Enric Tàrrega
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| Naissance | Carrer de la Boatella (d) |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans) |
| Nationalité | |
| Activité |
| Partis politiques |
Front marxiste valencien (en) (jusqu'aux années 1960) Partit Socialista Valencià (années 1960) Partit Socialista d'Alliberament Nacional dels Països Catalans (années 1970- Bloc Nacionalista Valencià (en) (années 1990- Gauche républicaine de Catalogne (à partir de ) |
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| Membre de | |
| Distinction |
Enric Tàrrega Andrés, né à Valence le [1] et mort dans la même ville le , est un éditeur, activiste culturel, syndical et politique espagnol, considéré comme une figure historique du valencianisme[2],[3].
Biographie
Il naît dans le quartier d'El Mercat (es), dans le district de Ciutat Vella (es) (centre historique) de la ville de Valence[4].
Trajectoire politique et syndicale
Il fait des études préparant à l'enseignement et est impliqué professionnellement dans le milieu de l'édition à partir de 1959[5].
Pendant le franquisme, il réalise une grande tâche en tant qu'activiste valencianiste. Avec d'autres représentants de la nouvelle génération d'activistes valencianistes ayant grandi dans l'après-guerre civile — dontles frères Josep Lluís et Francesc Codonyer Caballero —, il intègre l'organisation de jeunesse de Lo Rat Penat en 1951[2],[6]. Au sein de cette association, il travaille au cours des années suivantes à l'organisation de divers rassemblements nationalistes dont l'aplec del puig (es)[7],[8],[5].
En 1954[9] (ou 1955), il fonde dans la clandestinité avec les frères Codonyer le Front marxiste valencien (en)[2],[5],[7]. En raison de son activité au sein de cette organisation, il est emprisonné en 1962[2].
En 1964, il fonde avec Eliseu Climent le PSV[7],[2],[8].
Il est l'un des fondateurs des premières Commissions ouvrières du Pays valencien (CCOO-PV) en 1968[2],[5],[7],[8].
En 1974 il participe à la fondation du PSPV, successeur du PSV[2]. Il fait partie des secteurs critiques lors du processus de la fusion de ce dernier avec la section régionale du PSOE pour former le PSPV-PSOE, ce qui le pousse à ne pas rejoindre la nouvelle formation et à intégrer le PSAN[7],[2],[10],[8], plus radical.
Il rejoint plus tard le BNV, qu'il quitte en 2009 en raison de divergences politiques[5].
Aux élections municipales de 2011, il se présente comme candidat d'Esquerra Republicana del País Valencià dans la ville de Valence[7].
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Activisme culturel
En 1972, il œuvre en faveur de la Société chorale El Micalet et de la librairie Concret lors de la première édition du prix d'essai Joan Fuster, qui serait plus tard repris en charge par la maison d'édition Tres i Quatre dans le cadre des Premis Octubre[11],[12]. Il est membre fondateur d'Acció Cultural del País Valencià en 1978[13].
En 1988, lors de la première édition des prix, il est nommé Miquelet d'Honor de la Société chorale El Micalet ; en 2006 il reçoit el prix Vicent Ventura de l'Université de Valence[12]. En 2010, la même université publie L'amant de la ciutat somniada, rassemblant des entretiens où il revient sur sa trajectoire d'activiste culturel[11],[7],[14].
Mort
Il meurt le dans sa ville natale, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans[7],[3]. Trois jours plus tard, Acció Cultural del País Valencià annonce l'organisation d'un hommage public à sa figure[13],[15],[16].
Notes et références
(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en catalan intitulée « Enric Tàrrega Andrés » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Il est né le mais dans les registres civils sa naissance est datée du jour suivant, selon ses déclarations au programme valencien La Represa enregistré en juillet 2018.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Viadel 2012, p. 391.
- 1 2 (es) « Muere Enric Tàrrega, activista político, cívico y cultural del valencianismo », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) « Enric Tàrrega: l’última conversa », El Temps, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 (ca) Manuel Lillo, « Enric Tàrrega, símbol de la València rescabalada », El Temps, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Cortés Carreres 2006, p. 29.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (ca) Sergio Gómez, « Mor Enric Tàrrega, lluitador del valencianisme fins l'últim alé », Levante-EMV, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 (ca) Lluís Gallent, « Enric Tàrrega, l’amant del País Valencià somiat (In Memoriam) », Saó, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) Òscar Pérez Silvestre, « Enric Tàrrega Andrés »
, sur Memòria Valencianista (consulté le ) - ↑ (ca) Roger Buch i Ros, El Partit Socialista d’Alliberament Nacional dels Països Catalans (PSAN) (1968-1980) : Evolució política i anàlisi interna d’un partit revolucionari i independentista, Barcelone, Universitat Autònoma de Barcelona, , 326 p. (lire en ligne), p. 161
- 1 2 (ca) Pau Tobar, « Ressenya de "Enric Tàrrega. L'amant de la ciutat somniada" », L'Accent, (lire en ligne
[PDF]) - 1 2 (ca) « Trini Simó i Enric Tàrrega reben el Premi Vicent Ventura », Levante-EMV, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (ca) « ACPV organitzarà un homenatge a Enric Tàrrega », Nosaltres La Veu, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) « Enric Tàrrega repassa la seua trajectòria en un llibre », El Punt Avui, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) « Acció Cultural del País Valencià organitzarà un homenatge a l’històric militant valencianista Enric Tàrrega », Ara, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) « Mor Enric Tàrrega als 84 anys », À Punt, (lire en ligne, consulté le )
Annexes
Bibliographie
- [Document 88] (ca) Agustí Colomer, Rafael Company, Vicent Franch i Ferrer et Miquel Nadal, Document 88, Valence, Tres i Quatre, , 405 p. (ISBN 978-84-7502-227-7)
- (ca) Santi Cortés Carreres, Ensenyament i resistència cultural : Els Cursos de Llengua de Lo Rat Penat (1949-1975), Paiporta, Denes, , 182 p. (ISBN 84-96545-16-4)
- (ca) Joanvi Cubedo i Capella (dir.), M. Carmen Sáez Lorente (dir.) et Josep Manuel Gil i Baquero (dir.), Enric Tàrrega: L'Amant de la ciutat somniada. Converses, Valence, Publicacions de la Universitat de València, , 238 p. (ISBN 978-84-370-7625-6)
- (ca) Francesc Viadel, Valencianisme : L’aportació positiva, Valence, PUV, , 453 p. (ISBN 978-84-370-8820-4), « Tàrrega Andrés, Enric », p. 391-392
Liens externes
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