Dame rouge d'El Mirón
| Dame rouge d'El Mirón | |
Mandibule et vertèbres cervicales de la Dame rouge d'El Mirón | |
| Coordonnées | 43° 14′ 47″ nord, 3° 27′ 05″ ouest |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Musée | Centre d'art pariétal de Cantabrie (Puente Viesgo) |
| Localité voisine | Ramales de la Victoria |
| Daté de | 18 700 ans AP |
| Période géologique | Tardiglaciaire |
| Époque géologique | Magdalénien ancien |
| Découvert le | 2010 |
| Découvreur(s) | Lawrence Guy Straus, Manuel R. González Morales |
| Identifié à | Homo sapiens |
La Dame rouge d'El Mirón est le nom donné au squelette fossile d'une femme du Magdalénien trouvé en 2010 dans la grotte d'El Mirón, dans l'est de la Cantabrie, en Espagne.
Historique
L'équipe d'archéologues dirigée par Lawrence Straus, de l'université du Nouveau-Mexique, et Manuel González Morales, de l'université de Cantabrie, et comprenant également des chercheurs de l'université de Burgos, fouillait la grotte d'El Mirón depuis 1996. Ils ont d'abord trouvé un certain nombre de vestiges archéologiques. En 2010, ils ont exploré un espace étroit derrière un grand bloc de calcaire, à l'intérieur de la grotte, où ils ont découvert le squelette inhumé de la Dame rouge.
La découverte a été publiée en 2015[1]. Elle occupe un numéro entier du Journal of Archaeological Science[2].
Description

L'âge de la femme au décès a été estimé entre 35 et 40 ans. Ses os étaient couverts d'ocre, un pigment rouge à base de fer, d'où son nom[3]. La datation au carbone 14 indique que la femme a été enterrée il y a environ 18 700 ans, ce qui correspond à l'aube du Magdalénien[4].
Le crâne et quelques os étaient manquants, mais le reste du squelette était en connection anatomique, ce qui indique que la défunte a bien été enterrée. Selon les archéologues, le bloc de calcaire a été posé délibérément pour marquer l'emplacement de la tombe. De plus, la gravure d'une lettre V sur la paroi suggère une indication du sexe de la défunte au-dessus de la tombe.
Des marques de rongement sur un tibia montrent qu'un carnivore (estimé à peu près de la taille d'un chien ou d'un loup) a mordu l'os lorsque la chair s'est décomposée. Le crâne et les os longs ont probablement été retirés après cet incident, peut-être pour être exposés ou réinhumés. Cela suggère que les gens du Magdalénien avaient des rituels funéraires[5].
Références
- ↑ (en) Straus Lawrence G., González Morales Manuel R., Carretero Jose Miguel, Marín-Arroyo Ana Belen, « The Red Lady of El Mirón. Lower Magdalenian life and death in Oldest Dryas Cantabrian Spain: an overview », Journal of Archaeological Science, vol. 60, no 1, , p. 134-137 (lire en ligne)
- ↑ (en) Straus Guy, González-Morales Manuel R., Carretero Jose Miguel (dir.), « The Red Lady of El Mirón Cave : Lower Magdalenian Human Burial in Cantabrian Spain », Journal of Archaeological Science, , p. 1–138 (lire en ligne)
- ↑ (en) Weiss Daniel, « The Red Lady of El Mirón. Archaeology », Archaeological Institute of America, (lire en ligne)
- ↑ (en) González Morales Manuel R., Straus Lawrence G., « Magdalenian-age graphic activity associated with the El Mirón Cave human burial », Journal of Archaeological Science, vol. 60, , p. 125–133 (lire en ligne)
- ↑ (en) Straus Lawrence Guy, González Morales Manuel R., « The Magdalenian human burial of El Mirón Cave (Ramales de la Victoria, Cantabria, Spain): introduction, background, discovery and context », Journal of Archaeological Science, vol. 60, nos 1-9,
Bibliographie
- (es) Marcos García Díez, Manuel R. González Morales, Lawrence G. Straus, « El grafismo rupestre paleolítico de la cueva de El Mirón (Ramales de la Victoria, Cantabria, España): una propuesta para su datación estratigráfica », Trabajos de Prehistoria, vol. 69, num.1, (lire en ligne).
- (es) Manuel R. González Morales, Lawrence G. Straus, « La cueva del Mirón (Ramales de la Victoria, Cantabria): excavaciones 1996-1999 », Trabajos de Prehistoria, vol. 57, num.1, (lire en ligne).
- (en) Lawrence Guy Straus, Manuel R. González Morales, « El Miron Cave: Geography and Culture », Encyclopedia of Global Archaeology. New York (US), , p. 2346–2352 (ISBN 978-1-4419-0426-3).
- (en) González Morales Manuel R., Straus Lawrence G., « Magdalenian-age graphic activity associated with the El Mirón Cave human burial », Journal of Archaeological Science, vol. 60, , p. 125–133 (lire en ligne).
Voir aussi
Articles connexes
- Portail de la Préhistoire
- Portail de la Cantabrie


