Charles de Loupoigne

Charles de Loupoigne
Biographie
Naissance
Décès
(à 38 ans)
Loonbeek
Activité

Charles de Loupoigne, nom de guerre et de résistance de Charles François Jacqmin (Bruxelles, - Loonbeek, ), aussi surnommé Cousin Charles ou Charlepoeng, était un résistant à l'occupation française des Pays-Bas méridionaux. Ses faits de résistances furent sources d'inspiration pour la guerre des Paysans.

Biographie

Famille

Charles François Jacqmin est né à Bruxelles et fut baptisé à Saint-Géry[1] le 14 mars 1761.

Son père, Jean Joseph Jacqmin, marchand d'eau-de-vie et de brandevin, distillateur de genièvre, était originaire de Braine-l'Alleud. Il est mentionné[2] en 1767 comme fabricant d'eau-de-vie à la rue de l'Étuve, au coin de la rue de l'Amigo, n° 30, et en 1776, il demande une tolbrief et est dit résider à l'enseigne Aen Sint Jan. Il était aussi caporal dans la garde-bourgeoise de Bruxelles.

Quasi toute la famille Jacqmin était venue s'établir à Bruxelles. Ainsi, les trois frères Jacqmin, tous trois nés à Braine-l'Alleud, sollicitèrent et obtinrent la bourgeoisie de Bruxelles : Jean Joseph[3] en 1752, Bartholomée[4] en 1753 et Nicolas[5] en 1772. Les grands-parents paternels de Charles François étaient également établis à Bruxelles puisque sa grand-mère Marie Virly fut inhumée à Saint Géry[6] en 1758, et son grand-père Jean Antoine Jacqmin dans la même paroisse[7] en 1762.

Après un premier mariage célébré en 1752 à Bruxelles, à Saint-Nicolas[8], avec Brigitte Josèphe Quertenmont, qui mourut à Saint-Géry[9] en 1759, et dont sont issus deux enfants, Jean Joseph Jacqmin épousa, en secondes noces, Marie Josèphe De Glain ou De Glin, à Saint-Géry[10] quatre mois plus tard, et de ce mariage naquit Charles François Jacqmin un an et demi plus tard. Un autre enfant, François Chrisostôme Jacqmin leur naîtra en 1765, et celui-ci sera musicien attaché au Théâtre des Arts à Rouen, et il aura une descendance en France de ses deux unions contractées à Paris et à Canteleu.

Jean Joseph Jacqmin est mort à Bruxelles[11] le 21 mai 1797 ou le deux prairial de l'an V de la République française. La mère de Charles Francois était alors toujours en vie.

Charles Francois Jacqmin épouse le , à l'église des Chartreux, et l'acte est mentionné dans les registres de Sainte-Catherine[12] à Bruxelles, une veuve, Marie Anne Parys, originaire de la paroisse Sainte-Gudule, une dame quelque peu plus âgée mais également plus riche, alors que lui est encore mineur. Il signe l'acte de mariage d'une écriture démontrant l'homme habile à manier la plume tandis que son père et son épouse signent fort maladroitement. Mais ce couple fort mal assorti divorça religieusement très vite, et Marie Anne Parijs mourut rapidement, un an après leur mariage. Ce qui donna lieu à plusieurs procès pour la succession de celle-ci[13].

Après le décès de sa première épouse à Woluwe-Saint-Pierre[14], Charles François se remarie à l'église de la Chapelle[15] le avec une jeune demoiselle de 19 ans, de Bruxelles, Jeanne Josèphe Deinsman ou Deinsmans. Elle habitait alors à la rue des Tanneurs, lui avait sa demeure à la rue du Poinçon, et le jeune couple ira s'installer dans la demeure maritale.

Jeanne Josèphe Deinsman lui donnera une fille puis un fils, tous deux nés à la rue du Poinçon et baptisés à l'église de la Chapelle. Leur premier enfant est Jeanne Marie Jacqmin, née[16] en 1788 et mariée à Bruxelles[17] en 1813 avec Josse Contempré. Leur second enfant est Jean Jacques Henri Jacqmin, né[18] en 1790 et qui se marie à Bruxelles[19] en 1812 à Marie Gertrude Van Delen, d'Anvers. Après le décès de celle-ci en 1833, et alors policier, il épouse en secondes noces à Bruxelles[20] la même année Anne Catherine Willems, veuve, et négociante à Bruxelles. Il meurt un an plus tard, à Bruxelles[21], le 15 septembre 1834.

