Dolmen Lo Morrel dos Fados
| Dolmen Lo Morrel dos Fados | ||||
Vue du sud-est | ||||
| Présentation | ||||
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| Autre(s) nom(s) | Dolmen de las Fadas | |||
| Type | Dolmen | |||
| Protection | ||||
| Caractéristiques | ||||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 43° 18′ 45″ nord, 2° 40′ 48″ est | |||
| Pays | ||||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Aude | |||
| Commune | Pépieux | |||
| Géolocalisation sur la carte : Aude
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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Le dolmen Lo Morrel dos Fados (« dolmen du coteau des Fées » en occitan) ou dolmen de las Fadas (« dolmen des Fées ») est un dolmen situé à Pépieux, à la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault. C'est le plus grand dolmen à couloir du sud de la France.
Historique
Au début du XXe siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
En 1943, les abords du site sont inscrits au titre des monuments historiques[1]. Après restauration, il est classé par arrêté ministériel du 5 mars 1969[1]. En 1946, une équipe dirigée par Jean Arnal effectue un sondage et dégage une autre partie du monument. Ces travaux confirment que le monument est un dolmen à couloir comme ceux construits dans le sud de la France au troisième millénaire.
De 1962 à 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France. De 1997 à 1998, l'édifice bénéficie d'une restauration sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine et de Yann Geay. Les piliers orientaux sont remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme sont reconstituées. Cette restauration permet de camoufler le pilier artificiel supportant la dalle de couverture. Un remblaiement est effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès sont repris avec de vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument.
En juillet 1989, la municipalité de Pépieux achète le terrain sur lequel est sis le dolmen ainsi que deux terrains environnants, constituant l'enclos actuel d'une superficie de 1 ha 53.
Description

« Le monument des Fades à Pépieux est la plus grande tombe dolménique du midi de la France » selon Jean Guilaine, qui le classe parmi les principaux sites mégalithiques de France. Le dolmen est constitué par une longue galerie mégalithique de 24 m de développement incluse dans un tumulus de 35 m de longueur atteignant jusqu'à 2,50 m de hauteur[2]. Le dolmen comprend trois parties distinctes : un couloir, une antichambre et la chambre funéraire. Le couloir mesure 12 m de long, il est délimité marqué par des piliers, disposés face à face, alternant avec des murets en pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine. L'antichambre mesure 6 m de longueur. Elle est recouverte d'une unique table de couverture (4,50 m de long sur 3,10 m de large et 0,40 à 0,55 m d'épaisseur), dont le poids est estimé entre 25 et 30 tonnes[2]. La chambre terminale est fermée par une épaisse dalle de chevet. La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la chambre funéraire est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot.
En dépit de sa longueur, l'édifice n'est pas une allée couverte car le couloir est ici moins large que la chambre funéraire. Il est probable que le monument n'était pas à l'origine couvert sur toute sa longueur[2].
En dehors de la dalle de couverture, toutes les autres dalles sont en grès rouges ou gris, prélevées sur place dans des affleurements plus ou moins proches. La dalle de couverture est constituée d'un calcaire à nummulites, qui pourrait provenir du causse de Siran, dans le Minervois, qui est le lieu d'extraction le plus proche, mais dont le gisement est situé à plus de 3 km de distance [2], ce qui implique donc un transport préalable.
Fouilles archéologiques
Le mobilier archéologique collecté est conservé au dépôt de fouilles de Carcassonne hormis un poignard à rivets, le plus original rencontré à ce jour, conservé au musée d'Olonzac. Il témoigne d'une métallurgie naissante, entre 3400 et 2900 avant notre ère, favorisée par l'existence de gîtes cuprifères dans le Minervois.
Le dolmen a probablement été construit vers 3 500 av. J.-C. par une population appartenant à la culture de Véraza.
Notes et références
- 1 2 « Dolmen des Fades ou Palet de Roland », notice no PA00102854, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 3 4 Marc 2016.
Annexes
Bibliographie
- Germain Sicard, « L'Aude préhistorique - monuments et découvertes : grottes, dolmens, menhirs », 1900 (Réédité aux éditions Bélisane, 1996)
- Bernard Bonnery, L'allée mégalithique de Pépieux, 1992
- Jean Guilaine, La France d'avant la France, Hachette 1980
- Jean Guilaine, La mer partagée, la Méditerranée avant l'écriture, Hachette 1994
- Jean Guilaine, Au temps des dolmens, Privat Toulouse 1998
- Jean Guilaine, Les chemins de la protohistoire, Odile Jacob, Paris 2017
- Bruno Marc, Dolmens & menhirs : Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Cazouls-les-Béziers, Éditions du Mont, , 170 p. (ISBN 9782915652253), p. 108-109
Articles connexes
Liens externes
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