Dominique-François Rivard

Dominique-François Rivard
Portrait de Dominique-François Rivard, gravé par Étienne Jehandier Desrochers.
Biographie
Naissance

Neufchâteau (d)
Décès
Pseudonyme
Un Ancien professeur en l’Université de Paris
Activités

Dominique-François Rivard, né en 1697 à Neufchâteau et mort le (le selon Lalande) à Paris sur la paroisse de Saint-Louis en l’Île, est un mathématicien, pédagogue et philosophe lorrain, puis français après 1766.

Biographie

Rivard acheva ses études à Paris, fut pourvu de la chaire de philosophie au collège de Beauvais, et la remplit pendant près de quarante ans, se consacrant, outre ses leçons, à la rédaction de manuels pour toutes les classes des collèges, et aux tâches administratives. Rivard a publié une édition latine du Nouveau Testament (2 vol. in-12, 1746), dont il promettait un exemplaire à quiconque lui remontrerait une seule faute. Dans l’Avertissement, il annonçait une édition complète de la Bible, qui n’a jamais paru[1]. Il a introduit l’enseignement des mathématiques mixtes (trigonométrie et dessin) à la Sorbonne[2]. Il quitta l'Université en 1749, à la mort de Charles Coffin, son principal, et se consacra à la composition d'essais pour la réforme de l'enseignement élémentaire : dans ses Moyens de perfectionner la méthode d’enseigner à lire (1767), sans proscrire la méthode syllabique épellation »), il suggère qu’elle n’est pas toujours utile ; et dans l’Avertissement, il promet un abécédaire adapté à sa méthode.

Ouvrages

Dominique-François Rivard est l’auteur de nombreux manuels pédagogiques en mathématiques et en langues anciennes, dont Institutiones philosophicæ, 1778, vol. in-12 ; Éléments de mathématiques, Paris, 1740, in-4°, 5e édit. revue et corrigée, 1752, aussi in-4° ; Éléments de géométrie, in-4° ; Traité de la sphère, in-8°, 3e édit., 1757 ; La gnomonique ou l'art de faire des cadrans, in-8°, 5e édit. revue par l'auteur, 1767 ; Tables des sinus, tangentes, sécantes, de leurs logarithmes, et de ceux des nombres naturels, avec la construction de ces tables, et les problèmes de la trigonométrie rectiligne et sphérique, in-8°, 1743 ; Trigonométrie rectiligne, in-8° ; Traité du calendrier, 3e édit. in-8°, 1757 ; Abrégé de la sphère et du calendrier, à l'usage de ceux qui ne savent pas de géométrie, in-12, 1743.

Denis Diderot aurait contribué à l’ouvrage De l'éducation publique qui lui est parfois attribué. Cependant, R. R. Palmer considère que l'ouvrage est plutôt une collaboration entre Dieudonné Thiébault et Diderot[3].

Notes et références

  1. Cf. le Dictionnaire des anonymes, 1re édit., n° 11865.
  2. « Dominique-François Rivard », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition], vol. 36, p. 67.
  3. (en) R. R. Palmer, « A mystery explored : the De l'education publique attributed to Denis Diderot », The Journal of Modern History, vol. 57, no 1 (Mar., 1985), p. 1-23.

Annexes

Bibliographie

  • François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique ; ou, Histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom, t. 7, Paris, Houdaille, 1836, p. 255.
  • Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, avertissement de la cinquième édition du Traité de la sphère et du calendrier, Paris, an VI, revue et augmentée par J. de Lalande.

Liens externes

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