L'épouse de Charles François Jacqmin, qui s'était remariée[22] à Nicolas Dachsbek[23] à Bruxelles[24] en 1805, est morte à Bruxelles[25] en 1846.

Jeunesse

La famille de Charles François Jacqmin est francophone, mais il apprend le flamand avec ses camarades de jeu. Il entama des études de chirurgie qu'il ne termina pas. Il s'est essayé à un négoce de vins à la rue du Lombard mais sans succès. En , Jacqmin est nommé aux accises à Bruxelles.

Révolution brabançonne

Alors que la révolution brabançonne « arrive » et que les Français chassent les Autrichiens des Pays-Bas méridionaux, Jacqmin perd son emploi. Il devient pendant cette période recruteur pour un régiment autrichien, le Corps franc de Grün-Laudon (Laudon vert). Alors que l'armée veut traverser le Rhin le à Neuss, il est fait prisonnier et est emmené à Charleville. Fin décembre, il s'échappe vers le Brabant. Il est arrêté de nouveau le dans sa cachette à Alost et est emmené dans la citadelle de Doullens. Quelques mois plus tard, il est libéré grâce au paiement d'une caution.

Charles de Loupoigne ou « Charlepoeng »

En , il apparaît à Loupoigne, où il est abrité par Antoine Bève. Jacqmin y prend le surnom de Charles de Loupoigne qui par déformation deviendra Charlepoeng. Il décide de s'opposer à l'occupation française des Pays-Bas méridionaux et forme un groupe armé de 40 hommes qu'il nommera "L'Armée Belgique". Un membre lointain de sa famille, Antoine Lecoq, ardoisier à Baulers, deviendra son lieutenant.

Le , la troupe de Charles de Loupoigne attaque une fonderie à Genappe tenue par les Français et à laquelle attenait une fabrique d'armes. Tous les Français furent faits prisonniers et l'arbre de la liberté planté devant l'auberge Le Roy d’Espagne fut abattu. Les soldats français furent totalement surpris, notamment parce que la France et l'Autriche avaient signé un armistice le . Cet acte de résistance de Charles de Loupoigne lui amena de nouveaux volontaires. Le , il organisa avec son armée une embuscade près du carrefour des "Quatre Bas" à proximité de Charleroi. Il y captura 24 Français et 104 chevaux de l'armée. Dans les environs de Gosselies, il pilla une malle-poste qui reliait Charleroi à Bruxelles ; trois voyageurs furent faits prisonniers mais l'un d'eux, Chapel, put s'échapper et informer les autorités françaises installées à Bruxelles des événements.

Une garnison dirigée par le commandant Carette fut immédiatement envoyée de Bruxelles à Gosselies. Attaquant de nuit les troupes de Charles de Loupoigne, elle put facilement maîtriser les soldats endormis ou ivres. Antoine Lecocq, fait prisonnier, fut interrogé, ce qui permit aux Français de connaitre la véritable identité de "Charlepoeng". Lecocq fut condamné à mort et fusillé le sur la Place de la Liberté. Le , Jacqmin fut également condamné à mort par contumace ainsi que Dom Guillaume de Chentinne, le prieur de l'abbaye cistercienne de Villers où auparavant il s'était abrité un long moment[26].

La guerre des Paysans

De Loupoigne mena une existence plus clandestine et changea de tactique. Désormais, il intimidait les soldats français, les désarmait et dérobait les caisses municipales. Le , l'Autriche et la France conclurent une trêve. De Loupoigne arrêta également ses actes de résistance. Il ne prit pas une part active à la guerre des Paysans, mais le il reprit les armes. Dans les environs de Blanden, il captura Van Billioen, un ancien agent municipal du village qui avait auparavant aidé les brigands mais qui avait depuis arrêté son soutien. De Loupoigne exerça contre lui sa vengeance. Le , il fit prisonnier et exécuta pour les mêmes raisons l'ex-brigand Guilliam Bartholomeus qui avait trahi Charles de Loupoigne et ses conscrits et avait plusieurs fois dénoncé les retraites de ceux-ci.

Mort

L'armée de Charles de Loupoigne crut de manière conséquente et était capable d'une résistance armée face à l'armée française. Le à Neerijse, il force deux ex-brigands à intégrer son armée. La paire s'échappe et tombe dans les bras d'une colonne mobile française à laquelle finalement ils révéleront le repaire de Charles de Loupoigne. Son Armée Belgique fut encerclée dans le Margijsbos[27] (ou Marghys Bosch), le Bois de Marie Ghys, derrière le château à Loonbeek, et il fut tué dans les combats, achevé par un coup de sabre d'un chasseur à cheval, malgré qu'après avoir été blessé, il se soit rendu et ait demandé la vie.

