Eugène Dumoulin
| Naissance | |
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| Décès |
(à 60 ans) 17e arrondissement de Paris |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Eugène Chrisostome Dumoulin |
| Nationalité | |
| Formation |
École nationale supérieure des beaux-arts (à partir de ) |
| Activité | |
| Conjoint |
Louisa Combettes (d) |
| Enfant | |
| Parentèle |
Edmond Lepelletier (gendre) |
| Maîtres |
|---|
Eugène Chrysostome Dumoulin, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un artiste peintre français.
Biographie
Né le 1er décembre 1816 au no 4 de la rue Taranne, Eugène Chrisostome (avec un « i » et non un « y » dans son acte de naissance) Dumoulin est le fils de Marie-Thérèse Lerendu et de Chrisostome Dumoulin, employé au Palais des beaux-arts[1].
Admis à l’École des beaux-arts en 1835, Eugène Dumoulin fut l'élève d'Ingres et de Blondel. Il exposa plusieurs portraits et tableaux d'histoire au Salon entre 1837 et 1861[2].
Républicain quarante-huitard, Dumoulin a été l'ami de Garibaldi et de Barbès[3]. Attaché à la démocratie, pour laquelle il avait milité et qu'il avait vue à l’œuvre lors d'un voyage aux États-Unis, il s'exila quelque temps en Suisse après le Coup d'État du 2 décembre 1851[4].
Le 7 juin 1855, Eugène Dumoulin épousa Louisa Combettes, qui était aussi artiste peintre. L'un de leurs témoins était le peintre Abel de Pujol, membre de l'Institut[5]. Leur fils Louis-Jules Dumoulin (1860-1924) est également devenu un peintre reconnu.
En 1870, pendant le siège de la capitale, Eugène Dumoulin servit dans le 116e bataillon de la Garde nationale. Son adhésion à la Commune de Paris lui valut ensuite d'être condamné à une peine de six mois de prison, qu'il purgea à la prison de la Santé[4].
Mort des suites d'une longue maladie[4] à son domicile du no 59 de la rue des Batignolles le 3 mars 1877[6], il fut inhumé le lendemain au cimetière de Saint-Ouen (6e division)[7] après des obsèques civiles conformes à ses dernières volontés et à ses convictions de libre-penseur[4].
Œuvres exposées au Salon
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- 1837 : Saint Stanislas Kotska (no 611).
- 1839 : Portrait d'homme (no 634).
- 1844 : Portrait de Mme D... (no 602).
- 1857 : Portrait de Mme Eugène Dumoulin (no 842).
- 1859 : Charles-Quint, retiré à Saint-Just, écrit le codicille de son testament pour indiquer à Philippe II la conduite qu’il doit tenir contre les hérétiques du royaume (no 952), 206 x 150,2 cm, Musée d'Art et d'Histoire de Genève (inv. 1866-0002).
- 1861 : Portrait de Mme D... et de sa fille (no 959).
Notes et références
- ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de naissances du 1er décembre 1816.
- ↑ Bénézit (édition de 1913), t. II, p. 168.
- ↑ Le Rappel, 5 mars 1877, p. 2.
- 1 2 3 4 Le Radical, 6 mars 1877, p. 2.
- ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de mariages du 7 juin 1855.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 17e arrondissement, registre des décès de 1877, acte no 412.
- ↑ Archives de Paris, registres journaliers des inhumations, cimetière de Saint-Ouen, 1877, no 2729.
Voir aussi
Bibliographie
- Bellier et Auvray, t. I, p. 481-482 (consultable en ligne sur Gallica).
- Bénézit :
- édition de 1913, t. II, p. 168 (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
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