912 à Velone-Orneto[1], en Haute-Corse[2]. En 1932, à l'âge de vingt ans, il s'engage dans la légion étrangère et est affecté en Algérie, au Maroc puis en Syrie où il se trouve au moment où débute la seconde guerre mondiale[3].

Seconde Guerre mondiale

À l'issue de la campagne de Syrie, il décide, le 24 juillet 1941, de s'engager dans les forces françaises libres et rejoint les rangs de la 13e demi-brigade de légion étrangère[3],[4]. Engagé dans la guerre du désert avec son unité, il s'illustre lors de la bataille de Bir Hakeim en contribuant, le 11 juin 1942, à faire plusieurs prisonniers ennemis[3],[4]. Après les campagnes d'Afrique du Nord, il participe à la campagne d'Italie à l'issue de laquelle il est promu sergent-chef[3],[4].

Il débarque en Provence en août 1944 puis participe à la Libération de la France[3]. Lors de la bataille des Vosges, il se distingue à nouveau le 21 septembre, sur le plateau d'Ornans, en allant récupérer sous le feu ennemi son chef de section blessé[3]. Trois mois plus tard, lors de la bataille d'Alsace, il s'empare d'une position fortifiée, stoppe l'avancée d'une colonne ennemie puis force le passage au travers du barrage de deux mitrailleuses au Hohwald[3]. Avec son régiment, il part ensuite combattre dans le massif de l'Authion et s'y illustre le 14 avril 1945 en menant ses hommes à l'assaut du piton de la Gonella sous le feu ennemi[3],[4]. Il est alors grièvement blessé à la jambe droite par des éclats d'obus et termine la guerre avec le grade d'adjudant[3],[4].

Après-Guerre

Quittant l'armée après le conflit, il devient ouvrier à la manufacture des tabacs[2]. Charles Santini meurt le 18 mai 1986, à l'hôpital militaire du Val-de-Grace, et est crématisé au cimetière du Père-Lachaise[2].

Décorations


Officier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération
Par décret du 17 novembre 1945
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945
Avec deux palmes, deux étoiles d'argent
et une étoile de bronze
Médaille des blessés de guerre Croix du combattant volontaire
Avec agrafe
"Guerre 1939-1945"
Médaille coloniale
Avec agrafes "Syrie", "Fezzan",
"Tripolitaine", "Bir Hakeim" et "Libye"
Médaille commémorative française
de la guerre 1939-1945
Médaille commémorative
de la campagne d'Italie

Références

  1. Archives en ligne de Paris, 5e arrondissement, année 1986, acte de décès no 337, cote 5D 330, vue 27/31
  2. 1 2 3 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  4. 1 2 3 4 5 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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