Comme l'écrit Alphonse Wauters, avec Charles Jacqmin périrent quatre de ses compagnons : Amand André Vanermen, de Neer-Yssche qui était son son domestique, Pierre Vandevelde, de Brusseghem, Jacques Abeloos, de Vossem, et un quatrième. Ils furent tous enterrés dans le bois de Marie Ghys. La même journée coûta encore la vie à trois paysans : deux ouvriers de la ferme dite Kauhof ou Keyhof, sous Huldenbergh, Pierre De Waels et François De Both, ainsi que Pierre Nys, de Neer-Yssche. Les autres compagnons, faits prisonniers ou en fuite, furent considérés comme ayant été forcés de prendre les armes et ne furent plus poursuivis.

Les Français rapportèrent la tête de Charles de Loupoigne à Bruxelles et l'exposèrent trois heures durant sur la Grand'Place.

Homme controversé

Lors d’une réunion tenue à la Société d’Archéologie de Bruxelles[28] le 8 juillet 1890, une discussion s’éleva, au sujet de Charles de Loupoigne, entre Paul Verhaegen[29] et Henri Van Havermaet qui exposait ses recherches historiques effectuées sur ce résistant à l'occupation française des Pays-Bas autrichiens.

Paul Verhaegen estime que le chef des partisans a fait preuve d’une énergie incontestable, car il a tenu la campagne, dans les environs de Bruxelles, durant près de cinq ans, et toutes les forces françaises n’ont pu l’empêcher de rester cantonné dans la forêt de Soignes, à deux lieues de la capitale (…). La trahison seule (le) fit succomber. (…) Une aussi longue résistance laisse deviner de grandes sympathies de la part du peuple des campagnes. D'un autre côté, certains bourgeois des villes se méfiaient hautement du chef des conscrits. C’est ainsi que l’honnête Pelckmans, l’annaliste bien connu de Louvain, qui se déclarait l’ennemi convaincu des Français, relate avec détails les antipathies que ressentent ses concitoyens à l’égard de Charles de Loupoigne. (…).

Henri Van Havermaet, lui, explique qu’ayant fait une enquête sur les lieux au sujet des violences reprochées par les autorités françaises à Charles de Loupoigne et à ses compagnons, il a pu constater par lui-même combien ces reproches paraissent peu fondés. Il y a certes l’exécution de Bartholomees mais c’était un traître qui avait dénoncé plusieurs fois les retraites des conscrits. On reproche également des pillages, mais ce reproche ne fut jamais formulé sur les lieux, et bien au contraire, les fermiers fournissaient volontairement des vivres à ces jeunes gens. C'est pourquoi Henri Van Havermaet a voulu tirer de l’oubli la mémoire d’un Bruxellois, vilipendé par les écrits contemporains de source française ou inspirés par les Français.

Ainsi, de son temps, et jusqu'à près d'un siècle après sa mort, l'homme et son action faisaient l'objet de controverses.

Mais quelques années plus tard, en 1928, Paul Verhaegen fit ériger une croix de granit tout près du bois où Charles de Loupoigne avait été tué, au lieu-dit Klein Waver à Loonbeek (Huldenberg), avec cette inscription en latin Non loin d’ici sont morts pour la patrie Charles Jacqmin dit de Loupoigne et ses compagnons, le 30 juillet 1799.

Hommages

À Loupoigne, il existe un chemin du Cousin Châles et une promenade Charles de Loupoigne. À Ottignies-Louvain-la-Neuve, il y a également une rue Charles de Loupoigne. Le fut érigée à Loonbeek une croix en son souvenir. Actuellement, cette croix se trouve contre le mur de la chapelle du domaine des Scouts en Gidsen Vlaanderen du Kluis à Weert-Saint-Georges.

