Eugène Léon Fourcade

 Eugène Léon Fourcade
Naissance
Tarbes
Décès (à 71 ans)
Pau
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de brigade
Commandement artillerie de l'Algérie
17e Division d'Infanterie Coloniale (par interim)
33e brigade d'infanterie coloniale
Point d'appui de Diego-Suarez
artillerie de La Réunion
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions voir section

Eugène Léon Fourcade, né le à Tarbes et mort le à Pau, est un général de brigade français, qui a participé à plusieurs campagnes coloniales françaises ainsi qu'à la Première Guerre mondiale[1].

Formation

Il sort de l'École d'application de l'artillerie à Fontainebleau en 1883 et rejoint l'artillerie de marine.

Campagnes

Tonkin (1885-1888, 1903-1905)

Il effectue deux séjours au Tonkin,le premier entre 1885 et 1888, et le deuxième entre 1903 et 1905.

Madagascar (1894-1895, 1899-1900, 1903, 1909-1911)

En 1900, l'artillerie de marine a été transférée de la Marine à l'Armée de Terre et ses régiments ont alors été renommés d'artillerie "coloniale".

Première Guerre mondiale

En 1913, âgé de 53 ans, Fourcade est mis en résidence libre. Néanmoins, le , quelques mois avant le début de la Grande Guerre, il est promu général de brigade et le 24 juin il est rappelé pour rejoindre le Comité technique du Génie, puis le Comité consultatif de défense des colonies. Il reste dans ces rôles jusqu'à l'été 1915, quand il est mis à la disposition du Corps expéditionnaire d'Orient. Il part alors pour la péninsule de Gallipoli, en Turquie, où il prend le commandement d'une brigade d'infanterie coloniale pendant la bataille des Dardanelles. Il est le dernier général français à être évacué de la presqu'île, en janvier 1916[2].

Ensuite il est transporté avec ses hommes à Salonique, au nord de la Grèce, où les alliés ont rassemblé des troupes pour freiner l'invasion de la Serbie par la Bulgarie. C'est le début de ce qu'on appelle le Front de Macédoine. Fourcade commande la 33e brigade d'infanterie coloniale, qui fait partie de la 17e division d'infanterie coloniale et regroupe les 54e et 56e régiments d'infanterie coloniales ainsi que d'autres petites unités.

Après plusieurs mois à la défensive, les hommes de Fourcade prennent part à la bataille de Dojran en août 1916, où ils subissent des fortes pertes pour des gains très maigres[3],[4]. Déplacés ensuite vers l’extrême occidental du front, à Flórina, ils participent à l'offensive alliée qui prend Monastir en octobre-novembre 1916 au prix, à nouveau, de beaucoup de morts et blessés[5].

Le 25 janvier 1917, Fourcade assume provisoirement le commandement de la 17e D.I.C. car son chef, le général Gérôme, part en permission en France[6]. Or, seulement un mois après Fourcade tombe gravement malade et doit être évacué à Salonique[7].

Il quitte ensuite la Grèce pour commander l'artillerie de l'Algérie à partir de juillet 1917 et jusqu'à la fin de la guerre.

Grades

  • 01/10/1883 : lieutenant en 2de
  • 18/10/1883 : lieutenant en 1er
  • 05/11/1885 : capitaine
  • 26/02/1889 : capitaine en 1er
  • 12/01/1897 : chef d'escadron
  • 01/12/1900 : lieutenant-colonel
  • 26/12/1905 : colonel
  • 21/05/1914 : général de brigade

Postes

Distinctions

Décorations françaises

Décorations étrangères

Notes et références

  1. 1 2 « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le )
  2. « Janvier 1916 : l’évacuation finale - Dardanelles 1915-2015 » (consulté le )
  3. AFGG VIII 8.1, 531-532.
  4. Général Cordonnier, Ai-je trahi Sarrail ?, Paris, Les Étincelles, (lire en ligne), p. 118-120
  5. AFGG VIII 8.2, pp.126, 155-156 et 209-210.
  6. JMO de la 17e DIC, entrée du 23 janvier 1917.
  7. JMO de la 17e DIC, entrées du 24 février et 5 mars 1917
  8. JMO du CEO, pp.291-292
  9. (en) « Eugene Leon Fourcade », sur www.awm.gov.au (consulté le )
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