Eugène Gatelet

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Tarare |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Activité |
Eugène Charles Gatelet, dit Eugène Gatelet, né le à Nancy et mort le à Tarare, est un sculpteur, modeleur et statuaire français.
Sans faire officiellement partie du comité directeur de l'École de Nancy, il se rattache néanmoins à ce courant artistique de l'Art nouveau en Lorraine. Il est notamment artiste modeleur chez Louis Majorelle, dont il réalise le portrait[1].

Biographie
Vie familiale
Les parents d'Eugène Gatelet sont originaires de Moselle. Son père, Nicolas Hippolyte Gatelet (1838-1922), était natif d'Hayange et exerçait comme tourneur en fer. Sa mère, Marguerite Braun (1845-1897), était native d'Erstroff. [2]
Ses parents ont eu trois garçons : Eugène, Emile, et Henri. De cette fratrie, Eugène Gatelet était le cadet.[2]
Etudes et vie professionnelle
Il débute ses études à l'Ecole des Frères.[3] Arrivé à Nancy, il rejoint l'école régionale des Beaux-Arts et ce de novembre 1895 à 1900[4]. Après les cours élémentaires il suit les cours de Jules Larcher au cours supérieur en section de dessin. A cette occasion, il côtoie Charles Wittmann et Joseph Mougin. Il participe au concours de l'Ecole de Nancy en 1906, où sa bonbonnière noisettes obtient le deuxième prix et où sa jardinière fougères reçoit une mention.[4] Suite à cela, il n'a plus travaillé pour Rambervillers.[5] Pour compléter son parcours, il rejoint également des cours d'anatomie et des cours de modelage. Plutôt que d'aller à Paris comme bon nombre de ses pairs, Eugène Gatelet entre finalement comme modeleur dans les ateliers de Louis Majorelle.[2]
Après la Première Guerre mondiale en 1918, il retourne chez Louis Majorelle en tant que chef d'atelier. Deux années plus tard, et ce afin de se consacrer exclusivement à la sculpture, il ouvre son propre atelier. Il exposera régulièrement au Salon de la Société lorraine des Amis des Arts, ainsi qu'au Salon des Artistes français à Paris.[2]
Vie personnelle
Ami d'Emile Friant, ils se portraient l'un l'autre et travaille longuement ensemble. Comme fruit de cette relation, nous retrouvons notamment le buste d'Emile Friant.
Nous ne retrouvons que peu d'éléments sur sa vie privée. Il a un fils, Henri Adolphe né Depenweiler (1899-1980) qu'il reconnaît en 1910.[2]
Œuvres
Le monument en bronze et granite de la nécropole nationale de Champenoux érigé en 1921 est l'œuvre d'Eugène Gatelet[6] qui réalise également, en 1924, le bronze qui orne le monument aux morts de la nécropole de Courbesseaux[7].
Au Salon de 1930, Gatelet expose une statue en plâtre, Le Père aveugle[8].
L'inauguration du « monument Coué » le à Nancy est faite avec son buste d'Émile Coué[9].
Notes et références
- ↑ Le Pays lorrain, vol. 28, 1936, p. 98
- 1 2 3 4 5 Jacky Kozlowski, « Eugène Gatelet et son oeuvre redécouverte », Péristyles,, no n°41, , p. 41-51
- ↑ « Les obsèques du sculpteur Eugène Gatelet », L'Est Républicain, , p. 3
- 1 2 Les grès de Rambervillers: patrimoine vosgien, Presses de SB Imprimeurs, (ISBN 978-2-9529030-0-4)
- ↑ Francine Bertrand, Grès flammés de Rambervillers. : Art Nouveau dans les Vosges, Epinal, Musée départemental d'art ancien et contemporain, , 173 p., p. 112
- ↑ La nécropole nationale de Champenoux
- ↑ La nécropole nationale de Courbesseaux
- ↑ Salon de 1930, section Sculpture
- ↑ Inauguration buste d'Emile Coué sur geneanet.org
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Portail de la sculpture
- Portail de l’Art nouveau
- Portail de Nancy