Dans la bande dessinée néerlandophone Bakelandt, le gang Bakelandt s'oppose à lui dans l'album Zita op de planken

Bibliographie et sources

  • (nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Charlepoeng » (voir la liste des auteurs).
  • Alphonse Wauters, Notice Jacquemin (Charles-François), dans la Biographie nationale, tome X, Bruxelles, Bruylant, 1888-1889, col. 65 à 69, à lire en ligne sous le lien .
  • (nl) MARTENS, Erik, "De Boerenkrijg in Brabant (1798-1799). De opstand van het jaar 7 in het Dijledepartement", Uitgeverij De Krijger, 2005, blz. 13-22, 46, 47, 51, 79, 115, 134, 151, 155-158, 186, 190-193.
  • Biographie universelle, tome 11, 1836, page 137-139

Notes et références

  1. Bruxelles, Saint-Géry, 14 mars 1761 14 Carolus Franciscus Filius legitimus Joannis Josephi Jacqmein et Maria Josepha De Glain conj. natus hac nocte hora 2 Suscep Carlous Franciscus Vallijn et Elisabetha Theresia Grinaer.
  2. Michel Vanwelkenhuyzen, Bruxelles en 1767, Jean Jacqmin, rue de l'Etuve au coin de la rue de l'Amigo, section 13, n° 30, (Saint-Nicolas), fabricant d'eau de vie. Le propriétaire est Van der Perre. A un frère. Caporal du wijck.
  3. Jan Caluwaerts & Hugo Simonart, Bourgeois de Bruxelles, tome III, 1695-1795, p. 228 : Jacqmin Joannes Josephus, né à Braine-l'Alleud, fils de Joannes Antonius et de Maria Anna Virly, 22 décembre 1752.
  4. Jan Caluwaerts & Hugo Simonart, op.cit., Jacqmin Bartholomeus, né à Braine-l'Alleud, fils de Jan et de Marie Anne Virly, époux de Catharina Judoca de Neve (fille du bourgeois de Neve et de Catharina Theresia van Hamme), 27 juin 1753.
  5. Jan Caluwaerts & Hugo Simonart, op.cit., Jacqmin Nicolaus Franciscus, né à Braine-l'Alleud, fils de Joannes et de Maria Anna Virli, habitant près des Drije Espen, chez son frère (woonende pmtrent de Drije Espen, bij sijnen broeder).
  6. Bruxelles, paroisse Saint-Géry, 16 février 1758, obijt 16 Maria Verlÿ uxor. Joannis Jacqmin I.E.N.
  7. Bruxelles, paroisse Saint-Géry, 8 octobre 1762, obijt october 1762 8 Joannes Antonius Jacqmin viduus maria anna virlÿ, cum 6.
  8. Bruxelles, paroisse Saint-Nicolas, 31 Decembris 1752 habita Dispensatione in tribus Proclamationibus ac Tempore Clauso aliisq : Servatis Servandis juncti sunt Matrimonio Joannes Josephus Jacqmin et Birgitta Josepha Theresi Quertenmont coram Nicolao Francisco Jacqmin, Bartholomeo Jacqmin Fratribus Sponsi, Josepho Quertenmont Patre Sponsa et Thomâ Antonio Barbier tamqm Testibus ac Me JN Wauters Vice Pastore.
  9. Bruxelles, paroisse Saint-Géry, 29 mai 1759, obiit 29 Brigitta Josepha Quartemont uxor. Jois Josephi Jacqmin IEN.
  10. Bruxelles, paroisse Saint-Géry, registre des mariages au 29 septembre 1759. 29 Joannes Josephus Jacqmin et Maria Josepha de Glain contraxerunt matrimonium vigore dispensationis coram me F :H : Van Cothem vice pastore et testibus Nicolao Jacqmin et Bartholomeo Jacqmin fratribus.
  11. Bruxelles, acte de décès n° 1780 de l’an V. Acte de décès du quatre prairial de l’an V. Le décès est déclaré par Anne Josephe Colette, couturière, âgée de 64 ans, domiciliée Veille Halle aux Blés, et Anne Antoinette Kinschot, repasseuse, âgée de 39 ans, domiciliée ruelle des Veaux, qui déclarent que Jean Joseph Jacqmin, âgé de 86 ans, natif de Braine l’Alleud, marchand d’eau-de-vie, époux de Marie Josephe De Glin, domicilié en cette commune, est mort le deux prairial de l’an V à six heures et demie du matin domicilié rue des Veaux. Notons que cette rue, d'après Jean d'Osta, dans Les Rues disparues de Bruxelles, Rossel, 1979, p. 186, était située au n° 45 de la rue de la Violette.
