Comté puis duché de Vendôme
(duché de Vendôme après 1515)
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| Statut |
féodalité (comté) duché-pairie (après 1515) |
|---|---|
| Capitale | Vendôme |
| Langue(s) |
ancien français (officiel de facto) latin (administration gouvernementale et ecclésiastique) |
| Religion | christianisme |
| vers 930 | création du titre de comte de Vendôme |
|---|---|
| vers 1130 | rattachement de la seigneurie de Lavardin |
| 1217 | rattachement de la seigneurie de Montoire |
| 1372 | le comté devient possession de la branche cadette des Bourbon, les Bourbon-La Marche formant les Bourbon-Vendôme |
| 1406 | rattachement de la seigneurie de Mondoubleau |
| 1515 | élévation du comté en duché-pairie |
| 1598 | Henri IV donne le duché à son fils aîné, bâtard légitimé, César de Vendôme |
| 1712 | rattachement au domaine royal |
| vers 930 - 967 | Bouchard Ratepilate (1er) |
|---|---|
| 967 - 1007 | Bouchard Ier le Vénérable (2e) |
| 1032 - 1058 | Geoffroy II Martel (7e) |
| 1180 - 1204 | Bouchard IV (12e) |
| 1403 - 1446 | Louis Ier de Bourbon-Vendôme (23e) |
| 1446 - 1477 | Jean VIII de Bourbon-Vendôme (24e) |
| 1537 - 1562 |
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|---|---|
| 1562 - 1598 |
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| 1598 - 1665 | César de Vendôme (4e duc) |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Le comté de Vendôme est une ancienne principauté féodale du centre-nord de la France, créée à partir du pagus vindocinensis qui était une subdivision de la cité des Carnutes. Ses comtes furent parmi les principaux vassaux du comté d'Anjou, avant de prêter allégeance définitive au roi de France au début du XIIIe siècle.
Acquis par héritage par la maison capétienne de Bourbon-La Marche, devenue Bourbon-Vendôme, le comté est élevé en duché-pairie en 1515, avant son intégration en 1589 au domaine royal avec le couronnement de Henri IV, duc de Vendôme devenu roi de France et de Navarre.
Entre 1598 et 1712, le duché est concédé en apanage au premier fils (légitimé) de Henri IV, César de Vendôme, qui le transmetta jusqu'à son petit-fils, Louis III de Bourbon-Vendôme.
En 1790, le comté de Vendôme a été réuni au comté de Blois et une partie du Berry pour former le département du Loir-et-Cher, dont l'arrondissement de Vendôme et le Vendômois représentent le tiers-Nord.
Composition
Le comté de Vendôme comprenait les châtellenies de :
- Lavardin,
- Montoire, dont les seigneurs deviennent comtes de Vendôme en 1218,
- Trôo,
- Mondoubleau, annexé au comté en 1406, et,
- Savigny.
La seigneurie de Beaugency a été un alleu qui passa aux comtes de Blois[Quand ?].
Le comté comportait également une vicomté de Vendôme.
Un acte de 1484, signale que le comté de Vendôme relevait à cette date du duché d'Anjou.
Histoire
Le comté est confié par les Robertiens à une famille de leurs fidèles, les Bouchardides. Le comté de Vendôme est cependant vassal de l'évêque de Chartres. Mais les années qui suivent la mort d'Hugues le Grand et la minorité du futur Hugues Capet voient monter la puissance de plusieurs voisins, les comtes d'Anjou et de Blois. Le comte de Blois qui s'est emparé de Châteaudun et de Chartres, le prend en tenaille, aussi Bouchard Ier le Vénérable va se rapprocher du comte d'Anjou.
Au milieu du XIe siècle, les maladresses de Foulques l'Oison font que le comté est occupé pendant trente ans par Geoffroy II Martel. Le comté ne sera rendu qu'en 1060 à Foulques l'Oison avec la suzeraineté de l'Anjou.
Les cent ans qui suivent seront marqués à l'intérieur par des luttes incessantes avec l'abbaye de la Trinité et à l'extérieur par des guerres contre les seigneurs d'Amboise sur le contrôle de Mondoubleau.
Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou et duc de Normandie par héritage, épouse en 1152 Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte l'Aquitaine et le Poitou. En 1154, il est roi d'Angleterre et la guerre entre les rois de France et d'Angleterre ne tarde pas à se déclarer. Le comte de Vendôme est un des vassaux du roi d'Angleterre, mais parmi ceux-ci, ses terres sont les plus proches de Paris : Vendôme sera plusieurs fois assiégée. L'Anglais vaincu, Jean III rendra en 1218 hommage au roi de France.
Quand le roi de France donna l'Anjou en apanage à un de ses fils, c'est à ces comtes capétiens que le comte de Vendôme prêtait hommage. Ils participèrent à leurs expéditions, à Naples, en Sicile, aux croisades en Égypte et à Tunis.
La maison de Montoire s'étant éteinte en 1372, le comté passa aux Bourbons, princes du sang. La baronnie de Mondoubleau fut réunie au comté de Vendôme en 1484. Il fut érigé en duché-pairie en 1514. En 1562, Henri de Bourbon devient duc de Vendôme. Protestant, face à un duché fortement catholique, il doit accepter la fermeture du temple protestant, la nomination d'un gouverneur catholique et voit la ville de Vendôme se rapprocher de plus en plus de la Ligue. En 1589, devenu roi, Henri IV doit conquérir le Vendômois et plusieurs châteaux comme Vendôme et Lavardin seront détruits.
Le Vendômois sera donné en apanage en 1598, reviendra à la Couronne en 1712, sera de nouveau dans l'apanage du comte de Provence de 1772 à 1789.
À la Révolution, il sera inclus dans le département de Loir-et-Cher.
Armoiries
De France, semé d'abord de fleurs de lis sans nombre (réduites à trois, sous Charles VI) ; cotice de gueules chargée de trois lionceaux d'argent.





Voir aussi
Articles connexes
Sources et bibliographie
- Dominique Barthélemy, La Société dans le comté de Vendôme : de l’an mil au XIVe siècle, Paris, Fayard, , 1118 p. [détail des éditions] (ISBN 2-213-03071-5)
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