Dolmen de La Borda

Dolmen de La Borda
Image illustrative de l’article Dolmen de La Borda
Vue générale de l'édifice
Présentation
Autre(s) nom(s) Dolmen de los Pascaret
Type Dolmen
Visite Accès libre
Caractéristiques
Matériaux Granite
Géographie
Coordonnées 42° 29′ 06″ nord, 2° 04′ 26″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Commune Eyne
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Dolmen de La Borda
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Dolmen de La Borda

Le dolmen de La Borda, appelé aussi dolmen de los Pascarets, est un dolmen situé à Eyne, dans le département français des Pyrénées-Orientales.

Historique

Le dolmen a été découvert par Jean Abélanet en 1973[1] et restauré en 1987[2].

Vue du sud.

Description

Le dolmen est du type simple. La chambre est délimitée par trois orthostates : une dalle de chevet (1,31 m de long sur 1,40 m de haut et 0,30 m dans sa plus grande épaisseur), une dalle côté ouest (1,13 m de long sur environ 1,50 m de haut et 0,20 à 0,25 m d'épaisseur), une dalle côté est (1,43 m de long sur environ 0,75 m de haut et 0,15 à 0,24 m d'épaisseur). L'entrée de la chambre, au sud, est fermée par un muret en pierres sèches probablement d'époque récente, le dolmen ayant servi d'abri pour les bergers. Le dolmen a été découvert sans table de couverture, celle qui recouvre désormais la chambre a été mise en place lors de la restauration de 1987. Toutes les dalles sont en granite d'origine locale dont il existe des affleurements aux alentours. Le dolmen est inséré au centre d'un tumulus circulaire (17 m de diamètre) de 1,20 m de hauteur[1] bien conservé mais masqué par la végétation[2].

Matériel archéologique

Le dolmen ayant été pillé de longue date et ayant servi d'abri aux bergers, le tamisage du remplissage de la chambre a surtout fourni des débris modernes mais un petit matériel préhistorique a aussi pu être découvert : 1 éclat de silex, 3 perles discoïdales en stéatite, 2 perles en verre bleu, une plaque en gneiss grossièrement découpée en forme de disque, des tessons de céramique décorés d'impressions transversales. L'analyse par spectrographie de masse du colorant utilisé pour teinter le verre indique une forte similitude avec les perles datées du Bronze final produites en Égypte et à Mycènes. Deux percuteurs en quartz ont été découvert dans un tas d'épierrement voisin[2].

Notes et références

  1. 1 2 Roudil 1974, p. 631.
  2. 1 2 3 Abélanet 2011, p. 311-313.

Annexes

Bibliographie

  • Jean Abélanet, Itinéraires mégalithiques : dolmens et rites funéraires en Roussillon et Pyrénées nord-catalanes, Canet, Trabucaire, , 350 p. (ISBN 9782849741245)
  • B. Gratuze, Étude des perles protohistorique en verre des dolmens d'Eyne - les Pascarets et la Borda - et d'Enveitg - Brangoli : (Pyrénées-Orientales), Orléans, IRAMAT, CNRS,
  • (ca) Antoni Mañé, Lluís Vidal et Carme Vila, Guia dels monuments megalítics de la Cerdanya, Barcelone, L'Abadia de Montserrat, coll. « Guies del Centre Excursionista de Catalunya », , 127 p. (ISBN 84-8415-829-2, lire en ligne)
  • Jean-Louis Roudil, « Circonscription de Languedoc-Roussillon - Informations archéologiques », Gallia préhistoire, vol. 17, no 2, , p. 631 (lire en ligne [PDF])

Voir aussi

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