Encéphalopathie ischémique

Encéphalopathie ischémique
Traitement
Médicament Papavérine, étomidate et pentoxifylline
Spécialité Neurologie et cardiologie
Classification et ressources externes
CIM-10 G45.9
CIM-9 435X et 437X
MeSH D002545

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L'encéphalopathie ischémique ou ischémie cérébrale est une insuffisance de l'alimentation en sang du cerveau, et de la satisfaction complète de ses besoins métaboliques[1]. Cela entraîne un apport insuffisant en oxygène, provoquant une hypoxie cérébrale, ce qui peut conduire à la destruction du tissu cérébral ou à un infarctus cérébral, autrement dit un accident vasculaire cérébral ischémique[2].

L'ischémie entraîne des altérations du métabolisme cérébral, une réduction des taux métaboliques et une crise énergétique[3].

Il existe deux formes d'ischémie : l'ischémie focale, qui affecte une zone précise du cerveau, et l'ischémie globale, qui touche de larges portions de tissu cérébral.

Les principaux symptômes de l’ischémie cérébrale impliquent des troubles de la vision, des mouvements corporels et de la parole. Les causes de l’ischémie cérébrale varient de l’anémie falciforme aux malformations cardiaques congénitales. Les symptômes de l’ischémie cérébrale peuvent inclure une perte de connaissance, une cécité, des problèmes de coordination et une faiblesse du corps. D’autres effets pouvant résulter d’une ischémie cérébrale sont un accident vasculaire cérébral, un arrêt cardiorespiratoire et des lésions cérébrales irréversibles.

Une interruption du flux sanguin vers le cerveau pendant plus de 10 secondes provoque une perte de connaissance, et une interruption du flux pendant plus de quelques minutes entraîne généralement des lésions cérébrales irréversibles[4]. En 1974, Hossmann et Zimmermann ont démontré que l'ischémie induite dans le cerveau des mammifères pendant une heure peut être au moins partiellement récupérée[5]. En conséquence, cette découverte a soulevé la possibilité d’intervenir après une ischémie cérébrale avant que les dommages ne deviennent irréversibles[6],[7],[8].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Brain ischemia » (voir la liste des auteurs).
  1. Jonathon Sullivan, « What is Brain Ischemia? » [archive du ], WSU Emergency Medicine Cerebral Resuscitation Laboratory (consulté le )
  2. « Brain Ischemia (Cerebral Ischemia) », Cure Hunter Incorporated, , Relationship Network (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. Vespa, Bergsneider, Hattori et Wu, « Metabolic crisis without brain ischemia is common after traumatic brain injury: a combined microdialysis and positron emission tomography study », Journal of Cerebral Blood Flow & Metabolism, vol. 25, no 6, , p. 763–74 (PMID 15716852, PMCID 4347944, DOI 10.1038/sj.jcbfm.9600073)
  4. Marcus Raichle, « The Pathophysiology of Brain Ischemia », Neurological Progress, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. (en) Hossmann et Zimmermann, « Resuscitation of the monkey brain after 1 H complete ischemia. I. Physiological and morphological observations », Brain Research, vol. 81, no 1, , p. 59–74 (PMID 4434196, DOI 10.1016/0006-8993(74)90478-8)
  6. Marcus Raichle, « The pathophysiology of brain ischemia », Neurological Process, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. Jickling et Sharp, « Blood Biomarkers of Ischemic stroke », Neurotherapeutics, vol. 8, no 3, , p. 349–360 (PMID 21671123, PMCID 3250275, DOI 10.1007/s13311-011-0050-4)
  8. « Prevention and treatment of brain ischaemia », British Medical Journal, vol. 291, no 6498, , p. 758–60 (PMID 3929929, PMCID 1417168, DOI 10.1136/bmj.291.6498.758)
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