  12. Bruxelles, registre des mariages de Sainte-Catherine, 8 januarij 1786 factis pravie sine obice tribus proclamationibus Matrimonio juncti sunt in Ecclesia Carthusianorum Carolus Franciscus Jacqmin ex Sti Gaugerici, minorennis de consensus Patris et Maria Anna Parijs ex divae Gudilae, vidua coram me infra scripto Pastore sponsae et testibus Josepho Jacqmin et Josepho Ignon habitantibus Bruxellis(signé C:F:Jacmin ; Joseph Jacqmin ; Marianna Parijs ; Joseph Ignon). Quod attestor, AE Stroobants past Si Joes in Molenbeke et revdus S: Cath Brux.
  13. Archives de la ville de Bruxelles, catalogue numérique, Carolus Fr. Jacqmin contre Joannes Roebaert pour Maria Anna Parijs, 1787, Procès 3949 ; Matheus Parijs et Maria Candijs (héritiers de Maria Anna Parijs, divorcée de Jacqmin) contre Joannes Roobaert, 1787, Procès 5513 ; Joannes Roobaert pour la succession de Maria Anna Parijs contre Carolus Franciscus Jacqmin, 1787, Procès 6281 ; Joannes Roubaert comme exécuteur testamentaire de Maria Anna Parijs contre Carolus Franciscus Jacqmin, 1787, Procès 7651.
  14. Le décès est mentionné dans les registres d'inhumation de la paroisse Saint-Géry à Bruxelles au 24 janvier 1787 : 24 Woluwe Sancti Petrii obit 21 kercklyck maria anna parijs Brux conjux Carel jacqmin Brux obit 21 pro Deo. Son acte d'inhumation ne semble pas exister à Woluwe-Saint-Pierre.
  15. Notre Dame de la Chapelle, Septembre 1787. Carolus Franciscus Jacqmin viduus et Joanna Josepha Deinsman minorennis, de consensu patris, Bruxellenses, habitantis respective in de priemstraet en huydvetters straet, ter proclamati matrimonio juncti sunt coram Jacobo Deinsman et Melchiore Cattoir testibus habitantibus Bruxellis me assistente hac 29 Septembris 1787.(Suivent les signatures) A Borge pastore, C:F: Jacqmin, J Deinsman, J.Deinsman, M:Cattoire, J:B: de Chentinnes.
  16. Notre Dame de la Chapelle, baptême du 7 septembre 1788. Joanna Maria filia legitima Caroli Francisci Jacqmin ex parochia Sti Gaugerici et Joanna Maria Dainsmans ex hac parochia Conjugum habitantum in de Priem Straet natus hodie medio octava vespertine Susceptores Josephus Jacqmin et anna Maria Cattoir (signé) C:F:Jacqmin, Joseph Jacqmin, A M Cattoir, A Goetval vice Pastor.
  17. Bruxelles, acte de mariage n° 464 du 10 novembre 1813. Jeanne Marie Jacqmin, née à Bruxelles le 7 septembre 1788, y résidant, est la fille de feu Charles François Jacqmin et de Jeanne Marie Dainsman, blanchisseuse. Josse Contempré, né à Bruxelles le 12 février 1793, y résidant et habitant chez ses parents, est le fils de Michel Contempré, fabricant à Bruxelles et de Petronille Genist, résidant à Bruxelles. Les témoins étaient Michel Contempré, fabricant à Bruxelles, Pierre Cattoir, rentier à Bruxelles, Pierre Nicolas Lejeune, commis négociant à Bruxelles, et Jean François Lacroix, fabricant à Bruxelles.
  18. Notre Dame de la Chapelle, 14 janvier 1790. Joannes Jacobus Henricus filius legitimus Domini Caroli francisci Jacqmin et D(omice)lla Joanna Deinsman Conjug : natus eodem Circa 8a matut : Suscep : D(omi)nus Mattheus Deinsman nomine Joannis Jacobi Deinsman, et D(omice)lla Maria Josepha De Glain. (signé) C:F:Jacqmin, M:Deinsman, Sig X Susceptricis.
  19. Bruxelles, acte de mariage n° 14 du 14 janvier 1812. Marie Gertrude Van Delen, née à Anvers, département des Deux-Nèthes, le 30 juin 1792, résidant à Bruxelles, rentière, est le fille d'Ignace Jean Van Delen, et d'Anne Catherine Lamotte, résidant à Anvers. Jean Jacques Henri Jacqmin, né à Bruxelles le 14 janvier 1790, résidant à Bruxelles, employé à la manufacture de tabac, est le fils de feu Charles François Jacqmin et de Jeanne Deinsman, blanchisseuse à Bruxelles, Les témoins étaient Nicolas Daxbek, commis de négociant à Bruxelles, Augustin Joseph Daxbek, menuisier à Bruxelles, Nicolas Daxbek, serrurier à Bruxelles, et Pierre Masset, employé au tabac à Bruxelles.
