Coronilla valentina

Coronille de Valence

Coronilla valentina
Description de l'image Coronilla valentina 170208.jpg.
Classification Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae
Super-ordre Rosanae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Coronilla

Espèce

Coronilla valentina
L., 1753 [1]

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Coronilla valentina, la Coronille de Valence, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae.

C’est un arbrisseau, de moins d’un mètre de hauteur pour l’espèce sauvage ; le cultivar ornemental est plus grand. Elle pousse dans les habitats secs et rocailleux, tels que les garrigues et les maquis.

Nomenclature et étymologie

L’espèce a reçu une description légitime par Linné en 1753 sous le nom de Coronilla valentina en 1753, dans Species Plantarum 2: 742[2].

Le nom de genre a été établi en 1718, par le botaniste pré-linnéen Tournefort dans Institutiones rei herbariae[3] et repris par Linné[4], en 1753.

Ce nom de genre Coronilla a été emprunté à Lobelius (Mathias de l'Obel 1538-1616) qui à son tour s'est inspiré du nom espagnol vulgaire, selon Clusius (Charles de L'Écluse 1525-1609), de C. minima subp. lotoides (W.D.J. Koch) Nyma, Coronilla del Rey.

Le nom de genre Coronilla vient de l'espagnol corona « couronne » et du diminutif -illa, soit « petite couronne », car les fleurs sont disposées en couronne (venant de la disposition des fleurs de l’inflorescence en ombelle).

L’épithète spécifique valentina « de Valence », vient du latin valentia[n 1], désignant la province de Valence en Espagne (Valencia en espagnol).

Synonymes

Coronilla valentina a 2 synonymes homotypiques[5] :

  • Coronilla suaveolens Salisb. dans Prodr. Stirp. Chap. Allerton : 340 (1796), nom. superfl.
  • Ornithopus valentinus (L.) Hornem. dans Hort. Bot. Hafn. 2 : 696 (1815)

Aire de distribution

Selon POWO[5], l’aire de distribution de cette espèce est méditerranéenne. Elle est originaire de l’Espagne, du Portugal, de la France, de Italie, de l’ex-Yougoslavie, de l’Albanie, de la Grèce, des Îles de la mer Égée orientale, de la Turquie, de la Libye, Tunisie, Algérie, et Maroc ; ne sont pas concernés l’Égypte, Israël, Liban, Syrie.

Elle a été introduite aux Canaries, en Grande-Bretagne, au Kenya, et à Madère.

Elle pousse dans des habitats secs et rocailleux, tels que les garrigues et les maquis, sur des sols calcaires ou siliceux bien drainés.

Description

Coronilla valentia est un arbrisseau glabre et glauque, dressé, rameux, de 30 à 90 cm de hauteur[6]. Les rameaux sont flexueux, durs, pleins. La sous-espèce C. valentina ssp. glauca peut atteindre 150 cm.

Les feuilles imparipennées, à 3-6 paires de folioles oblongues en coin, échancrées. Les stipules sont grandes, plus larges que les folioles et caduques.

L’inflorescence est une ombelle, regroupant 6-12 fleurs jaunes, assez grandes (10–14 mm), sur un pédoncule 2 fois plus long que la feuille. Chaque fleur est portée par un pédicelle presque 1 fois plus longs que le calice à dents courtes et inégales. La période de floraison se situe de février à mai (ou plus tard selon le climat).

Le fruit est une gousse allongée et segmentée, à 4-7articles en fuseau, se fragmentant en articles à maturité.

Liste des sous-espèces

Selon Tropicos (3 mai 2022)[1] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

  • Coronilla valentina subsp. glauca (L.) Batt., feuilles à 2-3 paires de folioles, obovales, tronquées, à stipules petites et caduques, gousse de 9-40 mm, à 1-8 segments. Plante ornementale cultivée, parfois échappée[7]. Cette sous-espèce est traitée comme une espèce à part entière par la Flora Iberica[4] sous le nom de Coronilla glauca L. Centuria I. Plantarum I :23 (1755), de taille atteignant 150 cm, feuille pétiolée avec (1)2-3 paires de folioles, stipules 2,7–4,5 mm
  • Coronilla valentina subsp. pentaphylla (Desf.) Batt.
  • Coronilla valentina subsp. speciosa (Uhrova) Quézel & Santa ex Greuter & Burdet
  • Coronilla valentina subsp. valentina, arbrisseau glabre et glauque, feuilles à 3-8 paires de fol., stipules grandes, longtemps persistantes mais caduques à la fructification, fruit de 10–50 mm, à 4-8 segments[7],[8].

Notes et références

Notes

  1. valentinus, -a, -um

Références

  1. 1 2 Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 3 mai 2022.
  2. (en) Tropicos : Coronilla valentina L. (+ liste sous-taxons)
  3. Joseph Pitton de Tournefort, Institutiones rei herbariae, t.1, t.2, t.3, Paris, Edition tertia, (lire en ligne)
  4. 1 2 S. Castroviejo (Madrid), Ed. S. Talavera, C. Aedo, S. Castroviejo, A. Herrero, C. Romero Zarco, F.J. Salgueiro, M. Velayos, Flora iberica, Plantas vasculares de la Peninsula Ibérica e Islas Baleares, Vol. VII (II), Leguminosae (partim), Real Jardin botanico, CSIC, (lire en ligne)
  5. 1 2 (en) POWO : Coronilla valentina L.
  6. (fr) Tela Botanica (France métro) : Coronilla valentina
  7. 1 2 Daniel Jeanmonod, Jacques Gamisans, Flora Corsica, Édisud, , 9222222 + CXXXIV
  8. Jacques Gamisans, Flore des maquis et des végétations associées de Corse, Albiana, , 300 p.

Voir aussi

Liens externes

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