  20. Bruxelles, acte de mariage n° 545 du 12 septembre 1833. Anne Catherine Willems, veuve de Jean Baptiste Michiels mort le 9 février 1827, née à Watermael le 15 février 1793, résidant à Bruxelles, négociante, est la fille de François Willems, agriculteur à Watermael-Boitsfort, présent et consentant, et de Marie De Clerck. Jean Jacques Henri Jacqmin, veuf de Marie Gertrude Van Delen morte le 11 juin 1833, né à Bruxelles le 14 janvier 1790, résidant à Bruxelles, policier (mais Il est impossible de procurer l'acte de décès de son père mort à Bruxelles il y a environ 36 ans est-il noté) est le fils de Charles François Jacqmin et de Jeanne Deinsman, résidant à Bruxelles, sans profession et consentant par acte. Les témoins étaient François Willems, agriculteur à Watermael-Boitsfort, Nicolas Daxbeck, commissaire à Bruxelles, Marc Antoine Steurms, rentier à Bruxelles, et Joseph Isidore Cuvelier, employé à Bruxelles.
  21. Bruxelles, acte de décès n° 2840 du 17 septembre 1834. Il est qualifié d'agent de police pensionné.
  22. A son remariage, Jeanne Josèphe Deinsman avait alors 36 ans et Nicolas Daxbeck ou Daschbeck 12 de moins.
  23. Antoine Massin, Qui est Qui, Bruxelles 1812 : Nicolas Daxbeck, né à Bruxelles, âgé de 31 ans en 1812, époux de Jeanne Marie Joseph Deinsman, était commissionnaire de marchand, et ils habitaient à la rue de la Chèvre, n° 733. Il était le fils de Mathias Daxbeck, né à Vienne, résidant à Bruxelles depuis 57 ans, dont l'épouse était Marie Barbe Simon, et qui habitaient également dans cette même demeure.
  24. Bruxelles, acte de mariage n° 422 du 7 août 1805. Jeanne Josephe Deinsman, veuve, née à Bruxelles le 11 octobre 1768, résidant à Bruxelles, lingère, domiciliée chez sa mère, est la fille de feu Jacques Deinsman et d'Anne Marie Cattoir, résidant à Bruxelles. Elle est veuve de Charles François Jacqmin. Elle épouse Nicolas Dachsbeck, né à Bruxelles le 14 novembre 1780, résidant à Bruxelles, employé de bureau, qui est le fils de Mathias Dachsbeck, blanchisseur à Bruxelles, et de Marie Barbe Simons à Bruxelles. Les témoins étaient Pierre Cattoir, rentier à Bruxelles, Philippe Joseph Van Cutsem, médecin à Bruxelles, Jérôme Antoine Dehaes, notaire à Alsemberg, et Alexis Brunelli à Bruxelles.
  25. Bruxelles, acte de décès n° 3494 du 17 septembre 1846. Les déclarants étaient Nicolas Joseph Verhulst, résidant à Bruxelles, et Philippe Joseph Dachsbeck, commissaire, résidant à Bruxelles. La défunte est Jeanne Josephe Deinsman, veuve, née à Bruxelles et y résidant, pensionnée, décédée à Bruxelles le 16 septembre 1846, fille de Jacques Deinsman et d'Anne Marie Cattoir. Elle était veuve de Charles François Jacqmin, et en seconde noces de Nicolas Dachsbeck. Jean Baptiste Dieudonné Dachsbeck, employé à Bruxelles est déclarant.
  26. Guillaume de Chentinne fut caché par son frère à Charleroi. Il fut finalement amnistié et mourut de mort naturelle le 6 novembre 1811 à Jauche.
  27. Sur ce bois, voyez Het Margijsbos aan de Ijse in Loonbeek, op zoek naar natuur, het kasteel, Charlepoeng en de watermolen par Ernst Gülcher, à lire en ligne sous le lien .
  28. Annales de la Société d'archéologie de Bruxelles, tome 4, 1890, pp. 433 à 436, procès-verbal de la séance du 8 juillet 1890.
  29. Paul Verhaegen est l'auteur de La Belgique sous la domination française, 1792-1814. Bruxelles, Goemaere, Paris, Plon, 1922-1924.Tome I (1792-1795) et tome II (1795-1797). In-8°, 666 et 509 pp.
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